Baléares 2017

 

Petite ballade sur le sud des îles Baléares en Méditerranée.

Quelques photos.

Kriter… le quel ?

ça décoiffe…

Xipirons excellents 🙂

Le mini potager de Fanfan…

Iazko eztia.

Technique, technique…

Notre carène et la chaîne de mouillage.

On se laisse pas abattre 🙂

Steph au boulot 🙂

Quand le grand génois termine en vrac en pleine nuit dans la cabine avant…

Visiteur à 40 milles de côtes…

Météo difficile entre Vanuatu et Nouvelle Calédonie.

 

Dans ce coin du Pacifique sud, il n’est pas rare qu’un fort coup de vent vous surprenne entre les îles des Fidji et la Nouvelle Calédonie.

Parfois ces ondes puissantes échappent aux prévisions météo, d’autre fois elles sont annoncées, comme le montre ce bulletin météo

capté en mer à bord d’Amuitz…

Caraïbes: San Blas taxes de mouillage prohibitives…

Aout 2015.

Une des escales les plus authentiques qui existe autour du monde se trouve dans la partie ouest de la mer des Caraïbes, dans les îles des San Blas ou Kunayala comme le nomment les indiens autochtones Kuna.

Ile des San Blas. Prise du haut du mat d'Amuitz.
Ile des San Blas. Prise du haut du mat d’Amuitz.

Faisant partie de l’état du Panama, le séjour dans les eaux de la « Comarca autonoma de Kuna Yala » se faisaient sans trop de soucis en payant une taxe symbolique de quelques 20 dollars dans l’année plus parfois des taxes locales de 10 dollars/mois dans certaines iles.

Le « Congreso General », sorte de gouvernement autonome des Kuna vient de voter très officiellement ce mois-ci, toute une batterie de mesures basées sur diverses taxes dont certaines concernent les voiliers qui passent ou séjournent dans les eaux des San Blas.

La principale mesure contraignante concerne la mise en place d’une taxe de 5 dollars par pied carré et par mois, pour tout bateau séjournant dans n’importe quel endroit de la comarca…

Taxes mouillage San Blas.
Taxes mouillage San Blas.

A été décidé en même temps que toutes les îles pourront taxer à hauteur de 10 dollars le droit de mouillage. S’ajoute à cela les 100 dollars de droits d’entrée au Panama.

Du coup le séjour au Panama, plus exactement dans les San blas les 7 mois d’une saison d’alizés coutera bombon…

Pour mémoire, lors que nous y étions entre 2008 et 2010 nous avons payé en tout moins de 80 dollars pour l’année.

Petit détail, le charter, le kite et la plongée avec bouteilles sont toujours interdits aux San Blas…

Les bons coins ou l’on reste tranquilles loin de tout se font de plus en plus rares et le vagabond globe flotteur devra disposer de plus en plus de revenus.

José Arocena.

Vénézuéla île de la Tortuga.

 

Kite et plongée à la Tortuga.

Détails techniques pour accès à la Tortuga.

L’île des flibustiers, le trésor caché du capitaine Flint, les récifs, les cartes qui ne correspondent pas avec le point GPS encore aujourd’hui (…) la Tortuga nous a accueilli durant une dizaine de jours. On vous rassure, le trésor reste toujours à découvrir…

Fanfan amuitz Venezuela ile de la Tortuga
Fanfan amuitz Venezuela ile de la Tortuga

En faisant route de La Blanquilla vers La Tortuga en compagnie de « Aquilon » nous avons été suivis à de nombreuses reprises par des dauphins.

sous spi Venezuela ile de la Tortuga
sous spi Venezuela ile de la Tortuga
Dauphins Venezuela ile de la Tortuga
Dauphins Venezuela ile de la Tortuga

La Tortuga est une petite île d’une dizaine de milles avec un lagon sous le vent et des mouillages au vent ! Peu de fonds, pour ainsi dire pas d’habitants permanents, quelques pêcheurs et une piste en terre pour recevoir la visite des gens aisés de Puerto Lacruz et de Caracas.

