Rodadero, cité balnéaire touristique pour les colombiens, cité que nous avons atteinte à la voile contre les vents, nous commençons à en avoir l’habitude.
Entrée sur Rodadero.
Mouillés devant la plage côté gauche de celle-ci, nous y avons passé une nuit et profité pour faire quelques courses en ville, des fruits et légumes qui nous faisaient défaut depuis note départ de Aruba.
Eaux brunes.
L’étape suivante est délicate, elle doit nous mener sur le fleuve Magdalena qui charrie les troncs d’arbres et autres détritus en permanence avec d’autant de force que cette saison des pluies qui n’en finit pas a été violente en Colombie causant des morts et d’importants dégâts matériels à l’intérieur du pays.
New Life au mouillage.
Les touristes locaux viennent nous voir en pédale et se font pendre en photo avec Amuitz en second plan. Ils sont étonnés que l’on puisse vivre à bord d’un voiler
Comme tout arrive un jour, c’est la panne moteur qui cette fois-ci est venu accompagner notre voyage. Nous étions au début de la Colombie quand notre bon Yanmar s’est mis en rideau.
Seuls à Bahia Honda
Bien entendu les vents étaient contraires, le courant aussi et nous étions loin de toute terre habitée par autre chose que pas des indiens qui pêchent sur des troncs d’arbre creusés, mus par des morceaux de voile et des pagaies.
Orages mais pas désespoir.
Fort heureusement nous étions en compagnie du voilier « New Life » qui nous a remorqués à l’intérieur de la baie sauvage Bahia Honda devant laquelle nous étions tombés en panne.
On mouille sous voiles, comme dans le temps…
Orages, remorquage, mouillage à la voile, cela sort de l’ordinaire.
La baie immense n’étant absolument pas protégée des vents d’ouest, nous avons décidé le lendemain de rejoindre Puerto Bolivar à la voile en tirant des bords.
Pour aller des îles ABC (Aruba, Bonnaire et Curaçao) vers la Colombie il y a deux possibilités. Soit partir au large et d’une traite de trois ou 4 jours de mer atteindre la cité de Carthagène située par 10°24 nord et 75°32W, soit faire du cabotage dans un secteur pas toujours évident.
Los Monjes Vénézuéla.
C’est la seconde solution que nous avons choisie, le voilier New Life et nous-mêmes.
New Life
Partis de Aruba le 24 octobre 2007 avec un bon vent portant, nous avons été accompagnés toute la journée par des orages tropicaux importants qui ne nous ont pas lâché une minute ou presque.
Nous avons également pu mettre les lignes de pêche à l’eau, trois poissons nous ont amélioré fortement le menu, une bonite, un thon et une dorade coryphène. Nous avons pu donner du thon à New Life qui avait cassé sa ligne sur du gros.
MaïMaïThonThon.
Sur la route de la Colombie un petit groupuscule d’îlots appelé « los Monjes » permet une halte pour la nuit en demandant l’autorisation aux gardes côtes Vénézuéliens qui occupent la partie la plus occidentale de leur pays.
Particularité de ce « mouillage », on doit s’accrocher à un cordage qui barre la petite baie et mouiller son ancre sur l’arrière ou l’avant selon que l’on choisisse de mouiller face au large ou cul au large.
Mouillage délicat.
Des pêcheurs en profitent pour se reposer comme nous, aux « Monjes » Petit détail qui gâche le séjour, un groupe électrogène qui fournit l’énergie au petit phare et aux besoins des 25 soldats des Gardes côtes, tourne 24h/24 et transforme le mouillage en usine bruyante.
Monjes, ouvert à l’Ouest.
Parfois le vent qui habituellement est de secteur Est passe à l’Ouest en fin de saison cyclonique, ce qui était le cas lors de notre passage. Le mouillage devient alors presque intenable, la mer entre librement dans l’abri qui n’en est plus un. De même nous avons bataillé 45 minutes en pleine nuit pour récupérer notre ancre arrière qui s’était prise dans un câble d’acier qui traînait dans les fonds de 19 mètres.
Colombie toute proche.
Le mouillage des Monjes 12°21N et 70°54W a ne faire qu’avec du vent d’est établi.
Douanes-garde côtes du Vénézuéla.
Les gardes côtes viennent à bord, on va les chercher à terre plus exactement, pour qu’ils effectuent u contrôle de sécurité dans une ambiance détendue avec une bière appréciée par les contrôleurs en uniforme.
Petite navigation à la journée entre une crique de Curaçao, « Santa Krus » ou nous avons passé une nuit au mouillage et l’île de Aruba qui est située à une soixantaine de milles.
Santa krus
La mer était assez belle de trois quarts arrière avec quelques petites vagues bizarres qui avaient tendance à vouloir monter à bord, le tout avec une vingtaine de noeuds de vent.
Nous avons testé notre nouvelle configuration de voiles, génois et solent chacune sur un bord plus grand voile. Ça marche bien avec un seul tangon, le solent tient seul sous le vent.
amuitz voiles ciseaux.
