Le Cap-vert et en particulier l’île de SAL dispose désormais d’une voilerie.
Voilerie capvert Sal.
Installé depuis la fin de l’été 2005 à la Palmeira, Vladimir, un français qui navigue depuis des années entre les Antilles et le Cap-Vert, voilier de profession, a posé son sac à terre. La voilerie bien qu’installée pour le moment dans des locaux rustiques, permet aux bateaux de passage de faire réparer leurs voiles, capotes et autre biminis.
Vladimir dispose d’une compétence certaine en la matière, ce qui devrait permettre aux nombreux voiliers de passage entre Canaries, Sénégal et Cap-Vert, de faire réaliser une révision de leur garde robe, voir de faire confectionner des voiles dans un avenir proche.
Nous attendons que la météo sur les Caraibes soit stabilisée pour traverser l’Atlantique.
Capvert lydie d’Iravera.
Du coup, nous restons, agréablement, au mouillage de la Palmeira sur l’île de SAL toujours au nord est de l’archipel du Cap-vert.
Les gens y sont sympathiques, les voiliers y font relâche dans la bonne ambiance, malgré le fait que certains ne sachent pas mouiller correctement leur ancre…
Une des destinations « touristiques » est la saline de Sal, d’ou le nom…
Salines de Sal au Capvert.
– La saline est désignée pour la première fois par Valentim Fernandes, vers 1506-1510. Il dit à propos de l’île du Sel, « elle est ainsi nommée du fait d’un grand marais salant qui se trouve en son milieu, où il y a une telle abondance de sel que tous les navires qui l’atteindraient pourraient en faire cargaison ».
Salines de Sal au Capvert.
– A l’époque, le sel est un produit essentiel pour le ravitaillement des équipages : viandes de chèvre et poisson salés sont des aliments de voyage.
– L’exploitation du sel est développée à la fin du XVIIIe siècle par le gouverneur Manuel António Martins : voir le boyau de 20 mètres qui perce un accès au cratère, la chapelle Na Sra da Luz et le port d’exportation.
– Au XIXe siècle, le sel s’exporte vers le Brésil, l’Uruguay et l’Argentine, puis vers l’Afrique quand les cours viennent à chuter.
Salines de Sal au Capvert.
– Rachat de la mine en 1919 par la société française « Les Salins du Cap Vert », liée je crois aux Salins du Midi. Désiré Bonnafoux en sera un des directeurs. Voir le système de bennes sur poteaux de bois, 1100 mètres de long.
– Production de 10 000 tonnes en 1936, avant abandon de l’activité.
– En 2003, on parlait d’un rachat récent par des Italiens : pour relancer l’extraction du sel, ou bien se réserver l’exploitation touristique ?
– Cratère parfait de 40 hectares de fond.
Fanfan et José Salines de Sal au Capvert.
– Possibilité de se baigner dans la lagune à l’extrémité opposée de cet accès. Amener une bouteille d’eau douce pour se rincer. Expérience magnifique si personne !
– Très peu de trafic routier vers Pedra de Lume, la solution est de prendre un taxi à partir d’Espargos.
Merci Pascal pour les infos…
Des carangues et autres poissons délicieux faciles à pêcher.
Carangues sal capvert.
Du poisson a profusion, mais oui, simplement au mouillage en trempant une ligne… Moins facile, la corvée d’eau, il faut aller ravitailler à la fontaine d’eau désalinisée, l’eau est très bonne, nous la buvons depuis le début.
Réserve d’eau. Sal Palmeira Capvert.Corvée d’eau Fanfan Capvert.
Les épiceries sont modestes.
Epicerie Palmeira Sal Capvert.
Les petites filles se font faire des tresses, elles sont mignonnes comme tout.
Depuis une semaine nous sommes sur l’île de Sal au Cap-vert.
Novembre 2005.
Une escale très agréable, au mouillage par 6 mètres de fond de sable.
Nous avons retrouvé l’équipage de TAO et de IRAVERA avec plaisir.
Les voiliers vont et viennent, Sal étant une des îles d’arrivée pour aborder l’archipel.
Nous sommes précisément sur la baie de la Palmeira 16°45 Nord et 22°58 Ouest.
capvert pêcheurs sal.