Fanfan piste avion Venezuela ile de la Tortuga
Fanfan piste avion Venezuela ile de la Tortuga

Ces derniers logent dans des cases en bois, un maximum d’une vingtaine de personnes durant les périodes de pointe en fin de semaine ou durant le carnaval.

Pecheur raies Venezuela ile de la Tortuga
Pecheur raies Venezuela ile de la Tortuga

Le mouillage est calme, un peu rouleur mais venté durant une grande partie de notre séjour. Particularité, la venue d’une flottille de vedettes de luxe durant le week-end du carnaval. Pas de soucis avec eux, ils ne se mêlent pas aux voiliers et restent entre eux bien au chaud !

Amuitz mouillage Venezuela ile de la Tortuga
Amuitz mouillage Venezuela ile de la Tortuga

Nous avons trouvé sur le bord de la plage magnifique, un tas d’ordures qui n’est jamais ramassé.

Rammasage ordures Venezuela ile de la Tortuga
Ramassage ordures Venezuela ile de la Tortuga
Poubelles Venezuela ile de la Tortuga
Poubelles Venezuela ile de la Tortuga.

un paquet de cigarettes venant de Suisse etc. Nous avons demandé aux gardes côtes si on pouvait faire disparaître les immondices en les brûlant. Refusé ! Le tas reste là.

La Tortuga vue du haut du mât…

Vue de haut passe Venezuela ile de la Tortuga
Vue de haut passe Venezuela ile de la Tortuga
Venezuela ile de la Tortuga
Venezuela ile de la Tortuga récif à l’entrée.

Mouillage idyllique aux San Blas en 2015.

 

Un mouillage superbe en février 2015 pendant qu’en Europe le froid sévit. Iles des Sanblas dans les Caraïbes du Panama.

Retrouver notre parcours.

Vous pouvez déplacer la carte, agrandir l’image, vous rapprocher des endroits ou nous sommes allés.


Afficher AMUITZ sur une carte plus grande

Panama, escale technique et marina.

 

Une marina au coeur de la nature, un chantier de carénage et de mise au sec avec stockage, une voilerie, mécanique, restaurant, chambres climatisées… Panamarina passe à la vitesse supérieure.

Depuis une quinzaine d’années, Panamarina est le havre pour nombre de voiliers qui font escale à Panama, sur la côte caraïbe entre les ïles des Sanblas et le canal de Panama à Colon.

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Idéalement situé et protégé, ce « spot » que nous avions déjà présenté précédemment, avec une mode d’emploi pour entrer dans la marina
Voir article, ce spot vient de renforcer son offre, répondant à une demande chaque jour plus pressante.

Désormais en plus de la marina, un chantier de mise au sec moderne est en place et opérationnel. Une cinquantaine de voiliers peuvent être mis à terre pour un carénage ou pour un stockage durant la saison des pluies.

Une remorque hydraulique très bien pensée et mise au point, permet la mise au sec des voiliers sans aucun souci. Des monocoques jusqu’à 2m de tirant d’eau et des catamarans jusqu’à une douzaine de tonnes. de quoi contenter une grande partie de la demande classique.

Un magasin d’accastillage permettant l’achat surplace du matériel nécessaire et à bon prix pour les carénages est en cours de constitution. La voilerie tenue par Alain est aussi en pleine activité. De plus ceux qui souhaitent passer quelques jours dans un bungalow climatisé le temps du carénage pour bien se reposer la nuit, trouveront surplace une offre intéressante, en plus du bar restaurant.

En clair, Panamarina propose désormais une offre complète au plaisancier de passage, excellente initiative…

Pour contacter la marina:

panamarina1@yahoo.com

Navigation à bord de Fleur de Lampaul en Norvège.

 

Le nord de la Norvège sur Fleur de lampaul.

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Comme chaque année depuis quelque temps, le voilier Fleur de lampaul passe une partie de l’hiver dans le nord de la Norvège ou il accueille des skieurs de randonnée qui peuvent  s’adonner à leur sport favori.

Au début du printemps, le Fleur de Lampaul rentre vers ses bases de Saint Vaast la hougue en Normandie.

En chemin, nous avons eu l’occasion de découvrir notamment les superbes paysages et zones des navigation des Lofoten.

