Tenerife – Canaries

 

Cela fait tellement longtemps que nous sommes aux Canaries que nous avons fini par être repérés…

Tenerife rue Arocena.
Tenerife place Arocena.

4 octobre 2005.

L’avitaillement est terminé… ouff.

Avitaillement.
Avitaillement.

Cela signifie que le départ est proche ou presque.

Dans quelques jours on vous montrera la liste de tout l’avitaillemernt embarquè, c’est impressionnant mais tout est entré dans les « cales » d’Amuitz…

Avitaillement.
Avitaillement.

30 septembre 2005.

Quelques petites pannes sur Amuitz…

Le Halebas de bôme hydraulique à rendu l’âme… et nous pose quelques soucis d’autant qu’aux Canaries on trouve de tout sauf ce que l’on cherche et à des prix nettement plus élevés qu’en France, contrairement aux croyances du monde maritime!

Autre souci, le Radar fait des siennes et c’est la panne toute bête.
Là encore les pièces sont loin d’ici et très chères. On peut se passer d’un radar mais c’est aussi un élément de sécurité en cas de brouillard et la nuit !

Autrement nous avons rallongé notre ligne de mouillage de 30 mètres de chaîne, désormais nous avons un peu plus de 80m, de quoi tenir le coup. Prochain achat, une ancre de 30 kg…

23 septembre 2005.

Apres 4 semaines de farniente passèes sur l’île de La Graciosa, Amuitz et son èquipage au grand complet a pris la mer pour traverser l’archipel du nord est vers le Sud ouest.

Tenerife.
Tenerife.

Nous avons touchè terre a Santa Cruz de Tenerife apres 24 heures de navigation pour une fois pas trop agitèes.

Port Tenerife.
Port Tenerife.

Sur l’île de La Graciosa aux Canaries, nous commencions à devenir super forts dans l’art de rien faire toute la journée et même la nuit…


 

Graciosa – Canaries

 

Septembre 2005.

Belle dorade, non???

josé dorade canaries
josé dorade canaries

Les navigations se font parfois difficiles et Amuitz n’a pas échappé à la règle.
C’est ainsi que la Grand Voile a souffert d’une déchirure sérieuse à hauteur du 3eme ris lors d’une manoeuvre par temps agité…

Cette avarie nous a obligé à faire demi tour vers Madère pour y trouver un réparateur. Par chance nous avons pu contacter « Sail Repairs » et Erik a procédé à la réparation de la voile grace notamment au tissu un peu spécial (toile sandwich) que nous avions embarqué justement en prévision de ce genre d’incidents. Pour ceux qui passeraient sur Funchal à Madeire, on peut joindre Erik ou sa compagne française Daphné en téléphonant au 965.363.995 ou 964.054.398. Une réparation de voile tres correctement et rapidement réalisée.

Fin aout 2005.

Nous sommes à Graciosa dans les Canaries, charmant petit port de pêche traditionnel qui compte en hiver quelques 500 habitants.

pecheurs graciosa canaries.
pecheurs graciosa canaries.

Désormais on retrouve des bateaux déjà rencontrés dans d’autres ports. Presque tous les bateaux qui sont ici ont prévu de traverser l’Atlantique.

graciosa canaries.
graciosa canaries.
Fanfan graciosa Canaries.
Fanfan graciosa Canaries.

Vous avez remarqué comment les rencontres se font dans ce petit port rempli à 90% de bateaux de voyage.
Deux grands groupes se détachent, ceux qui vont aux Antilles et ceux qui vont au Brésil. (Il y a aussi ceux qui ne vont nulle part.)

Nous sommes toujours partagés entre les deux options et pour être francs, entre deux autres options encore plus radicales, ceux qui rentrent au bout d’un an et ceux qui naviguent « no limit » pour employer le terme usité sur les pontons.

Ici, partir pour un an c’est comme si tu partais pour deux semaines en vacances en France…
Quand tu dis que tu as un an pour ton tour d’Atlantique, les autres compatissent, te larguent les amarres pour que tu partes vite, avant de rater les vents ou je ne sais quoi…

Donc, l’option Brésil ou Vénézuela et l’option un an ou « no limit ».