C’est un petit port de commerce qui dispose d’un simple quai qui sert à tout, réservé aux petits caboteurs inter îles. Ces derniers occupent la totalité du quai qu’ils doivent quitter et se mettre au mouillage des qu’un autre cargo arrive. Quelques conteneurs sont en attente dans la zone portuaire qui reste éclairée toute la nuit mais qui ne dispose pas de feux d’entrée.
Les pêcheurs locaux pêchent à la senne tournante sur des embarcations de 6 à 7 mètres, trois ou 4 bateaux très anciens, sans cabine, ou s’entasse une dizaine de marins. Pas de criée, pas de frigos, pas chais à poisson, la pêche est immédiatement vendue des son débarquement. Tout le monde vient acheter le poisson surplace.
Capvert enfants sal.
Pour s’alimenter en eau, une usine de dessalement fournit la population qui vient se servir deux fois par jour à une « fontaine » publique. L’eau est payante, 6 centimes d’euros les 20 litres. Les plus fortunés disposent d’un réseau d’eau « normal » avec eau à l’intérieur des maisons avec robinet et tout ! C’est une minorité car ce service coûte assez cher en location de compteur. La majorité des habitants préfère aller chercher l’eau à la fontaine. Pour cuisiner, les habitants font comme nous, ils achètent du gaz. C’est Shell Gaz, Anacol et Campingaz qui se partagent le marché. Une bouteille de gaz de 3 kilos est vendue 2,80 euros, en France 14 euros…
Capvert bananes.
Le pain qui est excellent vaut 10 centimes la petite boule, une bière vaut 1 euro. Les transports en commun pour aller d’un point à l’autre de l’île sont très efficaces. Les « alluguer », qui prennent environ 10 personnes sont rapides, on traverse l’île de part en part pour 1,5 euros par personne. Pour ceux qui n’aiment pas la promiscuité, les taxis classiques font le même parcours pour 10 fois plus cher.
Guitarre capvert sal.
Le sud de l’île dispose de belles plages en sable blanc et de spots pour véliplanchistes et kite surfeurs. Santa Maria est axée sur le tourisme, presque exclusivement On y trouve nombre d’échoppes, bars et restaurants, comme partout !
Inutile de dire que nous n’avons fait que passer à Santa Maria. Du coup, les touristes qui sont parqués dans les hôtels du sud, organisent des sorties vers le nord pour « voir » les vrais habitants. Les touristes arrivent en 4×4, descendent à peine de voiture, écoutent les guides, prennent quelques photos de la baie de la Palmeira, nous devons être sur plein de clichés et repartent aussi tôt, la climatisation à fond.
Nous on sait quand arrivent les touristes, c’est juste quand les « tam tam » d’une boutique de souvenirs africaine retentissent. Des « Tam Tam » prévus pour attirer les touristes dans la dite boutique.
Nous sommes bien à La Palmeira, dans quelques jours nous bougerons pour aller vers les îles de l’ouest.
Après 5 jours et demi de navigation,nous sommes arrivés à SAL.
Capvert Sal
Nous avons terminé avec une partie importante de notre navigation, quitter les Canaries et rejoindre l’archipel du Cap-Vert, au grand large de l’Afrique à hauteur du Sénégal.
Amuitz est parti de l’île de la Gomera le 24 octobre vers 17 heures, nous savions qu’une tempête qui allait s’abattre sur le sud de l’Europe allait apporter des vents contraires sur notre route. Il était temps de partir vers le Sud, malgré le fait que nous attendions qu’un autre bateau avec qui nous naviguons de concert, soit prêt.
Amuitz sous spi
La navigation a été parfaite, peu de vent au début, nous avons même du utiliser notre moteur 30 heures au total avant que le vent n’arrive. Nous avons pêché une belle dorade coryphène que Fanfan a cuisiné en mer, la dorade nous a servi durant deux repas.
poissons volants exocet.
