Miratge

« Miratge » reprend la mer vers Messine 🙂

Rencontrés dans une île au nord de la Sicile en Juin 2018, les deux catalans à bord de leur Delher 36 superbement entretenu.

Une soirée avec des amis navigateurs catalans du voilier « Miratge » 🙂

Quim, le propriétaire navigue avec un ami, Joan avec lequel il écume les mers entre la Catalogne et la Grèce.

Une bonne ambiance à bord toujours appréciable… Nous aurons plaisir à retrouver « Miratge » dans l’avenir.

Ster Ouen

Ster Ouen

Rencontrés en juin 2018 en Calabre dans un port de Méditerranée, l’équipage du voilier « Ster Ouen », un Grand Soleil 343 de Port Leucat en route pour Split en Croatie. Un convoyage réalisé par un quatuor de copains, Heifara Jourdan, Romain Tellier, Guillaume Papaïx, tous trois skippers et Mylène Belot équipière.

Heifara Jourdan

Le trio de garçons à suivi les cours de Yacht Master au Crouesty la saison dernière et se consacrent au skippage. Heifara, polynésien d’origine, travaille sur une grande unité de 58 pieds en Grèce.

Guillaume Papaïx

Tous trois recherchent des convoyages ou charters même si Guillaume Papaïx, infirmier de profession va reprendre des études pour devenir formateur à son tour dans le domaine sanitaire et social.

Romain Tellier

Romain Tellier est orienté pour le moment vers du charter dans les petites Antilles…

Mylène Belot

Mylène Belot, équipière de choc, retrouve son emploi à terre même si elle songe fortement à un grand congés maritime…

« Ster ouen » le 11 juin en soirée, départ pour la Croatie.

Traversée de la Méditerranée.

Du sud de l’Espagne vers la Grèce, au programme de la saison 2018…

Amuitz en Méditerranée 2018.

Amuitz a quitté son port d’attache du sud de l’Espagne ou il se trouvait depuis presque deux ans.

Amuitz en Andalousie Mai 2018

Avec Fanfan, nous avons préparé le bateau pour une virée Méditerranéenne qui devrait nous mener d’Andalousie aux Baléares puis progressivement vers la Sardaigne, la Sicile, la Calabre et la Grèce.

A table…

L’objectif est là. Amuitz va bien, il attend juste un carénage mais pour cela il faudra atteindre les eaux grecques et trouver un chantier local ou laisser notre voilier pour l’hiver.

Sous génois, dans peu de vent. Route vers les Baléeares

Avant d’en arriver là, nous avons quitté nos amis suisses Roland et Claire ainsi que Steve qui connait la Méditerranée sur le bout de son voilier avec lequel il a écumé le moindre recoin… Ses conseils nous seront probablement précieux vu qu’en matière Méditerranéenne nous sommes toujours des débutants.

Fanfan se repose en mer.
Amuitz sous vpoiles en Mediterranée

35 heures, c’est ce qu’il nous a fallu pour rejoindre l’île de Formentera dans le sud des Baléares. 35 heures de moteur et voile avec toujours la brise Diésel présente pour couvrir les 240 milles entre les deux ports.

Reflet d’AMUITZ sur une mer d’huile…

Une petite virée tranquille, idéale presque pour une remise en selle, il manquait quand même un peu de vent.

Ciel en début de soirée, Mediterranée.

Le pilote automatique NKE a fait merveille, on compte beaucoup sur notre troisième fidèle équipier.

Début de nuit quart à la barre.

Une bonite en partant et un gros poisson qui a tout cassé juste en arrivant dans les Baléares, un bilan maigre en matière de pêche. Croisé une jolie petite tortue, des millions de méduses et des dauphins en quantité.

Fanfan qui va préparer une bonite salée.
Calme choc.

Nous avons pris une bouée dans la partie du parc maritime de Las Salinas, bouées qui sont pour le moment gratuites et deviendront payantes au premier juin.

Création d’une gaffe après la perte du bout de la notre…
Bouée sur champ de Posidonies à Formentera.

FORMENTERA. BALEARES.

Demain nous allons aller à terre, nous devons faire quelques courses et rendre visite à Gaelle, la roscovite locale.

Fanfan, Gaelle, José. A Formentera.

De Formentera nous sommes partis le 26 mai 2018 avec peu de vent et une mer qui s’est formée au fur et à mesure que l’on remontait l’archipel des Baléares vers le Nord Est.

Avant que la météo ne se gâte, nous avons trouvé le voilier « Virgen del Mar » 1957 qui était recherché semble-t-il depuis deux semaines, à 30 milles au large de Palma. Le signalement a été donné aux autorités qui ne semblaient pas prendre très au sérieux notre information…

Navigation entre Formentera et Minorque.

Ciel totalement couvert, mer hachée et brise Diésel au programme. Finalement nous sommes arrivés sur le port de Mahon dans l’île de Minorque, point recherché pour sa situation favorable pour un départ ultérieur vers la Sardaigne. Durant la nuit nous avons croisé de prés un cargo d’environ 180 mètres qui n’était pas signalé par l’AIS… comme quoi !!!

MAHON. MINORQUE. BALEARES.