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Arrivée en avion sur une île des Sanblas au Panama.

Arrivée en avion sur une île des Sanblas au Panama.

Cap sizun, escale en Bretagne.

 

Début d’été agréable en Bretagne, dans ce coin proche du raz de Sein, entre Audierne et son port de pêche spécialisé dans le bar de ligne et la baie de Douarnenez, de l’autre côté du raz et des courants exigeants.

Une escale agréable et quelques photos finistériennes.

Penang, l’île chinoise du détroit de Malacca.

 

Située dans le nord est du détroit de Malacca en Malaisie, la vieille ville chinoise de Georges Town sur l’île de Penang vaut le détour historique.

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Ancienne possession de la compagnie des indes britannique, elle était la plaque tournante du trafic d’opium. Les anglais s’étaient spécialisés dans le trafic d’opium, ils approvisionnaient la Chine voisine malgré l’interdiction officielle… De cette manière, les navires « pirates » de la couronne très britannique sont parvenus à équilibrer la balance des paiements en barres d’argent, seule monnaie alors admise par les chinois pour le paiement du thé et de la soie.

Aujourd’hui il ne reste plus grand chose de cette époque, sauf bien entendu, le quartier chinois et les chinois, descendants des commerçants de l’époque bénie pour eux, du trafic d’Opium. L’opium qui venait par ailleurs, du sud de l’Inde.

Amuitz en Thailande.

 

Pour répondre à la demande générale, quelques photos de notre ballade en Thailande.

Amuitz à Phuket

 

Petite escale à Phuket pour effectuer les procédures d’entrée au Pays et préparer le bateau pour la venue de la famille et amis dans quelques jours.

L’occasion de faire un tour sur Phuket ville en bus local, quelques photos dépaysantes parfois dans un environnement sympathique toujours. Dans le bus avec des Birmans, les immigrés des Thaïlandais.

Bus avec Birmans.
Bus avec Birmans.

Xipirons, calmars séchés, ils adorent…

Calmars séchés.
Calmars séchés.

Poissons séchés.

Joliment découpés
Joliment découpés

Rue de Phuket, quartier du marché.

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Enfant dans la rue de Phuket.

enfant dans la rue
enfant dans la rue

Fraises de Plougastel ??? Non, elles n’ont aucun goût.

Fraises sans goût.
Fraises sans goût.

Les nouvelles sont bonnes?

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Riz au jasmin pour ce soir à bord.

Riz au jasmin.
Riz au jasmin.

Un temple par-ci…

Temple
Temple

Un rebobinage dans la rue en direct, par là.

Travail de précision dans la rue.
Travail de précision dans la rue.

Croisière en Thaïlande

 

Petite escapade d’un mois en Thaïlande pour Amuitz après l’opération carénage rondement menée.

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Des navigations courtes à la journée. Il faut dire que naviguer de nuit dans le secteur entre Langkawi (Malaisie) et Phuket (Thaïlande) relève presque de l’imprudence tant les lignes, filets et autres apparaux de pêche sont nombreux et mal signalés.

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Du coup on part au lever du jour pour terminer la navigation en début d’après midi et profiter un peu du mouillage, ce qui est l’essentiel, ne l’oublions jamais…

Nous avons échappé aux eaux « vertes », devenus progressivement bleues et coralliennes, au fur et à mesure que l’on s’éloigne du continent, comme toujours.

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Un point négatif à signaler pour l’île de Phi Phi et ses dizaines et dizaines de speed boats qui sillonnent en tout sens à fond de train, un plan d’eau devenu dangereux. A éviter.

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Des petits restaus de poisson, vu qu’on ne pêche rien par ici…
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La croisière ne fait que commencer.
Tout va bien à bord.

Amuitz en chantier en Thailande.

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C’est fait, Amuitz est au coeur de la Thailande du sud, dans une région musulmane au fond d’une rivière ou pour y arriver, nous nous sommes échoués dans la vase à deux reprises, tout doucement…

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Cela étant dit, il n’y à pas d’indications fiables, ni de cartes maritimes, seulement des tuyaux d’autres marins ayant déjà fait le parcours.