Nous avons récupéré de nouveau deux calmars sur le pont, nous les avons rejetés à la mer. Le vent venant de plus en plus de l’arrière, nous avons pour la première fois sur Amuitz, utilisé notre plus grande voile, le Spi de 115 mètres carrés. Nous avons porté le spi durant pratiquement deux jours et presque deux nuits. C’est notre pilote automatique qui a barré tout le temps, très bien, mais il est gourmand et a mangé presque toutes nos réserves en énergie.
amuitz spi josé.
Le moment le plus délicat a été lorsqu’en pleine nuit, le vent a forci, et qu’il a fallu renter le spi. Nous y sommes parvenus, ce qui est l’essentiel, et sans rien casser. Durant la manœuvre, un poisson volant est venu s’échouer à mes pieds, attiré par les lumières des feux de pont. C’était notre premier poisson volant. Le lendemain matin, nous en avons trouvé un gros sur l’arrière du bateau. Durant le voyage, nous avons vu des « vols » entiers de poissons volants, des centaines de poissons qui s’enfuyaient à notre approche en volant de vague en vague. On entendait très bien le bruit des ailes. Un jour Fanfan a aperçu un énorme « splach » devant nous, une gigantesque gerbe qui s’est répétée 4 ou 5 fois, une baleine qui sautait en l’air et retombait sur le dos. Elle était trop loin pour que je puisse la prendre en photo. Nous avons également provoqué une frayeur à une petit groupe de dauphins qui dormaient juste sur notre route, ils se sont réveillés et ont fui, surpris par notre approche.
coriphène amuitz.
Nous avons peu pêché, nous avons cassé net une grosse ligne à thon, probablement par un « espadon voilier », d’autres bateaux en ont vu, nous seulement cassé la ligne de pêche.
Pour notre défense, nous devons rappeler que nous avons à la traîne du bateau, l’hydro générateur qui provoque du bruit et des remous, ce qui effraie les poissons…
Les deux derniers jours de navigation ont été plus remuants, des vagues plus grosses, environ de 4 mètres de hauteur, arrivaient de l’arrière et rendaient la vie à bord délicate.
Capvert mouillage Sal.
Au bout de 5 jours et de 6 nuits de navigation sans voir autre chose que les étoiles et trois bateaux, nous sommes arrivés devant l’île de Sal au Capvert, il était 4 heures du matin, nuit noire sans lune, sans aucune visibilité. Nous avons ralenti Amuitz pour arriver au lever du jour dans la baie de Palmeira que nous ne connaissions pas. A 7 heures nous avons prudemment fait notre entrée dans la baie. Un bateau qui était parti un jour avant nous des Canaries y était parmi la vingtaine de voiliers mouillés. Nous avons jeté l’ancre parmi eux et bien contents de cette belle navigation, la première aussi longue et sans personne avec le mal de mer, nous avons pris un petit déjeuner en regardant Sal, le port, petit, encombré, avec juste quelques maisons, c’est l’archipel du Cap-Vert.
Les enfants pêchent et gagnent leur vie…
Sal capvert pêcheur.
La Palmeira à Sal est un petit village de pêcheurs, tout petit… Les enfants jouent avec les jouets locaux!
Le pessimisme des Grib se confirme. Le vent en début d’étape était conforme aux prévisions, José & Fanfan ont donc parcouru les 40 premier milles au moteur GV haute avec 5 noeuds de vent.
Par la suite, le vent passant à 15 noeuds, ils ont pu couper le moteur et couvrir 155 milles en 24h, soit une moyenne de 6,45 noeuds. Si cette moyenne se confirme, l’ETE ([Estimated Time Enroute)] est d’un peu plus de 4 jours.
Au moment où j’écris ces quelques lignes, José & Fanfan viennent de quitter le port de la Gomera en route pour le Cap Vert.
Il faudra donc attendre environ 7 jours avant d’avoir des nouvelles d’eux, le Cap Vert étant à plus de 720 milles des Canaries.
La météo annoncée donne des vents faibles pour les jours à venir (5 à 10 noeuds), mais il semble que ces prévisions soient plutôt pessimistes en général, et leur expérience leur laisse penser qu’ils bénéficieront de bonnes conditions pour cette première longue étape.
Ils laissent pas mal de leurs amis à la Gomera, mais ceux-ci ne tarderont pas à les rejoindre. Un équipage au moins attend des pièces afin de réparer et reprendre la mer.