Amuitz mouillé à Minoque, à Mahon.

Nous avons trouvé le mouillage de la Taulera qui est parfaitement protégé de la mer et de certains vents.

AMUITZ au mouillage de MAHON
AMUITZ et son AIS dans les eaux des Baleares.
Amuitz mouillé à Minoque, à Mahon.

Une excellente nuit de repos a été appréciée après le remuage en tous sens de la nuit dernière.

Amuitz au mouillage de Mahon à Minorque.

Le bricolage mécanique n’a  pas manqué, deux petites heures pour régler un souci de régime moteur.

La cuisine de Fanfan, toujours aussi bonne 🙂

Mardi 29 mai 2018.

Port de Mahon

Petit tour sur le port de Mahon, charmante petite bourgade huppée ou se coutoient les grands paquebots et quelques yachts de luxe mais aussi des voiliers de voyage. La saison n’a pas encore débuté, ce qui nous va bien…

Port de Mahon. Amuitz
Amuitz au port de Manon, Minorque Baleares.

Un plein de gasoil, un peu d’eau, et nous voici revenus à notre mouillage dans l’attente du départ pour la Sardaigne…

Amuitz a Mahon
Mahon

Mercredi 30 mai 2018, nous quittons le mouillage de Mahon sur l’île de Minorque au lever du jour. Une petite traversée d’environ 200 milles que nous démarrons au moteur comme d’habitude en Méditerranée…

Fort heureusement cette fois-ci Éole a été de notre côté et nous a permis de naviguer une grande partie du temps à la voile à bonne vitesse.

La pêche a été difficile car plusieurs fois la ligne a cassé à cause de la vitesse. Heureusement à l’occasion d’un court passage sans vent, nous avons pu pêcher un petit thon germon qui nous convient à merveille.

Finalement c’est sur l’île Sarde de San Pietro, dans la partie sud Ouest que nous avons terminé notre virée du jour. Une place à quai pour 24 heures, un petit tour à terre, une bière pour Fanfan « Spina » et nous voici de retour à bord, suivis par 230.000 moustiques qui, le soir tombé, s’acharnent sur tout ce qui bouge pas trop et dispose d’un peu de sang frais…

CARLOFORTE. SARDAIGNE. ITALIE.

Deux pavillons de courtoisie, le sarde et l’italien.

Pavillon sarde et italien en courtoisie.

Ce 1er juin 2018, après une nuit au calme, l’activité a repris et le va-et-vient des ferrys semble être de mise.

Carlo Forte Sardaigne.
Amuitz en pleine ville, c'est assez rare.
Amuitz en pleine ville, c’est assez rare.

 

Fanfan et Amuitz en Sardaigne…
Fanfan et Amuitz en Sardaigne…

Pas de pompe à carburant sur le port…

Le plein de carburant…
Anciens marées salants… Carloforte Sardaigne.
Fanfan cueille de la Salicorne sauvage.
Salicorne, nettoyage et mise en sel…
Salicorne en conserve…
Bord de mer à Carloforte Sardaigne
Carloforte Sardaigne.

Le foot…

La Juve 🙂

Un peu de bricolage à bord avec l’étau monté sur une marche de la jupe, face au vent pour éviter de trop salir…

Bricolage sur Amuitz.
Corvée d’eau…
La maison coopérative du prolétariat a Carloforte.
La maison du proletariat a Carloforte.
Parmi le projet de taxes à venir de Macron, celui du carburant…
Embarcation locale qui sert aux promenades touristiques.
Vue de Carloforte, hotel devant le port.

Au revoir la Sardaigne et rebonjour pour les étapes de nuit, deux d’affilée pour faire le tour du sud de la Sardaigne et filer vers l’Est et rejoindre une des îles les plus au large de la Sicile. Un petite île du nom de Ustica située à 30 milles au large de Palerme. Une petite île tournée vers la plongée bouteilles ou nous avons pu trouver un petit coin de quai (payant) pour y passer quelques jours, le temps que la météo nous permette de poursuivre vers Messine…

Un porte conteneurs croisé au large de la Sardaigne.
Un peu de génois tangonné, ça change…
Un petit thon, comme demandé par la patronne…
Le thon va se transformer vite fait…
Coucher de soleil entre Sardaigne et Sicile.

C’est comme ça que l’on voit apparaitre après deux jours de mer, l’île de Ustica.

Approche de Ustica en Sicile.
Approche de Ustica en Sicile.

USTICA. SICILE. ITALIE.

Le premier port sicilien sur l’île de Ustica.
Amuitz dans le petit port sicilien de Ustica.
Ustica et Amuitz

De bonnes rencontres durant les voyages… des amis catalans Quim et Joan avec qui vous avons passé une excellente soirée à bord de Amuitz…

Une soirée avec des amis navigateurs catalans du voilier « Miratge » 🙂

Joan est un spécialiste du Ginn Tonic, une préparation qu’il maitrise…

Une soirée avec des amis navigateurs catalans du voilier « Miratge » 🙂
« Miratge » reprend la mer vers Messine 🙂
On va chercher du gasoil comme on peut…
Fanfan se repose en compagnie du responsable du port et de son aide de camp…

Sur la fresque en dessous, vous aurez reconnu Amuitz dans le poisson bleu…

Fresques dans le village de Ustica, île au large de la Sicile.