Comme quoi, à force de rien faire on commence par réfléchir sans s’en rendre compte.

L’option « no limit » a des inconvénients importants.

1) On ne serait pas présents pour assister à la joute politique de 2007.

2) Nous n’aurions toujours pas de téléphone portable, d’ADSL, de voiture etc

3) Je ne cotiserai plus à la caisse de retraite des cadres de la presse.

4) Je ne serai pas là, lors des conflits de la pêche française, anchois, quotas, Tacs etc….

5) On devrait se contenter d’un short et de tongs et faire attention de ne pas prendre un coup de soleil en pleines fêtes de noël.

La liste pourrait s’allonger mais j’arrête là. Dans quelques heures on lève l’ancre pour une autre île des Canaries, Tenerife.

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Archipel de Madère.

 

17 août 2005.

Après 12 jours à Madère, les préparatifs de départ pour les Canaries commencent. AMUITZ est toujours mouillé devant le port de Funchal avec 40 à 45 mètres de chaîne et rien ne bouge.

Au début nous étions 5 bateaux, il y en avait 14 hier…

Funchal Madère Amuitz au mouillage.
Funchal Madère Amuitz au mouillage.

A Caniçal, dans l’est de l’île de Madère se trouvent les derniers anciens pêcheurs de cachalots. La chasse a été fermée au début des années 80 et il ne subsiste plus qu’un musée petit mais très bien fait, ou l’on retrace le travail de tout le village.

Chasseur de Cachalots.
Chasseur de Cachalots.

Nous avons retrouvé l’un des plus grands chasseurs de cachalots encore vivant. Il venb des sculptures en bois des dits cachalots, une d’entre elles garnit désormais le carré d’Amuitz.

Cachalot du bord.
Cachalot du bord.

Passe temps favori des habitants de Caniçal, le jeu de dominos…

Joueurs.
Joueurs de dominos.

Restaurants du port de Funchal :

A Funchal, port de commerce et de plaisance sympathique, l’été est là avec les avatars classiques et les arnaques en tout genre.

C’est ainsi que lorsque vous allez manger dans un des nombreux restaurants qui bordent le port de plaisance, par exemple au restaurant « Princesa » juste à côté de la capitainerie du port, vous prenez un menu à « X » euros et vous avez une note à payer du double de la facture initiale. Avec le menu on vous apporte un peu de pain, une boisson et voilà. 4 euros de pain (…) et 8 euros pour deux demis de bière. Une méthode peu amicale.

Amuitz mouillage Funchal à Madère.
Amuitz mouillage Funchal à Madère.

Depuis notre arrivée à Madère, en compagnie de Serge, Dominique et de Gérard, nous n’avons cessé de crapahuter dans la montagne, chaque jour ou presque !!! Nous pensions nous reposer, c’est raté… Il faut dire que les personnes en question ont des tendances franches à faire du sport des qu’une occasion est proche, et si l’occasion est lointaine on s’y rapproche vite fait.

Ballade à Porto Santo avec Sergio et Domi.
Ballade à Porto Santo avec Sergio et Domi.

Du coup, les sommets (ou presque) du coin ont été gravis d’un pas alerte.

Fanfan aime bien, moi c’est moyen, mais je suis.

A noter que Fanfan et Domi n’ont pas hésité longtemps au moment de grimper à bord d’un des paniers qui déboulent à fond les pentes du haut de Funchal, en plein milieu de la circulation…

Descente infernale Fanfan et Domi.
Descente infernale Fanfan et Domi.

Ici à Funchal comme à « Porto Santo » la tradition veut que l’on déssine un « truc » sur son passage, bateau, nom des équipiers etc… Nous ne sommes pas encore au point pour les graffittis urbains, « Polo » notre graphiste attitré nous serait d’un grand secours en cette circonstance.

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Le quai de Funchal.

Les premiers voiliers de la « transquadra » sont arrivés ce mercredi 10 août à Funchal. Ambiance « course » qui dénote avec nos voiliers de « voyage » plus calmes et plus respectueux notamment de l’environnement et des gens.

6 août 2005. île de Madeira.

Après être restés quelques jours à Porto Santo Amuitz a rejoint l’île principale de l’archipel, Madeira.