Comme nous sommes toujours à Tenerife, le radar étant encore en panne ( ) nous commençons à connaître le coin !
C’est ainsi que la plus grande artère de Santa Cruz de Tenerife, la Rambla la plus prestigieuse porte le nom d’un certain dictateur encore apprécié localement, semble-t-il.
Franco Tenerife Canaries.
Il faut dire que le général en question aurait entamé son coup d’état fasciste dans une des îles des Canaries, d’où le souvenir impérissable ( )
Le gouvernements locaux successifs n’ont rien fait pour changer de nom, nous avons également vus d’autres places portant le nom de Franco sur d’autres îles.
Tenerife Canaries.
Fanfan devant la tour de style stalinien, ou mieux pour le coin de style franquiste
A côté de tout ça, un palais tout neuf, futuriste, il fait penser aux dessins de Bilal.
Tenerife Canaries.
Notre pingouin poursuit sa balade en notre compagnie, c’est ainsi qu’il a gravi les 3700 mètres du volcan Teide, que l’on voit en arrière plan !!!
Teide montagne Tenerife Canaries.
Amuitz en profite pour parfaire sa garde robe, Fanfan lui a confectionné une housse de solent qui fait des jaloux sur les pontons. A noter également que depuis que nous avons acquis une machine à coudre les toiles et les voiles ( ) Amuitz se transforme.
Housses pour les hublots et capots de pont, le soleil est trop violent sans cela, housse pour le transpondeur, bientôt pour le moteur hors bord de l’annexe, nous avons même une rallonge du « bimini » qui fait la jonction entre ce dernier et la capote de descente. Ca change la vie à bord
Amuitz est toujours dans le port de Tenerife aux Canaries ou nous venons de passer quelques jours agités Une forte tempête, un ouragan nommé « Vince » s’est abattu dans le nord de notre zone, plus exactement dans Madère. Des forces 8 à12 selon l’emplacement ou l’on se trouve par rapport au centre de la tempête.
Nous sommes ravis de ne plus être sur cette trajectoire que nous avons laissée voici quelques semaines mais les conséquences aux Canaries ne sont pas négligeables.
La mer de sud s’est formée entrant avec grande facilité dans le port devenu presque invivable. Nous avons du tripler les amarres pour faire face au ballet des pontons en béton qui allaient et venaient au gré de la houle. Pour le moment pas de casse, quelques pare battages cassés sur certains bateaux, des aussières brisées et des nuits blanches.
Notre radar est à bord, réparé !!! (finalement il ne fonctionnera pas…)
Il ne manque plus qu’attendre une accalmie pour pouvoir monter sur le mât et tester enfin ce radar qui nous aura donné du fil à retordre. On vous en parlera une fois l’opération radar terminée
Montagne Canaries Tenerife
Nous avons profité de ces quelques jours bloqués à Tenerife pour aller voir le point culminant de l’île et parait-il de l’Espagne, le volcan Teide. 3700 mètres, ce qui n’est pas mal.
Nous allons régulièrement au marché de la ville, coloré et très bien achalandé.
Canaris des Canaries Tenerife
Un peu dur cette cohabitation forcée pour les oiseaux…
Epices Canaries Tenerife
Des épices de qualité.
Canaries Tenerife
Notre boulangère qui nous prépare de la levure de pain.
Cela fait tellement longtemps que nous sommes aux Canaries que nous avons fini par être repérés…
Tenerife place Arocena.
4 octobre 2005.
L’avitaillement est terminé… ouff.
Avitaillement.
Cela signifie que le départ est proche ou presque.
Dans quelques jours on vous montrera la liste de tout l’avitaillemernt embarquè, c’est impressionnant mais tout est entré dans les « cales » d’Amuitz…
Avitaillement.
30 septembre 2005.
Quelques petites pannes sur Amuitz
Le Halebas de bôme hydraulique à rendu l’âme et nous pose quelques soucis d’autant qu’aux Canaries on trouve de tout sauf ce que l’on cherche et à des prix nettement plus élevés qu’en France, contrairement aux croyances du monde maritime!