De l’île de Ustica en Sicile au port de Rochela Ionica en Calabre.

L’étape de l’île de Ustica terminée, avec de la mer qui est entrée dans le petit port ouvert à l’Est Sud est, rendant le repos difficile, nous avons repris la mer toujours cap à l’Est en profitant d’une petite traine d’Ouest qui devait nous mener vers les volcans.

Un des volcans…

Le vent qui était établi et la mer qui allait avec nous a permis d’allonger la foulée mais pas assez pour arriver sur l’île de Vulcano de jour, pour y mouiller.

Trafic dans le détroit de Messine. Un Ro-ro

Finalement nous avons décidé de poursuivre et de profiter de bons vents, ce qui est une denrée rare. C’est au matin suivant que nous avons approché le détroit de Messine. Un appel VHF de la tour de contrôle du dit détroit nous a « autorisé » à emprunter la voie extérieure au DST. Des cargos en tout genre, paquebots, barges, transbordeurs et autres bateaux de pêche se croisent constamment, sans oublier les quelques voiliers de notre genre.

Trafic dans le détroit de Messine.

La descente du détroit est assez longue mais poussés par un courant et 25 noeuds de vent contraire, nous avons étalé sans encombres le détroit de Messine.

Fanfan et ses jumelles, celles du départ en juillet 2005 🙂 🙂

La remontée sur la partie gauche de la Calabre, a été moyennement appréciée.

Vent du nord en mer Ionienne.

Un très bon vent pour commencer mais à 20 milles du port de Roccela ionica, nous sommes en mer Ionienne, c’est un coup de vent de Nord qui nous accueille pour la fin de la journée.

CALABRE. ITALIE

Amuitz, pied de mât.

Finalement le vent s’est calmé et c’est en pleine nuit que nous sommes entrés dans le port, pas rassurés car les guides nautiques annoncent des fonds qui s’ensablent, ce qui est, semble-t-il de l’histoire ancienne. Des lumières de police, ambulances, des dizaines de gens dans des tenues blanches, allongées par terre, on ne comprenait pas bien ce qui se passait dans le port.

Amuitz au port de Roccela ionica en Calabre.

Des rafales de vent nous ont accueilli mais finalement avec l’aide d’un gars du port qui ne voulait parler qu’en anglais, alors que mon italien est presque parfait, no ? Les lumières c’était pour les secours d’un groupe de réfugiés syriens qui venaient d’arriver par la mer… dur dur pour eux mais semble-t-il qu’il n’y avait pas de victimes. La noria d’ambulances s’est terminée vers minuit, l’heure pour nous d’aller se reposer un peu.

Ecologiste à fond, Fanfan a entrepris ce matin de nettoyer les abords du port…

Fanfan ramasse les plastiques qui trainent dans le port…

Au fait, ici le printemps est bien arrivé…

30° à l’ombre…

Prochaine étape, direction la Grèce à quelque 200 milles toujours vers l’Est avec un peu de nord si possible…

Parcours au 10 mai 2018.

De Roccela Ionica région de Calabre (Italie) à l’île de Paxos en mer Ionienne (Grèce).

Nous avons quitté le port de Roccela Ionica mardi 12 juin 2018 au lever du soleil pour atteindre en 34 heures l’île grecque de Paxos sur la mer ionienne.

Coucher de soleil sur la route de la Grèce à bord d’Amuitz

Une courte traversée de 180 milles marquée par un manque de vent, et ce malgré les 20 à 25 noeuds annoncés par la météo…

Cargo vraquier.

Nous nous sommes rabattus sur la pêche et avons capturé deux thons qui nous ont permis de renouer avec la cuisine variée et de qualité que Fanfan parvient chaque jour à inventer avec les moyens du bord, qui sont immenses…

Le thon du jour en préparation.
Le thon du jour en préparation.

Une nuit calme, totalement étoilée et sans lune, l’idéal pour observer les astres, les satellites divers et variés et même quelques étoiles filantes toujours intéressantes à voir passer.

Pas une baleine, peu d’oiseaux à part un « moineau » au petit matin qui après avoir fait deux fois le tour d’Amuitz a préféré poursuivre sa route solitaire à plus de 40 milles de la première terre!

A.I.S chassé croisé entre cargos.

Des dauphins en revanche nous font toujours une visite, divers groupes allants d’un couple voir un solitaire a une bande d’une 50aine venus surfer sur la vague d’étrave.

Atelier réparation croks

GRECE.

L’approche de la Grèce s’est faite sans encombres, les cargos croisés ont tous respecté les distances de sécurité, comme nous le faisons également. L’A.I.S permet facilement de vérifier tout cela sans avoir à mettre en place de fastidieux calculs.

Fanfan et le pavillon Grec.

L’arrivée sur l’île de Paxos, dans une crique située tout au nord est un spectacle grandiose. Des dizaines de voiliers mouillés en tous sens, certains avec des bouts à terre, d’autres non, mais le tout dans une eau turquoise et tiède garantie…

C’est la crise, un paddle pour 4…

Amuitz parti de Aguadulce le 20 mai 2018 à mouillé son ancre par 3 mètres de fond de sable le Mercredi 13 juin 2018. Tout va bien à bord.