Pas de pêche cette journée malgré deux lignes traînées tout le long, seul un poisson volant a fini par s’échouer à bord, nous l’avons trouvé lors de la préparation de la ligne de mouillage à Aruba.
New Life
New Life était là, et c’est Marvin qui a hérité de l’exocet qu’il compte disséquer à l’aide d’une pince « Brussel », appellation helvète toujours aussi intéressante pour notre pince à épiler
Raffineries d’Aruba…
Aruba c’est deux choses, une grande raffinerie de pétrole avec son port de commerce et un immense hôtel (plusieurs même) avec leurs casinos et cohorte de touristes aisés.
Nous allons y passer quelques jours le temps d’une bonne fenêtre météo pour la Colombie car le secteur est assez délicat.
A Curaçao on trouve notamment deux choses presque uniques, un très grand pont ouvrant à volonté et un marché aux légumes flottant.
Le pont flottant en position normale, les piétons marchent dessus. Il relie deux quartiers de Willemstad.
Des qu’un bateau arrive, le port de commerce et les divers chantiers sont à l’intérieur, par un simple appel de VHF le pont s’ouvre de part en part.
A noter que des que le pont s’ouvre, un service de navette en bateau est mis en place immédiatement entre les deux rives du fleuve afin de ne pas retarder les piétons… service totalement gratuit, bien entendu !
Le pont est de nouveau fermé aux bateaux.
Quai du marché flottant.
A Curaçao rien ne pousse, très aride, le climat n’aide en rien. Cela dit on trouve de tout et même des produits frais, fruits et légumes venus directement du Vénézuéla en bateau.
Le marché flottant est en cours d’aménagement, les bateaux disposeront désormais (juin 2007) de véritables étals en dur. Le marché est apprécié par les locaux et les touristes de passage.
Quant au poisson, il est également livré et vendu par les vénézuéliens qui viennent de l’île de Margarita, (50 heures de route au moteur pour y aller)
Fruits et légumes du Vénézuéla.Venus du Vénézuéla en bateau.Poisson de l’île Margarita.
Au beau milieu des îles ABC, Curaçao est probablement l’île la plus « européenne » des Caraïbes.
Les gens parlent hollandais mais aussi leur papiamento, créole local aux ABC qui a la particularité d’être compris à 70% par ma personne…
Origines de la langue:
le papiamento trouve ses origines dans un grand nombre de langues, notamment :
– des langues romanes : espagnol, portugais, français
– des langues anglo-saxonnes et germaniques : anglais, néerlandais
– des dialectes africains
– de l’amérindien arawak (les Arawaks étaient les habitants des îles lorsque les Européens arrivèrent)
Source Papiamento : Wikipédia
Pont flottant et ouvrant pour laisser passer les navires.
curacao
Le trois mâts barque mexicain « Cuauhtemoc ».
PORT d’attache Acapulco
Lancement 1982
Moteur Diesel de 750 CV
Longueur de la coque 90,50 m
Matériau Acier
Voilure 2200 m²
Tirant d’eau 5,40 m
Propriétaire en 1999 Marine mexicaine
Équipage 28 officiers , 190 marins et 90 cadets
A Curaçao le trois mats école de la marine méxicaine le CuauhtemocA Curaçao le trois mats école de la marine méxicaine le CuauhtemocA Curaçao le trois mats école de la marine méxicaine le Cuauhtemoc
Canons d’époque.
Curaçao
Ville bien propre…
Douanes curaçao
Le bureau des douanes pour effectuer les formalités, gratuites. Personnel agréable et serviable.
Après avoir passé plusieurs semaines ensemble entre le nord de l’arc Antillais et le Vénézuéla, le temps est venu de se séparer. « Lasai » devait rejoindre son lieu de stockage pour 5 ou 6 mois à Cumana, Beñat et Marie Claude rentrent en métropole.
L’équipage de Lasai.
Une dernière étape entre les îles de Margarita et de Cubagua, un dernier mouillage côte à côte, nous étions les seuls, et un dernier « apéritif-repas » à bord avant de lever l’ancre le lendemain matin, chacun vers une destination différente.
Cubagua, au fond l’île Margarita.
Amuitz a filé vers l’ouest vent arrière à bonne vitesse, avalant les 70 milles qui séparent Cubagua de l’île de la Tortuga. Quel plaisir de naviguer au portant sur une mer calme après des mois passés dans les petites Antilles entre canaux musclés, prises de ris et mer agitée.
L’eau plus chère que le gasoil…
L’eau est encore froide, pas plus de 25° à Cubagua et à peine 27° à la Tortuga, c’est que l’on s’était habitués aux 30° de Grenade…
Malgré les eaux « froides » la compétition amicale qui animé Lasai et Amuitz sur le plan de la pêche s’est poursuivie. Cette fois-ci nous avons remporté la journée avec un Barracuda d’environ 6 kg capturé à 20h précises heure française dimanche 6 mai, au moment même ou les résultats des élections présidentielles tombaient à la télé, bien loin de nous. « Un Barracuda… Sarko doit être élu » c’est ce que l’on s’est dit…
Un Sarkokuda ?