Autre souci, le Radar fait des siennes et c’est la panne toute bête.
Là encore les pièces sont loin d’ici et très chères. On peut se passer d’un radar mais c’est aussi un élément de sécurité en cas de brouillard et la nuit !
Autrement nous avons rallongé notre ligne de mouillage de 30 mètres de chaîne, désormais nous avons un peu plus de 80m, de quoi tenir le coup. Prochain achat, une ancre de 30 kg
23 septembre 2005.
Apres 4 semaines de farniente passèes sur l’île de La Graciosa, Amuitz et son èquipage au grand complet a pris la mer pour traverser l’archipel du nord est vers le Sud ouest.
Tenerife.
Nous avons touchè terre a Santa Cruz de Tenerife apres 24 heures de navigation pour une fois pas trop agitèes.
Port Tenerife.
Sur l’île de La Graciosa aux Canaries, nous commencions à devenir super forts dans l’art de rien faire toute la journée et même la nuit…
Les navigations se font parfois difficiles et Amuitz n’a pas échappé à la règle.
C’est ainsi que la Grand Voile a souffert d’une déchirure sérieuse à hauteur du 3eme ris lors d’une manoeuvre par temps agité…
Cette avarie nous a obligé à faire demi tour vers Madère pour y trouver un réparateur. Par chance nous avons pu contacter « Sail Repairs » et Erik a procédé à la réparation de la voile grace notamment au tissu un peu spécial (toile sandwich) que nous avions embarqué justement en prévision de ce genre d’incidents. Pour ceux qui passeraient sur Funchal à Madeire, on peut joindre Erik ou sa compagne française Daphné en téléphonant au 965.363.995 ou 964.054.398. Une réparation de voile tres correctement et rapidement réalisée.
Fin aout 2005.
Nous sommes à Graciosa dans les Canaries, charmant petit port de pêche traditionnel qui compte en hiver quelques 500 habitants.
pecheurs graciosa canaries.
Désormais on retrouve des bateaux déjà rencontrés dans d’autres ports. Presque tous les bateaux qui sont ici ont prévu de traverser l’Atlantique.
graciosa canaries.Fanfan graciosa Canaries.
Vous avez remarqué comment les rencontres se font dans ce petit port rempli à 90% de bateaux de voyage.
Deux grands groupes se détachent, ceux qui vont aux Antilles et ceux qui vont au Brésil. (Il y a aussi ceux qui ne vont nulle part.)
Nous sommes toujours partagés entre les deux options et pour être francs, entre deux autres options encore plus radicales, ceux qui rentrent au bout d’un an et ceux qui naviguent « no limit » pour employer le terme usité sur les pontons.
Ici, partir pour un an c’est comme si tu partais pour deux semaines en vacances en France…
Quand tu dis que tu as un an pour ton tour d’Atlantique, les autres compatissent, te larguent les amarres pour que tu partes vite, avant de rater les vents ou je ne sais quoi
Donc, l’option Brésil ou Vénézuela et l’option un an ou « no limit ».
Comme quoi, à force de rien faire on commence par réfléchir sans s’en rendre compte.
L’option « no limit » a des inconvénients importants.
1) On ne serait pas présents pour assister à la joute politique de 2007.
2) Nous n’aurions toujours pas de téléphone portable, d’ADSL, de voiture etc
3) Je ne cotiserai plus à la caisse de retraite des cadres de la presse.
4) Je ne serai pas là, lors des conflits de la pêche française, anchois, quotas, Tacs etc….
5) On devrait se contenter d’un short et de tongs et faire attention de ne pas prendre un coup de soleil en pleines fêtes de noël.
La liste pourrait s’allonger mais j’arrête là. Dans quelques heures on lève l’ancre pour une autre île des Canaries, Tenerife.
Après 12 jours à Madère, les préparatifs de départ pour les Canaries commencent. AMUITZ est toujours mouillé devant le port de Funchal avec 40 à 45 mètres de chaîne et rien ne bouge.
Au début nous étions 5 bateaux, il y en avait 14 hier…
Funchal Madère Amuitz au mouillage.