Premier mouillage en Grece pour Amuitz.

Ce jeudi matin nous nous sommes rapprochés du petit village de Lakka sur l’île de Paxos.

Paxos baie de Lakka.
Amuitz au mouillage de Lakka a Paxos en Grèce.

Fanfan fait des conserves de thon car nous n’arrivons à tout manger…

Conserves de thon
Conserves de thon
Conserves de thon

Quelques vues du mouillage et de l’île…

Au loin l’île de Corfou dans sa partie sud.

Amuitz au premier plan…

Des bougainvilliers qui poussent par tout et qui s’imposent…

Quand un Bougainvillier barre le passage d’entrée à une maison…
Des bougainvilliers en pagaille sur l’île…

Fanfan veut le même au Pays basque, ça va pas être facile.

Des bougainvilliers en pagaille sur l’île…
Typique, non ?

Le coin est vert… et le vert on connaît bien au Pays basque, il suffit d’arroser… 🙂

Pluies et vent au programme…

Après la pluie le beau temps…

Amuitz au mouillage… en Grèce.

Toujours dans le même secteur grec mais sur le continent, le port de Preveza ou nous avons cherché un chantier pour hiverner Amuitz.

Amuitz à Preveza, Grèce.

Cul à quai dans le port, une ancre au fond, cela devient habituel mais risqué quand le voisin qui s’en va, remonte ton ancre emmêlée et que tu n’es pas là pour remouiller… Finalement il n’y avait pas de vent et on s’en est bien tirés.

Autrement, le plein de gasoil c ‘est pas à la pompe mais un « pompiste » vient avec sa petite camionnette et voilà…

Pompiste.

Preveza c’est l’endroit pour faire son entrée officielle au Pays, même si la Grece est en Europe, c’est comme ça…

Preveza.
Opération préventive, moustiquaire…

Nous avons rencontré de drôles de coutumes, comme ces pavillons de courtoisie composés de petites culottes…

Un équipage entièrement féminin qui arbore des petites culottes en guise de pavillon de courtoisie…
Un équipage entièrement féminin qui arbore des petites culottes en guise de pavillon de courtoisie…

Nous avons été voir un peu du côté du continent, en repérage et pour changer des zones touristiques. On peut en trouver, ce qui nous rassure un peu…

A Igoumenitsa, pas de voiliers ni de plaisanciers, mais c’est bien mieux ainsi…

Amuitz a Igoumenitsa, port de commerce.

De bonnes défenses sont indispensables.

Amuitz a Igoumenitsa, port de commerce.
Igoumenitsa, port de commerce.
Igoumenitsa, port de commerce.
Igoumenitsa, port de commerce.

Notre voisin de quai…

Notre voisin de quai, le remorqueur…

Pas loin de là, une petite baie planquée avec quelques bateaux, le havre parfait loin de tout.

Petit mouillage tranquille loin de tout.
Amuitz au mouillage en Grèce.

Fin de journée le 22 juin 2018. La journée la plus longue de l’année…

Amuitz au mouillage en Grèce.

Fanfan s’est mise à la cuisine… du bon pain croustillant.

Le bon pain croustillant de Fanfan.

Corfou, île du nord de la mer Ionienne.

Fanfan, à Corfou.
Corfou, Grèce.

Nous poursuivons nos mouillages divers et variés.

Stephane et Fanfan attachent des cordages à terre.
Amuitz mouillé par l’avant et retenu par l’arrière.
Amuitz mouillé par l’avant et retenu par l’arrière.

Retour à Lakka sur l’île de Paxos avec Stéphane.

Toujours les mouillages avec amarres à terre…

Amuitz au mouillage de Paxos, Grèce.

Petite balade sur l’île.

Escale en ville à Preveza.

Escale en ville.

Quand le quai monte les bittes d’amarrage s’enfoncent…

Tout a une fin, et les vacances de Stéphane aussi… notre fiston est donc reparti, en taxi, bus, bateau, avion et voiture, rejoindre la Bretagne d’ou il était venu…

Nous revoici « seuls », l’occasion d’aller un dimanche, voir les rites locaux. Comme c’était en dehors des horaires d’ouverture, nous avons juste jeté un oeil rapide, sans prières…

du coup, la fureur du ciel ne s’est pas faite attendre et nous a envoyé aussi tôt,

de gros nuages noirs chargés de vent pour une mise en garde destinée aux mécréants…

Derrière Preveza un énorme golfe s’ouvre avec de nombreux mouillages, villages et le tout dans une tranquillité étonnante pour un mois de Juillet…

Vonitsa, Grèce. Vue depuis le château.
Vonitsa, Grèce.
Vonitsa, Grèce.
La copine de Fanfan.

De l’eau douce… et Amuitz à quai.

José se douche à grande eau…

A bord d’Amuitz nous sommes des partisans de culture locale. Fanfan ne manque jamais une vérification personnelle de la production autochtone…

Petite échoppe de vente d’Ouzo…

Le plus difficile c’est de se faire comprendre.