Deux heures après, simultanément deux lignes ont claqué avec chacune une superbe dorade Coryphène qui nous on salopé le cockpit mais rempli le frigo.
Et deux coryphènes.
C’est avec ce beau poisson frais que nous sommes entrés à la Tortuga pour la troisième fois, en faisant bien attention de ne pas finir comme le dernier catamaran, sur le récif d’entrée du mouillage de la Caldera.
Ne pas se fier aux cartes…
Un seul voilier se trouvait mouillé, il est parti au petit matin nous laissant seuls dans ce grand et superbe mouillage rien que pour nous. Ces moments sont uniques et justifient à eux seul ce genre de voyage. Une demie heure après, un banc de poissons, une « matte » s’était formée sous notre voilier à l’abri des oiseaux, seuls vivants avec qui nous cohabitons.
Fanfan ne reste pas inactive, pendant que je nettoie l’hélice sous l’eau sous le regard étonné des poissons, elle confectionne des confitures de Papaye et de fruit de la passion.
Confitures bateau.
En fin d’après midi le catamaran de 50 pieds « Nan Fong » arrive pour partager notre mouillage, nous les avions rencontrés à Margarita. (voir rubrique voiliers de rencontre)
Après une semaine à la Tortuga, Nan Fong est parti vers le continent et nous vers les Roques. Le vent modéré au départ s’est renforcé dans la nuit à 25 nœuds accompagné d’une mer qui est devenue forte et qui a ballotté Amuitz d’un bord sur l’autre jusqu’au petit matin. Vers 4h un contact radio avec les « Guarda Costas » qui patrouillaient au large de l’île Orchilla interdite aux civils nous a permis de constater que les gardes côtes en question ont l’œil bien ouvert.
Mer dure aux Roques.
L’arrivée aux Roqués de nuit étant fortement déconseillée par le sud, nous avons du réduire la voilure progressivement pour ralentir notre progression. En fin de nuit nous n’avions plus qu’un morceau de génois à peine plus grand qu’un tourmentin, la grand voile étant amenée. Les passes des bouches de Sebastopol avec une mer forte d’environ 2 à 3 mètres déferlant et un renforcement du vent à 30 nœuds nous a permis d’enfiler ce passage impressionnant et même de rater le premier virage à droite une fois dans le lagon. Du coup nous nous sommes retrouvés dans le second lagon avec 10 cm d’eau sous la quille !!! Entre des patates de corail. Un demi tour 360° et un slalom avec vent dans le pif au moteur nous a permis de retrouver la route « normale » …
Chaud les Roqués
C’est la deuxième fois que nous sommes aux Roqués, nous y étions il y a un an tout juste.
Nous avons goûté aux coquillages du récif, « caracoles » et lambis à profusion que Fanfan ramasse depuis son Kayac sans même mettre pied à terre…
Ouverture de Lambis.
En longeant le récif corallien sur un peu plus de 20 km nous avons attrapé un nouveau barracuda, ça tombe bien, le frigo était vide de poisson depuis hier soir.
Une semaine à Grenade avec des amis, ça passe vite…
Hartman Bay
La superbe petite baie de Hartman Bay, mouillage d’accès délicat, bordé de patates de corail et de récifs divers, nous a accueilli d’autant mieux que l’équipage de Ludmilla se trouvait surplace.
Grenade Hartman Bay
Nous avons profité des installations portuaires pour faire le plein d’eau.
Amuitz fait le plein d’eau à Hartman Bay.
Seul petit bémol, la tenue du mouillage moyenne. Avec 40 mètres de chaîne et une ancre Delta de 20 kilos nous avons dérapé lors d’une survente de moins de trente noeuds. C’est la première fois qu’Amuitz dérape de son mouillage. Nous avons déplacé le bateau et mouillé 70m de chaine, ça bouge nettement moins…
Alan Roura Dock Master.Le Bar de Hartman Bar marina.
Samedi 28 avril nous reprenons la mer en compagnie du voilier Lasai pour nous rendre au Vénézuéla.
Après une belle balade cet hiver dans les Antilles.
Routes d’Amuitz dans les petites Antilles.Pavillon de la grenade.
Comme les oiseaux, la migration des voiliers a commencé, descendant doucement en latitude afin de se placer dans une zone présumée à l’abri des cyclones.
Fanfan et Marie Claude de Lasai.
Dans l’arc antillais l’île de St Martin est placée bien au nord avec ses 18°. Pour se caler en zone « sûre » il faut descendre plus sud que Saba, Statia, Saint Barthélemy, Barbuda, Antigua, Saint Kitts, Névis, Montserrat, Guadeloupe, Dominique, Martinique, Sainte Lucia, Saint Vincent, Grenadines, Barbados, Grenade et Trinidad et Tobago.
Grande anse
C’est au sud de ce front que commence la zone dite « sûre », encore que parfois les cyclones y fassent des apparitions remarquées.