A Caniçal, dans l’est de l’île de Madère se trouvent les derniers anciens pêcheurs de cachalots. La chasse a été fermée au début des années 80 et il ne subsiste plus qu’un musée petit mais très bien fait, ou l’on retrace le travail de tout le village.
Chasseur de Cachalots.
Nous avons retrouvé l’un des plus grands chasseurs de cachalots encore vivant. Il venb des sculptures en bois des dits cachalots, une d’entre elles garnit désormais le carré d’Amuitz.
Cachalot du bord.
Passe temps favori des habitants de Caniçal, le jeu de dominos…
Joueurs de dominos.
Restaurants du port de Funchal :
A Funchal, port de commerce et de plaisance sympathique, l’été est là avec les avatars classiques et les arnaques en tout genre.
C’est ainsi que lorsque vous allez manger dans un des nombreux restaurants qui bordent le port de plaisance, par exemple au restaurant « Princesa » juste à côté de la capitainerie du port, vous prenez un menu à « X » euros et vous avez une note à payer du double de la facture initiale. Avec le menu on vous apporte un peu de pain, une boisson et voilà. 4 euros de pain (…) et 8 euros pour deux demis de bière. Une méthode peu amicale.
Amuitz mouillage Funchal à Madère.
Depuis notre arrivée à Madère, en compagnie de Serge, Dominique et de Gérard, nous n’avons cessé de crapahuter dans la montagne, chaque jour ou presque !!! Nous pensions nous reposer, c’est raté… Il faut dire que les personnes en question ont des tendances franches à faire du sport des qu’une occasion est proche, et si l’occasion est lointaine on s’y rapproche vite fait.
Ballade à Porto Santo avec Sergio et Domi.
Du coup, les sommets (ou presque) du coin ont été gravis d’un pas alerte.
Fanfan aime bien, moi c’est moyen, mais je suis.
A noter que Fanfan et Domi n’ont pas hésité longtemps au moment de grimper à bord d’un des paniers qui déboulent à fond les pentes du haut de Funchal, en plein milieu de la circulation…
Descente infernale Fanfan et Domi.
Ici à Funchal comme à « Porto Santo » la tradition veut que l’on déssine un « truc » sur son passage, bateau, nom des équipiers etc… Nous ne sommes pas encore au point pour les graffittis urbains, « Polo » notre graphiste attitré nous serait d’un grand secours en cette circonstance.
Le quai de Funchal.
Les premiers voiliers de la « transquadra » sont arrivés ce mercredi 10 août à Funchal. Ambiance « course » qui dénote avec nos voiliers de « voyage » plus calmes et plus respectueux notamment de l’environnement et des gens.
6 août 2005. île de Madeira.
Après être restés quelques jours à Porto Santo Amuitz a rejoint l’île principale de l’archipel, Madeira.
Une première nuit dans un mouillage sauvage à l’extrémité est de l’île en compagnie de deux autres voiliers « l’oie sauvage 2 » et « Tadorne ». Depuis Porto Santo nous sommes en « flottille » tant en mer qu’à terre.
Mouillage de Porto Santo.
01 Août 2005. Porto Santo.
Port de Porto Santo.
Après être restés une semaine à Nazaré au Portugal, bloqués par des vents de sud ouest forts, nous avons décidé de partir directement vers Madère sans passer par le sud du Portugal. La météo prévoyait des vents moyens portants, nous avons eu des vents portants assez forts et une mer formée à forte avec des vagues qui parfois auraient bien aimé monter à bord par l’arrière, surtout la nuit. Nous avons mis un peu plus de trois jours pour arriver à Porto Santo, soit 550 milles nautiques. Amuitz s’en sort bien, c’est un excellent canot !
Approche Porto Santo.
En mer on rencontre des cargos, parfois un peu proches de nous et sans radar en marche….
Cargo croisé en mer.
on rencontre également des soumarins, et cette fois-ci sur une barge militaire en route vers la Corée…
Sous-marin sur une barge.
A Porto Santo sur l’archipel de Madère » 33°03 Nord et 16°19 Ouest » la tradition de laisser un dessin inscrit sur le mur de la jetée existe, un peu comme aux Açores. Nous avons même retrouvé la trace de compatriotes basques de Getxo à Bilbao !