Après dégustation, c’est le choix…

Notre virée Méditerranéenne de 2018 est terminée. Amuitz a été mis au sec dans un chantier (voir la vidéo) ou il devrait passer l’hiver en douceur. Le printemps prochain sera l’occasion de découvrir d’autres coins de Grèce, il y en a beau coup…

Réparation d’une fuite d’huile sur inverseur Hurth.

Mars 2018.

Une petite fuite d’huile a été repérée juste au dessous de l’inverseur Hurt HBW 10. Une fuite assez inhabituelle vu qu’elle sortait autour de l’axe du sélecteur de l’inverseur en question. Un goute à goute qui m’obligeait à refaire le niveau d’huile en moins de deux heures de moteur…

Durant la navigation j’ai essayé tout ce qui était possible à bord pour colmater la fuite. Le plus efficace a été d’entourer l’axe avec du fil de téflon de plomberie (pro) puis de tailler une pièce dans un morceau de chambre à air de voiture qui une percée à un diamètre inférieur à l’axe du sélecteur est venue appuyer contre la flasque et a endigué la fuite…

Restait à réparer définitivement la fuite.

Sur l’éclaté ci-dessous, entouré, le secteur visé par la réparation. La flèche montre le joint « spi » à remplacer.

1) Vidange de l’inverseur.

2) Repérage de la position du sélecteur et de l’axe pour retrouver facilement le point mort au remontage.

3) Démontage des 4 écrous de la flasque (13mm)

4) Extraction de l’ensemble flasque et axe.

5) Retirer l’ancien joint spi à l’aide d’un petit tournevis sans toucher les flasques des roulements à aiguilles qui sont juste derrière.

6) Trouver un joint tournant qui aille bien. 20mm intérieur, 26mm extérieur et 4mm d’épaisseur, une simple lèvre.

7) Placer le joint, à la main, dans son logement bien propre, la partie ressort vers l’intérieur, vers l’huile…

8) Replacer l’axe dans la flasque et remonter le tout.

9) Refaire le plein d’huile de transmission…

10) Essayer l’inverseur pour que les vitesses s’enclenchent bien.

 

Photos

  • Traversée Atlantique 2005

Aout 2017 île Tristan et Douarnenez.

 

Petit tour à Treboul, Douarnenez et visite de l’île Tristan grâce à une marée basse et à la permission d’accéder à l’île gérée par le conservatoire du littoral. Une fois par mois tout au plus, on peut atteindre l’île à pied et se promener autour de ce haut lieu historique de la cité douarneniste. Cette année le festival du film de Douarnenez projetait un film, « Marée noire, colère rouge », de René Vautier. L’histoire tristement célèbre du naufrage et des suites de l’Amoco Cadix…

 

Copie de Bretagne Tourisme:

A quelques encablures de Douarnenez, l’île Tristan ressemble à un petit paradis secret, un confetti de terre émergeant des eaux du port. A la fois proche et lointaine, sereine et intrigante, l’île réserve de nombreuses surprises. Pour les découvrir, il faut retrouver Gilles, garde communal. Lui seul a les clés de ce havre enchanteur, propriété du Conservatoire du Littoral.

Pour rejoindre l’île Tristan, le rendez vous est donné sur le port de Tréboul. Un bateau électrique assure la liaison entre le continent et l’île. Gilles nous attend sur la digue, à l’entrée de l’ancienne sardinerie qui accueille aujourd’hui la salle d’expo du conservatoire du littoral et des agents du parc naturel marin d’Iroise. Et oui, la vaste façade entre mer et verdure abritait une des 34 conserveries qui ponctuaient le littoral. La maison de maîtres voisine était occupée par un usinier. Un site de travail plutôt étonnant !

L’activité sardinière a laissé place à des balades plus contemplatives. Gilles, qui vit ici depuis 30 ans, nous montre le chemin…et nous demande de respecter la nature. Les allées bordées de murs de pierre, de cyprès et d’ormes traversent une mosaïque de lieux et d’atmosphères, insoupçonnable du continent. Sur ce socle de granite, d’environ 7 ha, un verger a été implanté. 2 bœufs profitent de l’ombre des pommiers, poiriers et cognassiers. Au-dessus des flots, les landes d’ajoncs et de bruyères s’exposent aux embruns. Parfois, leur végétation est trouée pour mener à un blockhaus construit par les militaires allemands. Ces ouvertures rendues à la paix offrent de superbes points de vue sur la baie de Douarnenez ou sur le Menez-Hom.

Plus étonnant, ce jardin exotique ! Sur quelques mètres carrés, des plants ramenés de lointaines escales ont trouvé leur eden, bien abrité derrière de hauts murs où s’attardent quelques lézards. Crée en 1911, ce joyau botanique s’épanouit entre bambous, camélias, magnolias, myrtes du Chili, fuschias de Nouvelle-Zélande… L’histoire nous fait d’autres clins d’œil avec ce corps de garde du 19e s., remanié pour accueillir le gardien du phare, sa femme et ses 6 filles. Telles des princesses, elles disposaient d’une terrasse et de douves franchies par un pont-levis ! Au détour d’un muret ou d’un arbre majestueux, Gilles continue de distiller de croustillantes anecdotes.