Suivis par Lasai.
En ce qui nous concerne, nous avons opté pour la seconde saison cyclonique de nous placer quelque part entre Trinidad et les îles ABC.
Les retrouvailles avec Tadorne et Cap Eol.
Cap Eol.
La migration a bien démarré avec une première navigation entre St Martin et St Kitts ou nous avons navigué de concert avec le voilier Lasai qui va également vers le sud.
Saint Kitts.
St Kitts a été l’occasion de se reposer quatre jours au calme, au grand calme même, dans une crique solitaire sans âme qui vive.
Un ange.
De jolis fonds, les retrouvailles avec les récifs coralliens et sa population, raies léopards, tortues, poissons de toutes couleurs et coquillages superbes.
Fanfan sous l’eau.
L’occasion également de bonnes tables avec au menu du thon jaune pêché à la traîne entre St Martin et St Kitts.
La pêche du jour.
La seconde partie entre St Kitts et la Martinique a été plus délicate car les vents de sud sud-est nous ont forcé à une navigation au prés sur les 200 nautiques qui séparent les deux îles.
Amuitz au mouillage.
Nous avons retrouvé avec plaisir l’anse Mitan dans la baie de Fort de France ou sévit encore la vedette de passagers « La Foyalaise » véritable danger ambulant pour tous ceux qui sont au mouillage ou qui naviguent dans le secteur. (Voir rubrique « on n’a pas aimé »)
Après avoir fait un petit tour dans les environs de St Martin, Amuitz a entrepris une courte navigation d’environ un demi nautique qui nous a pris à peu près deux jours …
Approche du pont.
A St Martin, pour ceux qui ne le savent pas, on peut soit mouiller dans les diverses baies donnant sur la mer soit entrer dans le lagon.
C’est joliment dit « le lagon ».
On pourrait même croire que c’est par une passe étroite bordée de récifs et de coraux que l’on pénètre dans le dit lagon ou une fois la passe passée tout n’est que bonheur.
Pont côté français.
Certes, je dois reconnaître que certains amis, voyageurs comme nous sur des voiliers à grand tirant d’eau, nous avaient mis en garde sur l’existence d’un chenal plus ou moins bien balisé côté français. Car j’oubliais, St Martin est divisé en deux parties, une « française » et une autre « hollandaise ».
Le chenal.
Pour reconnaître la partie dans la quelle vous vous trouvez, rien de plus simple, il suffit de regarder autour de soi. Si vous voyez des yachts, méga yachts et des méga méga yachts, vous êtes côté hollandais. Si vous vous échouez lamentablement au milieu du chenal entre les balises rouge et vertes, vous êtes côté français.
C’est donc côté français que nous sommes passés pour aller dans le lagon. Finalement après des heures de dur labeur et une quille désormais propre de toute trace d’anti-fouling, Amuitz est mouillé par 2,5 mètres de fond côté français.
Même les catas se font piéger.
Comme on est peu de choses finalement, on s’est même réjoui de voir un Catamaran s’échouer comme nous, au même endroit ou presque. A notre décharge, nos 2,08 mètres de tirant d’eau actuels étaient plus handicapants que leur 80 centimètres
A part ça tout va bien, le lagon côté français est propre, et oui, on ne peut pas en dire autant du côté hollandais.
Je n’ai pas mis de photos de méga yachts, elles ne rentraient pas dans l’écran.
Enfin, que fait-on quand on est sur un gros catamaran au mouillage et que l’on veut conserver son « corps de rêve » ??? Du sport, tiens !
Amuitz est ancré dans une des baies de Saint Martin par 18° Nord, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps
Nous avons donc remonté l’arc antillais sans soucis, avec des vents modérés, de nouvelles escales pour nous comme Deshaies en Guadeloupe et Antigua, île plus au nord que nous avons atteinte pour mouiller dans sa partie ouest dans Deep Baie.
Nous n’avions pas de pavillon de courtoisie d’Antigua et manquions de couleurs pour pouvoir en confectionner un. Du coup c’est à l’imprimante que nous avons réalisé un beau pavillon envoyé comme il se doit.
Dans le canal des Saintes nous avons croisé un superbe yacht à voiles, carbone et très haute technologie pour un résultat de vieux gréement qui marche fort !
Pas d’escale à Montserrat, le volcan est toujours en activité, nous sommes passés à son vent pour éviter les cendres.
En chemin, les lignes de pêche ont bien fonctionné, durant l’étape Antigua St Martin, 100 milles de distance, nous avons pêché en 1 heure,
trois thons, dont un avec la queue sectionnée par un requin devant nous,
et une superbe dorade coryphène que nous avons commencé à manger le soir même à St Martin en compagnie de la famille, Jacques, Germaine et le fiston Lomig Henri. Lomig qui fait partie de l’équipe de « Budget Marine », le magasin d’accastillage le plus important des Caraïbes.
Amuitz entame une cure technique, on vous en parlera plus tard.