Voici quelques détails de l’avitaillement embarqué sur Amuitz.
Je rappelle que nous avions du piment d’Espelette embarquè du Pays basque et que le chocolat, oublié, va rejoindre les cales du bateau…
Farine 8 kilos (pour faire du pain et aussi des gâteaux) 15 paquets de levure Pâtes 5 Kg Riz 4 Kg Lentilles 2 Kg Pain de mie (longue conservation) 4 paquets Pain à cuire (sous vide) 4 paquets Biscottes 4 paquets Céréales 4 paquets Sucre 5 Kg (pour faire des confitures) Sel fin1Kg Sel (gros) 4 Kg (pour conserver le poisson qu’on va sûrement pêcher) Thé en feuilles 0,5 Kg Thé en sachets 2 boites (plus facile pour les quarts de nuit) Café soluble 2 boites (plus pratique en mer quand ça bouge) Café moulu 3 Kg Jus de fruits 5 briques Lait demi écrémé longue conservation 10 briques (pour faire des yaourts) Lait en poudre1,5 Kg Lait concentré sucré 4 Boites (pour faire des pièges à cafard, melangé à l’acide borique) Huile d’olive 20 Litres (on n’en trouve pas de l’autre côté de l’Atlantique) Huile d’arachide 2 Litres Vinaigre 4 bouteilles dont deux de Modène. 1 bouteille de citron concentré Moutarde 4 petits bocaux Cornichons 1 bocal Câpres 1 bocal Confitures 15 pots sans compter ceux que l’on a pris à Guéthary. Beurre de Cacahuète 4 pots Chocolat en poudre 1 pot Beurre en boite de conserve de 250 gr 6 Boites Barres de céréales 10 paquets Gâteaux secs 2 kilos Fruits secs abricots raisins etc 1 kilo
Conserves : 20 boites de thon de 500 gr (faites par Pantxoa à Ciboure…) Sardines 70 boites de Douarnenez. Calamars 12 boites Moules 5 boites 10 boites de pâté de porc 1 boite de corned de beef (pour Fanfan) Olives 1 kilo et 10 boites farcies aux anchois Epinards 1 kilo Petits pois 1 kilo Mais 5 boites de 500 gr Macédoine de légumes 4 boites d’un kilo Artichauts 4 boites de 500 gr Champignons 3 boites de 500 gr Cœurs de bambou 1 boite Haricots rouges 3 boites Haricots blancs 2 boites Haricots verts 2 boites Asperges 6 boites Lait de coco 5 boites Poivrons 5 boites de 500 gr Garbanzos 2 boites Tomates pelées, frites, entières, 10 boites 15 boites d’ananas 2 de piperade d’un kilo 6 d’abricots 6 de macédoine de fruits 2 de miel 1 de litchies 4 paquets de bombons Vin 24 Bouteilles Bières 72 canettes (les copains boivent beaucoup) Eau minérale 100 litres Eau dans les cuves 350 litres 1 bouteille de Patxaran, 1 de rhum, 1 de Whisky, 1 armagnac et du champagne offert par des amis de Guethary. 60 rouleaux de papier hygiénique 15 d’essuie tout.
L’avitaillement du « frais » se fera juste avant de prendre la mer. 15 kg de pommes de terre 5 d’oignons Ail 3 de carottes 3 d’oranges 3 de pamplemousses 3 de citron Bananes Mangues Avocats Tomates Œufs
Roger et Annie Prigent, bretons pur sucre installés et acclimatés en Martinique depuis 10 ans, Roger est un adepte de la croisière, pas seulement dans les Caraïbes mais aussi en Bretagne avec des amis.
Roger et Annie.
Nous avons été accueillis dans leur belle maison ou le « ti punch » est préparé avec soin sans oublier la tarte aux pommes d’Annie, excellente.
Rencontrés en 2005 Patrick et Gaëlle Mitchell, roscovites en balade un peu par tout, naviguent dans les Caraïbes en Cata depuis des années en attendant une retraite qui vient d’arriver…
Gaelle et Patrick Mitchell
Leurs fils a suivi l’exemple en préparant un « Sun Fizz » à Port Leucat, il va ramener la voilier en France apres deux années de virées dans les petites antilles (2010).