Un secret demeure cependant bien gardé : un trésor aurait été caché par le Seigneur de la Fontenelle. Ce maître de guerre sanguinaire a utilisé l’île vers 1595 pour y installer ses hommes et fomenter ses pillages sur le littoral. Personne n’a retrouvé le butin accumulé. Le véritable trésor est peut-être le plaisir éprouvé en découvrant la sérénité et les beautés de l’île ! Il nous faut malgré tout quitter la magie de ces lieux ; la marée n’attend pas ! Au moment de partir, un courlis nous salue.

Texte : Annick André

Pérou et Bolivie 2009

 

Petite ballade au Pérou et en Bolivie en 2009 en compagnie de Benat et Marie Claude du voilier Lasai.

Quelques photos en vrac, entre le Pérou et la Bolivie.

Les instruments à vent des Incas.

La Paz.

Cusco.

Seuls au Machupichu…

Le chemin de l’Inca.

On tamponne les passeports…

On passe en Bolivie.

Train de luxe.

Lac Titicaca.

 

La nuit il fait froid sur le lac Titicaca.

Tour en 4×4 lacs et Salar Uyuni.

4910 mètres au dessus de notre bateau…

Hôtel construit en blocs de sel…

Le désert de sel de Uyuni.

Ville de Sucre.

Potosi.

Affichage des résultats d’examens scolaires.

 

Réfection pompe eau de mer Perkins 4.108.

Pompe à eau de mer montée sur moteur Perkins, mais qui peut être montée sur nombre d’autres moteurs marins.

Pompe Perkins

Marque JABSCO N.3273.

Démontage de l’ensemble. Dépose du rouet, de la came, du fond et de l’axe.

Dépose des deux joints spi assurant l’étanchéité de l’axe. Nettoyage de l’intérieur de la pompe et du logement des joints spi. Bien nettoyer l’axe du rouet surtout au niveau du contact des joints spi. Vérifier que le roulement à billes est opérationnel, au besoin le remplacer.

Le remontage des spi peut être soit facile à réaliser quand le diamètre correspond bien au logement, soit compliqué quand le diamètre est serré.

Entre deux pompes de même marque, le diamètre extérieur du joint spi a varié de 29mm à 28,5mm… autant dire qu’il faut vérifier avant d’entamer le montage.

Pour bien engager le joint spi, une pression bien parallèle au corps de pompe est nécessaire. Placer une rondelle sur le joint puis une douille de grosse taille N°26 ou plus. Faire pression à la main ou sous une presse. Pour ma part j’utilise une grosse perceuse à colonne pour presser le joint, tout en douceur. (Sans mettre le moteur en marche…)

Le reste n’est que graissage et remontage.

Fiches Techniques des moteurs marins.

.

Banc de règlage de pompes Bosch.

PDF à télécharger.

Perkins_4108 en Français

Manuel_entretien_Perkins_4108 en français.

Perkins_manual WORKSHOP

Perkins 4-108 parts

YANMAR Manuel 2YM15 3YM20 3YM30

Yanmar 4JHE tous modèles 4 cylindres de la gamme avec ou sans turbo.

Manuel pompes injection Roto Diese Type DPA en français

YANMAR 1GM10 manuel (anglais)

Vetus Deutz 210cv DT44, DT66 (en français)

Réparation cuve à eau en inox.

 

Petite fuite d’eau sur une des trois cuves inox du bord… démontage et extraction de la cuve puis découverte d’une zone oxydée en dessous du réservoir.

Finalement nous avons décidé le remplacement de la partie inférieure de la cuve par une autre tôle en inox de 2mm.

Remontage de l’ensemble après test. Tout va bien depuis…

Un nouveau fond tout neuf.

Et voilà. 500 litres d’eau à bord et plus de fuites.

Fabrication et remplacement d’une dérive en aluminium.

Ancienne dérive en acier.

La dérive originale en aluminium ayant été remplacée par une en acier, nous avons décidé de revenir vers l’original, tel que dessiné par les architectes Joubert/Nivelt.

La dérive est composée d’une lame en aluminium marine Alcoa Nautic-Al.5083 de 15mm d’épaisseur prise en sandwich par deux renforts de 20mm qui reçoivent un tube manchonné en acétal et alésé.

Tête de dérive alu.

L’ensemble est réalisé dans un atelier de mécanique générale. Découpe au laser,  soudures, ajustages etc…

Manchons de dérive.

La pièce a été réalisée sur plans d’origine, sauf la partie recevant l’axe.

Manchons ajustés

Cette partie a été usinée en reprenant les côtes sur l’ancienne afin d’éviter toute erreur et d’être certains qu’elle ira se loger dans son emplacement sans aucun problème.

Alésage des manchons de dérive.
Axe en inox
AMUITZ au sec en Méditerranée. Carénage. 2017.

Avant de remonter la nouvelle dérive, l’ensemble a été poncé puis traité par deux couches de barrière époxy et deux autres couches d’antifouling pour aluminium, au cas ou, même si la dérive est isolée de toute autre partie de la coque. Deux anodes sacrificielles ont été placées en partie basse de la lame d’aluminium. L’axe monté graissé, puis sécurisé à l’aide d’une goupille.