Après avoir attendu dans la baie de Fort de France que la météo se calme un peu, en ce moment les alizés soufflent fort et la mer dans les canaux est très agitée avec des vagues de 3 à 4 mètres, nous avons repris la mer pour une courte étape.
Montagne pelée.
Nous avons mouillé dans l’ancienne capitale de la Martinique, Saint Pierre, détruite en 1902 par l’irruption du Mont Pelé, le volcan qui domine la rade.
Carpediem de Denis et Marité.
Nous avons eu le plaisir de retrouver Denis et Marité du voilier ogien « Carpediem ». Une vieille connaissance qui date de 2005 dans l’île de Porto Santo…
Comme nous ne sommes pas pressés au point de souffrir pour rien, nous avons patienté quelques jours sagement au mouillage de l’anse Mitan ou le vent de NE de 25 nœuds a rechargé à bloc nos batteries. L’occasion également de se rendre à Fort de France pour y faire des courses, un avitaillement que nous avons réalisé en compagnie du sympathique équipage helvète de Ludmilla venu sur Amuitz le temps de la traversée de la superbe baie de Fort de France qui serait idyllique sans les excès de vitesse dans les chenaux des diverses vedettes de transport de passagers, par exemple la vedette « La Foyalaise » de la compagnie Madinina, de loin la moins respectueuse des autres usagers de la mer.
La Foyalaise qui ne respecte personne.
Elle passe à plus de 15 nœuds dans le chenal limité à 5 nœuds, mettant en danger les utilisateurs du plan d’eau qui se plaignent chaque jour de son attitude.
Myriam a testé la barre d’Amuitz par 25 nœuds de vent,
L’équipage de Ludmilla sur Amuitz
à 7 nœuds sous génois un peu roulé. D’ailleurs Amuitz se modifie constamment,
une nouvelle voile est arrivée ainsi qu’un kayak pour Fanfan.
Alan étant le plus léger de l’équipe, nous l’avons envoyé en tête de mât avant de se glisser sur le haut du pataras pour une petite intervention parfaitement menée.
Alan Roura sur le gréement d’Amuitz
Nous espérons que le voilier Lasai sera vite prêt et nous rejoindra pour la remontée de l’arc antillais. Lasai qui est en pleins travaux de moteur avec notamment un changement de joint de culasse.
Yoles
Dernièrement nous avons eu le loisir de voir au Marin, passer une régate de yoles, ces superbes engins rapides qui ont progressé entre les voiliers aux mouillage, belles carènes et jolis jeux de lest mobiles…
YolesPenduick 6…
Toujours au Marin, nous avons eu la surprise de voir un vieux mais superbe voilier qui est venu mouiller prés de nous, Penduick VI,
Nous avons effectué une petite virée en bus pour repérer nos futures navigations dans les dédales nombreux de la côte vénézuélienne qui s’étendent sur des dizaines de milles avec de nombreux mouillages désertiques. Plus personne ne s’y approche sauf en « flottille » tant la crainte des pirates est devenue grande, je dirais même trop grande pour être totalement vraie.
Bateaux pêche Vénézuéla Santa Fé.
C’est autour des marinas que cette « panique organisée » est la plus criante. Il faut reconnaître que la délinquance est présente un peu par tout et que cette délinquance arrange bien les affaires des marinas qui ont doublé leurs tarifs en moins de deux ans.
Bistrot Vénézuéla Santa Fé.
Donc attention pirates qui tuent etc… on verra bien !
Santa Fe est une petite bourgade de pêcheurs qui comme partout ou presque au Vénézuéla travaillent dur dans des conditions d’hygiène lamentables et avec un manque total de chaîne de froid pour le poisson.
Poisson vente Vénézuéla Santa Fé.
La pêche est stockée à même les pirogues sous le soleil puis débarquée et mise en vente sur des étals de bois non réfrigérés, sans glace et même sans mettre en place les principes faciles de réfrigération naturels qui consistent à mouiller une serpillière d’eau et à placer le bac de poisson ainsi recouvert, à l’ombre et au vent pour créer une ventilation et évaporation qui fait baisser la température !
Découpe du poisson Vénézuéla Santa Fé.Vénézuéla Santa Fé.
Le poisson est donc au chaud, avant d’être vendu et placé dans des sacs plastiques et de nouveau au chaud durant des heures. Il ne faut pas s’étonner si des problèmes d’intoxication alimentaires surviennent. Fort heureusement quelques grosses unités, des bateaux de 25 à 30 mètres débarquent leur pêche dans des criées presque normales à Puerto La cruz et le poisson qui était en glace va rejoindre un camion frigo. Dans les grandes surfaces le poisson est lamentable, il serait immédiatement retiré des étals en Espagne et même en France.
Il ne nous reste plus qu’à aller pêcher le dit poisson comme on fait habituellement mais dans une marina c’est pas facile.
Moralité : Les marinas ont intérêt à ce que les pirates soient dans les mouillages sauvages, du coup on va dans les marinas et comme on peut pas pêcher de poisson on mange de la merde !