Avril 2006 au chaud dans les Baleares. Décembre 2006 en Martinique. Patrick que nous avions revu en Bretagne nous a subitement quitté…
Rencontré furtivement sur la BLU puis aux Canaries en 2005, Cap Vert et Martinique, José l’Occitan, José Péruga est parti de Sète sur son Mélody de 1979 pour un tour de l’Atlantique qu’il a démarré en solitaire.
Ovinorc
Désormais ils sont deux à bord, un petit chaton a embarqué le 4 janvier 2006 et poursuivra le périple qui doit l’emmener en France aprés etre passé par Cuba. Juin 2006.
Rencontrés à Nazaré au Portugal en 2005 l’équipage de « OTTER II » un superbe Hans Christian 43T, Jean et Marjolein Lumaye/Van Ettro accompagnés par Ondine revenaient de Lisbonne en route pour la Belgique. Peut-être les revérrons nous en 2006 aux Açores… Un bien sympatique équipage sur une superbe unité !
Ils sont en Belgique, suivent Amuitz par internet, nous aurons plaisir à les retrouver.
Otter 2.
Février 2012, ils sont en Martinique après avoir traversé l’Atlantique.
Rencontrée à La Palmeira sur l’île de SAL au Cap-vert en 2005, une partie d’échecs furtive avec Marion Francoual, ex collegue de travail à distance.
Marion francoual
« C’est vous qui avez un drapeau basque sur votre voilier ? Vous ne seriez pas José Arocena ? ». Nous ne nous étions jamais vus physiquement, c’est chose faite.
Marion était de passage à Sal et savait que nous pouvions être peut être sur le Cap-vert. Mission accomplie pour Marion qui est arrivée en avion dimanche 30 octobre à 3 heures du matin en avion, l’avion nous a survolé, nous abordions la partie nord de l’île de Sal en provenance des Canaries.
Rencontrés sur l’île de Graciosa aux Canaries en 2005, l’équipage du « Lutin » d’Ajaccio. Partis de Corse début juin 2005 pour un long voyage en famille, Christophe, Sylvie et leurs deux enfants Gaelle 12 ans et Eva 5 ans ont prolongé l’escale de la Graciosa pour raisons techniques.
Lutin
La rupture de l’étai et des soucis de réservoir de carburant ont obligé une remise à niveau du Mangareva, un plan Caroff en polyester de 12 mètres. Sur la photo, l’équipage du « Lutin » qui recevait la visite de Gigi et Gégé, membres de leur famille. Le « Lutin » va naviguer dans un premier temps vers les Caraïbes et le Vénézuela avant de poursuivre sa route…
Lutin à bord d’Amuitz
A bord d’Amuitz
En escale au Cap-Vert en décembre 2005, ils étaient en mars 2006 en Guadeloupe et au Venezuela en septembre 2006. Nous les avons revus avec plaisir à St Martin en février 2007, ils depuis rentrés en Corse. (Septembre 2007)
« Ludmilla » est un long vent de 13m venu tout droit de sa Suisse natale.
Ludmilla avec sa famille à bord.Myriam Roura de Ludmilla.
Ce sloop en polyester et son équipage également suisse se trouve au Vénézuela, lieu habituel de leurs virées familiales.
Georges et Alan de Ludmilla.
A bord Georges et Myriam Roura et deux de leurs enfants, Julie 20 ans et Alan 14 ans.
Alan de Ludmilla.
Une famille d’artistes qui s’adonne à la confection de bijoux très appréciés. Georges étant par ailleurs spécialisé dans la préparation de voiliers.
Julie de Ludmilla.
Ils étaient au mouillage de St Anne en Martinique en décembre 2005 et sont partis vers le sud de la Caraibe en janvier 2006. En novembre 2006 les 3/4 de l’équipage remonte les petites antilles après avoir passé 8 mois au Venezuela. (Comme nous…) Julie est en Suisse pour le moment…
Ludmilla se trouve à Grenade janvier 2008. A Tahiti en juin 2010 puis route vers l’Ouest ou il a changé de propriétaire à Noumea en Nouvelle Calédonie.