Amuitz au Venezuela…

24 heures de traversée entre la Grenade et l’île vénézuélienne de Margarita, telles étaient les prévisions avant le départ de Prickly Bay jeudi 26 janvier 2006 au petit matin. Le début de la route a été assez mouvementé avec une mer désordonnée mais acceptable d’autant que nous avions le vent en poupe.

Un barracuda.
Un barracuda.

Peu avant midi nous avons pêché notre premier poisson des Caraïbes, un petit Barracuda que Fanfan a préparé aussi tôt et qui était délicieux. Le dit Barracuda était équipé d’une dentition imposante et sa chair était délicieuse.

Barracuda.
Barracuda.

Durant la journée, nous avons croisé plusieurs cargos dont un qui avait son radar éteint. Contacté par VHF l’homme de veille a reconnu qu’il naviguait avec le radar coupé et s’est même étonné que cela puisse nous gêner.

Cargo sans veille radar.
Cargo sans veille radar.

Il est essentiel pour nous, que les radars des cargos et autres navires soient en marche, notre transpondeur nous prévient de leur présence…

Du coup nous sommes obligés de surveiller de plus en plus les trafics maritimes. Un Ro-Ro qui suivait le porte conteneurs incriminé (j’ai noté le nom…) avait lui le radar en fonctionnement.

José veille visuelle.
José veille visuelle.

Avec tout cela, le vent à fini par tomber en pleine nuit, tant mieux car nous allions trop vite pour arriver de jour à Margarita. Les toutes dernières heures ont été couvertes au moteur et nous avons fait notre entrée dans la baie en même temps que les pélicans se dirigeaient vers le large et que le soleil se levait paresseusement.

Approche porlamar ile Margarita Venezuela.
Approche porlamar ile Margarita Venezuela.

La baie est grande, rouleuse, avec un bon groupe de voiliers mouillés et des gros immeubles touristiques en bordure de plage.

Vénézuéla, mouillage Porlamar île Margarita.
Vénézuéla, mouillage Porlamar île Margarita.

Un voilier helvète à la ligne familière nous faisait des signes de bienvenue, « Ludmilla » que nous avions rencontré sur l’île de la Graciosa dans les Canaries était arrivé 24 heures avant nous. Habitués des lieux pour y avoir séjourné, nous avons eu le grand plaisir de retrouver la famille Roura et de passer une grande partie de la journée en ville en leur compagnie.

La famille Roura au grand complet.
La famille Roura de Ludmilla au grand complet.

Guidés par eux, nous avons pu mieux comprendre le fonctionnement de cette cité touristique moderne et apprécier par la même la différence du coût de la vie entre les îles des grenadines et le Venezuela…

Un bus en panne… on le répare surplace.

Réparation de bus "in situ"...
Réparation de bus « in situ »…

La ville grouille d’activités, j’ai même pu constater comment les « touristes » que nous étions attiraient les jeunes « pickpockets » et en ai surpris un les mains dans mon sac à dos à deux doigts de s’envoler avec nos passeports et nos Bolivars fraîchement changés… Plus de peur que de mal, on ne m’y reprendra pas à laisser traîner mon argent et papiers n’importe ou…

Margarita vente ambulante.
Margarita vente ambulante.

On peut même trouver du travail à Margarita pour peu, comme le dit ce panneau en devanture d’une boucherie, « on dispose d’expérience et d’envie de travailler… »

Margarita offre d'emploi.
Margarita offre d’emploi.

A bord d’Amuitz nous devons faire de la place car nous attendons deux « invités » venus du pays basque, deux amis à qui nous prêterons la cabine avant qui était transformée en « foutoir ». C’est fou ce que l’on peut entasser en un peu plus de 200 jours de ballade…

Jose et Fanfan margarita.
Jose et Fanfan margarita.