C’est le second noël que nous passons en Martinique. L’année dernière nous venions de traverser l’Atlantique et c’est à terre que nous avions passé le réveillon. Cette fois-ci nous avons réveillonné à bord de Tadorne ou les équipages de Aquilon et de Amuitz avaient élu domicile pour l’occasion.
Noel à bord de Tadorne.
Une fois les courses effectuées, Lydia, Corinne et Fanfan ont mis la main à la pâte et les petits plats dans les grands pour cette occasion. Les bateaux étaient mouillés dans la baie de St Anne ou le vent souffle avec détermination !
Notre dernière navigation nous a menés de l’île de Sainte Lucia à la Martinique,
Dernière prise de l’année.
quelques milles seulement et un dernier poisson pour cette année, un Thazar que nous avons mangé avec plaisir.
Téléphone avec la métropole.
Nous attendons maintenant que la météo veuille bien nous ouvrir les portes pour une remontée en douceur vers la Guadeloupe, en ce moment l’alizé souffle force 5 à 6 et la mer est forte entre les îles.
En janvier 2006 nous avions pu suivre la lueur du phare des Testigos alors que nous passions de nuit au large de ces petites îles vénézuéliennes en route pour l’île de Margarita.
Depuis presque un an a passé et nous avons eu le loisir de visiter nombre d’îles et de lieux particuliers, avec du temps, ce qui est un luxe !
C’est donc en toute logique que notre escale aux « Testigos » s’imposait pour notre retour. Nous y avons rencontré des habitants charmants, tous pêcheurs, hommes comme femmes, nous y avons passé 18 jours coupés du monde ou presque.
Tadorne nous y attendait depuis quelques jours, ancré au pied d’une dune de sable au sud de l’île. Les mouillages peuvent être paisibles mais aussi rouleurs et inconfortables, nous avons goûté aux deux.
Le village étant situé dans une petite île ou se trouvent les Garde côtes, nous avons préféré attendre que ces derniers viennent nous rendre visite sans provoquer le contrôle qui n’est obligatoire que pour les bateaux n’ayant pas encore effectué leur entrée officielle au Vénézuéla, ce qui n’était pas notre cas.
Entre Margarita et les Testigos nous avons fait route à trois bateaux, Aquilon de Jean Louis et Corinne, Lasai de Benat et Marie Claude et Amuitz.
Un départ en fin de soirée et une arrivée au lever du jour après une nuit désagréable avec du vent soutenu de face et une mer assez formée.
Lasai qui est transformé au point d’être devenu un autre bateau après des mois de travaux à Cumanà, avait grand besoin d’une cérémonie pour lui permettre d’assimiler son nouveau nom « LASAI » et sa nouvelle personnalité.
Je me suis acquitté de cette tâche lors d’une cérémonie en grande tenue, nous étions huit à bord, une noix de coco fraîchement décalottée nous a servi d’eau bénite après un petit discours de circonstance et une offrande à Neptune à base de rhum du Vénézuéla.
« Lasai » porte deux « Lauburu » (croix basques) qui lui serviront d’yeux afin de les garder bien ouverts en toute circonstance. Lasai à levé l’ancre vers midi, la météo était bonne pour aller vers le sud est à Trinidad sur la route de la Guyane
Chonchon, le gardien des lieux a fêté ses 70 ans…
Alors que la météo était encore incertaine…
Tadorne a suivi peu après mais vers l’Est pour atteindre Grenade, une traversée pénible comme le sont presque tous les retours du Vénézuéla vers l’arc antillais.
Eole et Neptune ont veillé sur nous pendant le retour qui nous a mené à Sainte Lucie juste avant la Martinique en moins de 44 heures d’une navigation sans problèmes.
Amuitz se trouve au mouillage de Rodnay Bay ou viennent d’arriver les dizaines de voiliers de l’ARC qui ont traversé l’Atlantique cette année
Cubagua et Margarita, mouillages sur le chemin de la remontée des antilles.
C’est reparti pour « Amuitz » qui a largué les amarres du port de Cumanà en compagnie de deux autres voiliers, « Aquilon » de Jean Louis et Corinne et « Lasai » de Benat et Marie Claude.
Corinne d’Aquilon.
La durée exceptionnellement longue de notre escale à Cumanà s’explique notamment par la préparation de « Lasai » qui a nécessité un coup de main vigoureux.
Lasai
« Lasai » est désormais méconnaissable, entièrement révisé, sablé puis repeint des safrans au point, électronique neuve, pilote hydraulique, panneaux solaires, éolienne, bagues des safrans refaits à neuf et modifiés, moteur révisé et repeint, joint tournant remplacé, parc à batteries neuf en Troyan 6volts, accastillage revu, bout dehors pour spi asymétrique ajouté, etc etc…
Du coup nous voilà de nouveau sur l’eau avec une première escale au mouillage de Cubagua pour renouer avec ce qui devrait être pendant assez longtemps le mode de vie sur Amuitz, les mouillages. Cubagua a été l’occasion de rendre une visite à la famille de pêcheurs qui vit à l’année sur place, Fanfan avait prévu des petits cadeaux pour les enfants de Iris qui entre nos deux visites a agrandi sa famille d’un nouveau bébé, ce qui porte à sept le nombre d’enfants de cette jeune femme de 35 ans.
