Clandestinos au Panama.

Clandestinos.

Voilà, il ne nous manquait que cela, devenir des clandestins en Amérique centrale !

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En arrivant par la mer aux îles San Blas qui sont une « comarca autonoma de Panama », une région avec autonomie, nous avons fait notre « entrée » au Pays, notre entrée au Panama. Un bureau existe sur l’île de Porvenir, les formalités ont été normalement menées avec en prime une taxe dite de « Over Time », ce qui correspond pratiquement aux horaires et jours d’ouverture, les jours « normaux » étant souvent dénués de fonctionnaires.

Nous rentrons officiellement au Panama le 7 janvier 2008 avec une autorisation de trois mois de séjour. Les textes en vigueur prévoient alors qu’une extension du visa peut être obtenue sur demande pour une durée de trois mois supplémentaires à l’issue du visa initial.

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C’est donc en avril, le 7 exactement que nous nous apprêtons à. Demander nos trois mois de plus, comme l’ont fait avant nous nombre de voiliers.
Mais voilà, entre temps les textes ont changé et on ne renouvelle plus les visas…nous dit-on juste avant d’aller au prés de l’immigration à Colon.

Un coup de fil au consulat de France à Panama pour en être sûrs. Résultat, le consulat n’est au courant de rien et ils s’en contre foutent ! Merci. Heureusement que l’on n’a pas besoin d’eux dans l’urgence…

Finalement c’est bien officiel et terminé pour le renouvellement des visas pour les européens, en tous les cas pour les ressortissants français. Et voici comment on devient clandestins au Panama avec un billet d’avion en poche et quelques semaines à tenir avant de quitter le territoire du Panama en payant une amende proportionnelle à la durée du dépassement du visa initial.

Fin avril, tout s’est bien terminé, nous avons réussi à normaliser notre situation plus facilement que prévu, mais ce n’est pas une règle…