Une première nuit dans un mouillage sauvage à l’extrémité est de l’île en compagnie de deux autres voiliers « l’oie sauvage 2 » et « Tadorne ». Depuis Porto Santo nous sommes en « flottille » tant en mer qu’à terre.

Mouillage de Porto Santo.
Mouillage de Porto Santo.

01 Août 2005. Porto Santo.

Port de Porto Santo.
Port de Porto Santo.

Après être restés une semaine à Nazaré au Portugal, bloqués par des vents de sud ouest forts, nous avons décidé de partir directement vers Madère sans passer par le sud du Portugal. La météo prévoyait des vents moyens portants, nous avons eu des vents portants assez forts et une mer formée à forte avec des vagues qui parfois auraient bien aimé monter à bord par l’arrière, surtout la nuit. Nous avons mis un peu plus de trois jours pour arriver à Porto Santo, soit 550 milles nautiques. Amuitz s’en sort bien, c’est un excellent canot !

Approche Porto Santo.
Approche Porto Santo.

En mer on rencontre des cargos, parfois un peu proches de nous et sans radar en marche….

Cargo croisé en mer.
Cargo croisé en mer.

on rencontre également des soumarins, et cette fois-ci sur une barge militaire en route vers la Corée…

Sous-marin sur une barge.
Sous-marin sur une barge.

A Porto Santo sur l’archipel de Madère  » 33°03 Nord et 16°19 Ouest » la tradition de laisser un dessin inscrit sur le mur de la jetée existe, un peu comme aux Açores. Nous avons même retrouvé la trace de compatriotes basques de Getxo à Bilbao !

Dessins sur les quais de Madère.
Dessins sur les quais de Madère.

Amuitz à Porto Santo.

Amuitz au port de Porto Santo.
Amuitz au port de Porto Santo.

Avitaillement en vue de la traversée Atlantique.

 

Voici quelques détails de l’avitaillement embarqué sur Amuitz.

Je rappelle que nous avions du piment d’Espelette embarquè du Pays basque et que le chocolat, oublié, va rejoindre les cales du bateau…

- Farine 8 kilos (pour faire du pain et aussi des gâteaux)
- 15 paquets de levure
- Pâtes 5 Kg
- Riz 4 Kg
- Lentilles 2 Kg
- Pain de mie (longue conservation) 4 paquets
- Pain à cuire (sous vide) 4 paquets
- Biscottes 4 paquets
- Céréales 4 paquets
- Sucre 5 Kg (pour faire des confitures)
- Sel fin1Kg
- Sel (gros) 4 Kg (pour conserver le poisson qu’on va sûrement pêcher)
- Thé en feuilles 0,5 Kg
- Thé en sachets 2 boites (plus facile pour les quarts de nuit)
- Café soluble 2 boites (plus pratique en mer quand ça bouge)
- Café moulu 3 Kg
- Jus de fruits 5 briques
- Lait demi écrémé longue conservation 10 briques (pour faire des yaourts)
- Lait en poudre1,5 Kg
- Lait concentré sucré 4 Boites (pour faire des pièges à cafard, melangé à l’acide borique)
- Huile d’olive 20 Litres (on n’en trouve pas de l’autre côté de l’Atlantique)
- Huile d’arachide 2 Litres
- Vinaigre 4 bouteilles dont deux de Modène.
- 1 bouteille de citron concentré
- Moutarde 4 petits bocaux
- Cornichons 1 bocal
- Câpres 1 bocal
- Confitures 15 pots sans compter ceux que l’on a pris à Guéthary.
- Beurre de Cacahuète 4 pots
- Chocolat en poudre 1 pot
- Beurre en boite de conserve de 250 gr 6 Boites
- Barres de céréales 10 paquets
- Gâteaux secs 2 kilos
- Fruits secs abricots raisins etc 1 kilo