Le lendemain nous avons remis en route pour rejoindre l’île de Margarita et le mouillage qui nous avait vus arriver en janvier 2006 au Vénézuéla.
Fanfan teste la sangle.
Nous avons retrouvé « Tadorne » avec Gégé et Lydia qui vont également remonter l’arc antillais en passant par les îles des Testigos.
Durant le voyage, Fanfan a confectionné une sangle de levage pour le moteur de l’annexe, ce qui sera plus pratique pour le monter et démonter.
Nous sommes donc à Margarita pour faire des vivres avant de reprendre la mer dans quelques jours. Tout va bien à bord, nous avons mis en place notre « petit » génois ramené du Pays basque, et il marche bien.
Attention comme dans l’ensemble des zones du Vénézuéla, les cartes sont mal géoréférencées, les positions données par nos soins sont des relevés de GPS pris sur place.
Situé à l’entrée même du golfe de Cariaco, le port de plaisance de Cumanà dispose de quelques places tout le long de l’année pour des unités de tout type ou presque.
Pour s’y rendre, la plupart du temps en venant de l’île Margarita ou du parc de Mochima, on se rend au point GPS 10°28.75 Nord et 64°11.28 Ouest.
Un chenal fait de bouées rouges et vertes, chenal éclairé la nuit permet l’arrivée sans soucis. Les fonds remontent vite et on rentre avec moins de 3 mètres de fond quand même.
Une fois dedans, il faut attendre que le personnel du port, nombreux, vienne pour nous indiquer un emplacement. Certes les pontons sont très loin d’être au niveau des standards européens mais on arrive à s’y amarrer en remontant les pare battages. Les pontons sont fixes, les marées du secteur ne dépassant pas les 70 centimètres.
On trouve de l’eau et de l’électricité sur les pontons, même du 220 volts. Les connexions sont obsolètes, au mieux vous y trouverez un « domino » pour se brancher, pas de terre, bien entendu. En revanche l’ampérage est énorme, plus de 60 A sur chaque ligne ! Attention encore, souvent les chargeurs de batteries rendent l’âme, la fréquence du 220V n’étant pas la même que chez nous…
Carte entrée port Cumana Venezuela.
Le port de Cumanagoto, c’est le nom complet, est très bien sécurisé depuis quelques mois, des vigiles en grand nombre y travaillent de manière correcte. Un des intérêts du lieu réside dans la présence d’un centre commercial tout contre la marina qui permet de se restaurer, d’aller sur internet, de téléphoner, de charger des devises etc… tout ceci sans aller en ville, ce qui est souvent un détail intéressant au Vénézuéla.
Pour faire le plein de gasoil ou d’essence, une pompe est installée à l’entrée du port sur bâbord. Attention les fonds remontent vite côté gauche en regardant la pompe de face. Les prix sont officiels, 3,20 euros (trois euros vingt centimes) le plein de 200 litres de gasoil (il n’y a pas d’erreurs). Qui dit mieux ?
Attention comme dans l’ensemble des zones du Vénézuéla, les cartes sont mal géoréférencées, les positions données par nos soins sont des relevés de GPS pris sur place. Cartes IMRAY N° MIOD12SO.
Cubagua,
Petite île presque déserte si l’on oublie les deux familles de pêcheurs qui y vivent à l’année dans un dénuement impressionnant.
Cubagua Vénézuéla.
Située à 6 milles de Margarita mais à 25 milles de Porlamar, Cubagua est une escale intéressante lorsque l’on se rend vers Tortuga ou Puerto La Cruz mais aussi lorsque l’on va à Margarita, contre les vents dominants…
Pas de complications particulières à Cubagua côté navigations. Deux pointes avec chacune son phare Punta Brasil à l’Ouest et Punta Charagato au nord est. Bien arrondir l’ensemble des extrémités de Cubagua et pointer sur une petite baie qui coupe bien la mer et même le vent.
Viser 10°49,78 N 64°09,87 W et vous serez dans la baie de Charagato facilement repérable grace à l’épace d’un ferry planté depuis des lustres sur un récif au nord.
Vous pouvez mouiller au sud de l’épave, pres des cabannes de pêcheurs sur fond de sable de bonne tenue.
Vous pouvez aussi vous déplacer vers le fond de la baie, prés d’un ponton qui accueillera votre annexe et vous laissera le loisir de marcher autour de l’île ou se trouvent des vestiges de la présence des conquistadors espagnols…
Attention comme dans l’ensemble des zones du Vénézuéla, les cartes sont mal géoréférencées, les positions données par nos soins sont des relevés de GPS pris sur place. Ayez l’oeil bien ouvert dans les Roques on navigue à la couleur de l’eau. Cartes IMRAY N° MI0D22S0. Pas d’entrée de nuit si c’est la première fois…
Las aves de barlovento.