 

Météo difficile entre Vanuatu et Nouvelle Calédonie.

 

Dans ce coin du Pacifique sud, il n’est pas rare qu’un fort coup de vent vous surprenne entre les îles des Fidji et la Nouvelle Calédonie.

Parfois ces ondes puissantes échappent aux prévisions météo, d’autre fois elles sont annoncées, comme le montre ce bulletin météo

capté en mer à bord d’Amuitz…

Amuitz en Méditerranée.

C’est une première pour nous.

Après des dizaines d’années de navigation, nous n’avions jamais tracé le moindre sillage en Méditerranée…

Nous tentons tout doucement de rattraper ce retard et déjà, premier point important, il fait chaud (30°) à la mi-octobre sur la Costa del Sol… 🙂

imga0235

p1030064

Mais avant de profiter des navigations dans le coin, c’est le temps des préparations et du grand nettoyage…

p1030102

p1030121

p1030097

p1030074

p1030073

p1030135
L’intérieur de AMUITZ
p1030141
Fanfan à bord de AMUITZ octobre 2016.

Notre premier chantier de remise à niveau d’Amuitz est terminé, il y en aura d’autres, c’est un voilier…

p1030195

L’ensemble des capots de pont ouvrants sauf un, soit 9 capots… ont été démontés, les plexis enlevés et reposés comme il faut. Résultat, c’est étanche.

p1030198

p1030198bis

Le gréement longuement inspecté, le mat et les barres de flèches sont nickel, les câbles également, les sertissages semblent corrects, reste les winchs a nettoyer, notamment. Ce sera pour le prochain chantier.

Décembre 2016. Carénage.

Fabrication d’une nouvelle dérive…

Pedro et José.
Carénage 2016 décembre. José.

La vidéo du carénage.

le Begnat et Le Vagabond disparaissent : fin d’une époque.

le Begnat et Le Vagabond disparaissent : fin d’une époque. Mars 2002.

Les deux derniers thoniers bolincheurs luziens ne sont plus qu’un souvenir! Arrivés mardi à Zumaia (Gipuzkoa) au chantier de démolition, les pelles mécaniques ont commencé la destruction du « Le Vagabond » hier. Le « Begnat » suit le même chemin. Des tonnes de bois, ferrailles et autres restes sont embarqués sur des camions pour finir dans des décharges. C’est la fin d’une époque.

démolition Begnat Vagabond

5 heures du matin mardi 5 mars 2002, il fait nuit, les deux thoniers luziens démarrent leurs moteurs pour la toute dernière fois de leur existence. Le long panache de fumée noire s’élève, pour leur dernier voyage, ils ont pu se permettre le luxe de naviguer par leurs propres moyens. Quelques minutes plus tard, dans leur sillage disparaît la baie de Sokoa. La houle résiduelle venant du large fait rouler les deux coques qui naviguent une dernière fois de concert mais à bord le cœur n’y est pas. La marée haute de 9 heures du matin permettra d’échouer le « Begnat » et « Le Vagabond » au fond du petit chantier Marinaga de Zumaia. C’est là qu’ils passeront leurs derniers moments d’existence.

démolition Begnat Vagabond 6

« Les gars tenaient à naviguer ensemble pour des raisons de sécurité, une fois échoues ici ils ont démonté tout ce qui avait un peu de valeur » raconte Pedro Mari Marinaga le patron du chantier qui depuis 30 ans est spécialisé dans la destruction de navires de toutes nationalités. Des objets de valeur surtout sentimentale, comme la barre à roue, démontée de son axe.

paserelle Begnat

Les ouvriers découpent, cassent, démolissent, un chapelet de batteries, un combiné de téléphone, un morceau du nom du bateau pendent au bout d’une grappe emportée par la pince d’acier de la grue. En quelques heures le pont du « Le Vagadond » ressemble à un champ de bataille, rasé ! Sur le « Begnat » encore quelques moments de répit. La passerelle déserte d’où l’on accède au poste d’équipage ou il ne reste que le vieux miroir piqué et les deux feux à gaz de la cuisine semble abandonnée.

démolition Begnat Vagabond 5

Un indicateur d’angle de barre est encore là, quelques pavillons soigneusement roulés tout comme cette carte du golfe de Gascogne, oubliée sous un plexiglas. Les zones de pêche que le « Begnat » à écumées depuis sa construction aux chantiers « Marin » de Ciboure en 1954. Le Begnat qui aura vu ses heures de gloire à la barre de Michel Josié. Un bateau vivant avec un patron qui observait les éléments pour en tirer profit et être d’une année sur l’autre, sinon le meilleur du port, l’un d’entre eux. Aujourd’hui il serait bien triste Michel Josié de voir le « Begnat » finir ainsi sa vie à côté de son cadet « Le Vagabond » sorti des mêmes chantiers cibouriens un an plus tard. A 48 ans, un bateau en bois approche de sa fin et ce ne sont pas les derniers armateurs qui les ont acquis en 1994 et 1997 qui pouvaient en faire autrement. Certes le départ de ces deux unités est un tournant sentimental pour la pêche basque mais leur mise aux normes aurait demandé un investissement trop lourd pour être supportable.