- Conserves :
- 20 boites de thon de 500 gr (faites par Pantxoa à Ciboure…)
- Sardines 70 boites de Douarnenez.
- Calamars 12 boites
- Moules 5 boites
- 10 boites de pâté de porc 1 boite de corned de beef (pour Fanfan)
- Olives 1 kilo et 10 boites farcies aux anchois
- Epinards 1 kilo
- Petits pois 1 kilo
- Mais 5 boites de 500 gr
- Macédoine de légumes 4 boites d’un kilo
- Artichauts 4 boites de 500 gr
- Champignons 3 boites de 500 gr
- Cœurs de bambou 1 boite
- Haricots rouges 3 boites
- Haricots blancs 2 boites
- Haricots verts 2 boites
- Asperges 6 boites
- Lait de coco 5 boites
- Poivrons 5 boites de 500 gr
- Garbanzos 2 boites
- Tomates pelées, frites, entières, 10 boites
- 15 boites d’ananas
- 2 de piperade d’un kilo
- 6 d’abricots
- 6 de macédoine de fruits
- 2 de miel
- 1 de litchies
- 4 paquets de bombons
- Vin 24 Bouteilles
- Bières 72 canettes (les copains boivent beaucoup)
- Eau minérale 100 litres
- Eau dans les cuves 350 litres
- 1 bouteille de Patxaran, 1 de rhum, 1 de Whisky, 1 armagnac et du champagne offert par des amis de Guethary.
- 60 rouleaux de papier hygiénique
- 15 d’essuie tout.

- L’avitaillement du « frais » se fera juste avant de prendre la mer.
- 15 kg de pommes de terre
- 5 d’oignons
- Ail
- 3 de carottes
- 3 d’oranges
- 3 de pamplemousses
- 3 de citron
- Bananes
- Mangues
- Avocats
- Tomates
- Œufs

De Hendaye à Camarinas en Galice, juillet 2005.

Avant de partir du Pays basque, petite photo prise du haut du mat d’Amuitz… en bas, les copains venus nous souhaiter bon voyage.

 

Grand Pavois Camarinas.
Grand Pavois Camarinas.

Grand pavois pour Amuitz a Camarinas durant les fêtes de la mer.

23 Juillet 2005.

« Amuitz » poursuit sa lente descente vers le sud….

En Galice à Cedeira, Nahia qui nous a accompagné depuis Hendaye a repris le chemin du Pays basque.

Fanfan et Nahia à bord de Amuitz.
Fanfan et Nahia à bord de Amuitz.

C’est justement à Cedeira que nous avons croisé la route de deux bateaux d’aviron de mer qui naviguaient de concert. Nous en avons reconnu un au premier coup d’œil,

Ameriketatik trainière du Pays basque.
Ameriketatik trainière du Pays basque.

c’est « Ameriketatik » la trainière de Pasaia qui retournait au Pays basque en compagnie d’un autre bateau d’aviron.

aviron de mer.
aviron de mer.

Devant Bayona, dans la presque toute dernière baie de Galice, nous avons navigué sur les îles Ciés après avoir doublé l’île Ons.

Iles Ciés Galice.
Iles Ciés Galice.

Nos premiers dauphins nous saluent,

Dauphins
Dauphins
Dauphins en mer.
Dauphins en mer.

les premiers poissons mordent à la ligne.

Premier poisson pêché.
Premier poisson pêché.

Après la Galice, le Portugal est arrivé avec la fin des Rias tellement sympathiques.

Envoi pavillon Portugal.
Envoi pavillon Portugal.

L’occasion de troquer le pavillon espagnol pour le portugais.

Porto.
Porto.

Visite de Porto,

Porto.
Porto.
Dame a Porto.
Dame a Porto.

montée en haut du mat pour les vérifications d’usage et c’est reparti pour le sud.

En tête de mat.
En tête de mat.

19 juillet 2005.

Amuitz et son équipage sont au Portugal.

Première escale a Leixoes après une navigation dans 25 a 35 noeuds mais au portant et a bonne vitesse…

Fanfan dans le gréement.
Fanfan dans le gréement.
José à la barre.
José à la barre.

18 juillet 2005.

Mouillage a Bayona en Galice. En principe le dernier mouillage avant le Portugal. Bayona ville touristique ou Christophe Colomb aurait débarqué après la découverte des « Indes »…

14 juillet 2005.

Amuitz est au mouillage a Cedeira en Galice.

Tout va bien a bord, nous avons rencontre des amis pêcheurs locaux de Cedeira et de Celeiro, l’occasion d’un excellent repas de fruits de mer et bons poissons.