Situées le plus à l’Ouest des îles du Vénézuéla, les Aves sont la porte dentrée pour se rendre sur les A.B.C, Bonnaire, Curaçao et Aruba, dans l’ordre d’apparition…
Comme pour les Roques, il s’agit d’un récif corallien, de deux récifs formant des lagons protégés et presque déserts en comparaison avec les autres îles des Caraïbes.
35 milles séparent les Aves de Barlovento (au vent) de la sortie des Roques par la partie la plus Ouest de l’archipel.
Une navigation qui se fait au portant avec du vent presque toute l’année, pour notre part nous n’en avons jamais eu moins de 20 noeuds.
Particularité des Aves, un phare qui fonctionne la nuit!!! Au début on pense que l’on allucine, trop abusé du rhum vénézuélien mais non, il fonctionne. Précision: il fonctionnait au mois de juin 2006, il faut être un peu prudent dans le secteur.
Pylone repère, arrivée aux Aves.
L’entrée est facile, les fonds montent vite passant de 20 mètres à 6 mètres mais on voit les passes, le phare est sur tribord, une tourelle metallique assez haute.
Une fois dedans, même procédure pour se déplacer, la couleur de l’eau.
Tois mouillages sont possibles, le premier est occupé par les pêcheurs, c’est le plus abrité en cas de fort vent et il y a de la place pour tous. Le second plus à l’Est est situé devant une mangrove qui fait tout le tour du récif sur ce côté. Bon mouillage sur fond de 3 à 8 mètres selon positionnement. Le dernier encore plus à l’Est est le plus sauvage, acces en slalom mais peu protégé du clapot et du vent.
Las aves
Les îles des Aves sont totalement sauvages… Quelques pêcheurs saisonniers et quelques voiliers de passage sur la route de Panama, c’est tout. Le récif corallien est bordé par une grande mangrove où nichent des milliers d’oiseaux de toutes espèces. Nous ne connaissons pas les noms de tous les oiseaux mais on y trouve concentré presque tout ce qui se fait dans les Caraïbes. Cela va du fou de bassan aux pélicans en passant par les Bobbys aux pieds bleus.
Pas beaucoup de poissons dans les fonds… Nous avons trouvé l’explication assez vite. Les pêcheurs plongent et ramassent tout, langoustes et poissons, en se servant de compresseurs sur leurs bateaux. La pêche en apnée est autorisée, celle avec bouteilles ou narguilé est interdite mais les pêcheurs passent outre. De plus, ceux qui ne plongent pas posent des filets maillants sur tous les fonds qui deviennent presque désertiques !
Attention comme dans l’ensemble des zones du Vénézuéla, les cartes sont mal géoréférencées, les positions données par nos soins sont des relevés de GPS pris sur place.
Au Vénézuéla en revenant des îles Aves à l’ouest de l’archipel vous aurez souvent du mal à gagner facilement sur l’Est dans l’optique d’une remontée vers Puerto La Cruz ou vers Margarita, par exemple.
Une des solutions consiste à faire route vers le continent et à longer par sauts de puce, le littoral avec souvent du vent contraire…
Dans cette optique un atterrage sur le port de Puerto Cabello est classique. L’approche est claire et l’entrée facile bien qu’encombrée.
Pour notre part nous avons préféré faire quelques milles de plus et aller sur la petite île de Isla Larga qui est un excellent refuge notamment contre la houle qui peut être forte au passage des fronts et des ondes tropicales.
Pointer sur 10°30.54 Nord et 68°00.52 Ouest, vous serez sur un alignement qui va vous mener en douceur vers l’île en question en faisant un Cap 115°.
Sur votre tribord Puerto Cabello puis l’île Isla del Rey alors que sur bâbord défilent les îles Alcatraz et Santo Domingo, cette dernière habitée par des militaires.
Si la mer est formée, vous la sentirez se calmer à l’approche de Isla Larga, c’est radical.
Carte isla larga Vénézuéla
Entre le point GPS et l’île moins de 4 nautiques à couvrir.
Pour rentrer dans la partie du mouillage vous devrez continuer sur ce cap jusqu’au point 10°28.96 Nord et 67°57.08 Ouest. Cela dit un amer de taille vous permettra de rentrer facilement. Deux grands pylônes sont à aligner, vous devrez alors obliquer de presque 90° sur bâbord pour suivre l’alignement sur une route au 36°.
De part et d’autre des patates de corail délimitent l’entrée, bien qu’il soit possible de rentrer en suivant la côte.
Les fonds sont importants, nous avons mouillé par 15 mètres de fond, nous ne voulions pas trop nous approcher de la plage qui était occupée par les vénézuéliens en fin de semaine.
L’abri est excellent, tant du vent que de la mer à tel point que l’on peut être surpris de la présence de la houle en repartant, quelques jours plus tard.
On n’y trouve rien ou presque sur l’île Larga qui est un RDV estival des habitants de Puerto Cabello.
Carte Imray MIOD 21S1. Ou British Hydrographic Office N° 1628 A.