démolition Begnat Vagabond 4

« Ils sont totalement pourris, tout s’arrache avec une facilité déconcertante même les supports de la passerelle sont venus, heureusement qu’ils n’ont pas pris un paquet de mer » s’étonne Pedro Mari Marinaga en spécialiste, « il n’y a rien à récupérer, on va même jeter les moteurs à la ferraille ». Un projet de « sauvetage » d’une des deux unités pour en faire une pièce de musée flottante avait été envisagé mais à la vue de l’état des deux coques, on peut penser que ce choix aurait été mal venu, coûteux et peu porteur d’avenir.

démolition Begnat Vagabond 3

Le « Begnat » et « Le Vagabond » font partie de la « sortie de flotte » et déjà ne disposaient plus du permis de navigation depuis le premier novembre 2001. Ils ont naturellement bénéficié d’aides financières conséquentes. Un seul regret encore, qu’aucun projet de construction neuve ne soit venue substituer ces deux départs. Au Pays basque sud c’est l’engagement des armateurs et le renouvellement constant des vieux navires par des neufs qui a permis de maintenir une flottille traditionnelle puissante, contrairement au port luzien.

José Arocena.

Moteur Diésel, comment ça marche.

Après ça, rien de plus facile pour comprendre le fonctionnement du moteur diésel. 🙂

 

Tomber à l’eau avec ses bottes et ciré… conséquences et test filmés.

Attention je vais briser un mythe ! Je suis peut-être un peu trop cartésien mais j’en ai assez d’entendre qu’il faut retirer ses bottes si l’on tombe à l’eau au risque de se faire aspirer vers les abysses. C’est une hérésie totale car l’eau qui envahit les bottes ne pèsent rien « dans l’eau ». J’espère m’exprimer assez bien pour me faire comprendre. Vous pouvez faire l’expérience chez vous avec un récipient en plastique : Vous le remplissez d’eau, son poids dans l’air est évidemment augmenté du volume d’eau ajouté. Plongez alors ce récipient dans un évier lui-même plein d’eau. La plupart des matières plastiques flottent. Le récipient ne coulera donc pas au fond de l’évier. Il en est de même pour les bottes, on le voit après 1 minute et 10 secondes de la vidéo (voir plus bas), quand mes bottes sont enfin pleines, mes pieds ont encore tendance à remonter.

Corollaire de ce mythe : « les bottes vont gêner la nage ». Moi qui en ai fait l’expérience (voir le film), je peux vous dire que nager avec son ciré et ses bottes n’est pas très efficace. Mais du ciré ou des bottes difficile de dire ce qui gêne le plus. À mon humble avis, naviguant le plus souvent en Bretagne, le plus gros risque pour l’homme à la mer c’est l’hypothermie. Pour lutter contre l’hypothermie il est recommandé de ne pas nager. Le ciré et les bottes constituent une barrière thermique moins efficace qu’une combinaison de survie mais une protection quand-même. Étant plutôt frileux je ne quitterai donc pas ces équipements en cas de chute à la mer et adopterai la position « HELP » ou position fœtale pour limiter les échanges thermiques.

 

Dans le film on voit que je ne porte pas mon gilet. D’abord le gilet aurait faussé ma démonstration. Ensuite je n’avais pas envie de changer tout de suite mon déclencheur hydrostatique, il est encore bon jusqu’en 2016 et ça coûte environ 45 euros.

Ma veste de ciré a emprisonné de l’air qui m’aide à flotter, mais l’expérience ne dure que 2 minutes. On peut imaginer qu’en rallongeant l’expérience je n’aurais plus eu l’aide de ce volume d’air. Un gilet de 150 N (flottabilité de 15 kg environ) s’il est bien réglé, assure que la bouche se trouve à 15 cm au-dessus de la surface. Mon ciré me maintient à 2 cm seulement. Avec un petit clapot c’est l’assurance de difficultés à respirer et de prendre la tasse de temps en temps. Il convient donc de porter un gilet. Un gilet gonflable ne gêne absolument pas les mouvements. Si vous ne portez pas votre gilet pour des questions d’esthétisme, je vous avouerai que les lèvres bleues et les tissus gonflés d’un noyé ne m’ont jamais parus très beaux.

Là où cela se gâte c’est quand il faut remonter la victime à bord. Les vêtements et les bottes pleins d’eau vont alors effectivement peser. Si l’on a une échelle de bain et que la victime est encore en état d’y monter cela peut aller. Mais une personne atteinte d’hypothermie est incapable de faire ça. La circulation périphérique a été limitée pour protéger la température du noyau central. Il va falloir la remonter sans son aide. Le meilleur moyen semble être de frapper une drisse sur son harnais. Là encore les gilets gonflables modernes montrent leur intérêt puisqu’ils sont en général équipés d’une boucle de harnais avec des sangles qui enserrent le corps. Les tentatives de palans en bout de bôme ou de tangon semblent trop complexes. Avec une drisse on va faire glisser la victime sur la coque. En bout de bôme on aura du mal à maîtriser les mouvements et l’on risque les chocs sur la coque où les autres éléments du bateau.

Conclusion : portez votre gilet, gardez vos bottes et ne tombez pas à l’eau !

Stephane Siohan.