Intéressant. Un véritable chantier naval de pêcheurs, chantier dédié essentiellement au bois, la réparation et parfois même la construction d’unités de plus de 25 mètres de long.

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Le jour convenu, nous sommes arrivés avec la marée montante au fond de la rivière dans la province de Satun.

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Les ouvriers, pléthore, du chantier s’occupaient à mettre en place le chariot qui devait nous sortir de l’eau sur des rails, comme pour les bateaux de pêche, l’idéal. Deux plongeurs se sont assurés que les coques reposaient bien sur les sacs de sable disposés au quart de poil sur la structure, nous leurs avions envoyé les côtes du bateau par internet quelques temps avant.

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Nous sommes donc au sec, dans la poussière d’un chantier et tout le monde s’active autour de nous. Ponçage, mécanique, peintures, et autres mille trucs habituels aux grands carénages.

Nous pensons rester deux semaines sur place et repartir juste avant le nouvel an chinois, car tout s’arrête…

Tout va bien à bord.

Ce n’est pas tous les jours que l’on dispose lors d’un carénage, d’une équipe technique digne de ce nom et des conditions de travail intéressantes.

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En une semaine nous avons effectué:

-Sortie du bateau le 15 janvier en Thailande.
-Nettoyage de la coque en haute pression.
-A l’aide de deux et trois ouvriers:
-Ponçage de la surépaisseur d’antifouling à la flottaison, sous les jupes etc…
-Gros chantier de remplacement des CP dans les coffres avant. découpe des CP jusqu’au polyester, la partie haute du bois était affaiblie car le CP n’avait pas été bien imprégné et pas recouvert de polyester sur toute la longueur.
-Remplacement de tout ce qui n’était pas parfait, ajustement, saturation epoxy, stratification des deux faces, ajustement, pose avec joints congés, stratification sur place intérieur et extérieur, peinture epoxy bi composantes. -Une semaine de boulot réalisé de main de maître par un thaï qui s’y connaît parfaitement et bosse dur.

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-Ponçage des quilles, contrôle et renforcement préventif des cuves à eau.
-Décollage des autocollants de coque au pistolet thermique.
-Ponçage des coques à l’eau et papier grain de 1000, le gelcoat à retrouvé son brillant d’antan, en attendant le polish.
-Démontage des deux safrans, remplacement des 4 bagues auto alignantes JP3 et du safran tribord qui avait un choc. (Safran neuf)

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-Démontage et vérification des deux secteurs de barre et des rotules de direction (datant de 2011 elles sont OK).
-Démontage et remplacement des roulements à billes des pièces de liaison de direction (elles étaient fatiguées).
-Démontage du moteur du guindeau pour nettoyage, vérification de la corrosion externe, traitement 2 couches époxy.
-Installation d’une pompe d’amorçage diésel dans le compartiment moteur.

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La première semaine se termine demain, la suite au prochain numéro.

 

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Et oui tout à une fin, même les bonnes choses…

Deux semaines de boulot ininterrompu, avec depuis le départ des ouvriers qui nous aidé à mener à bien un carénage que nous estimons excellent.

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Pour ne pas vous ennuyer avec la technique, je le ferai à une autre occasion, voici quelques photos du chantier, de Amuitz mais aussi des bateaux de pêche qui sont la très grande majorité.

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Amuitz à Langkawi Malaisie

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Cette fois-ci, on va ralentir un peu la marche, car comme le dit « Gégé » de Galdu, « à cette allure on peut faire deux tours du monde par an »…

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Amuitz en Malaisie à Langkawi.

 

Il faut bien reconnaître que notre marque de fabrique était plutôt axée vers la lenteur, les longues escales qui duraient, les années qui passaient doucement au gré des mouillages, des mers, des océans, des hémisphères et des douceurs de la vie en escale.

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L’année 2013 aura été celle d’une accélération assez sensible vu que nous venons de nous déplacer de 5000 milles en un peu plus d’un mois, dérogeant à nos habitudes traditionnelles des escales citées plus haut.

Dans le détroit de Malacca
Dans le détroit de Malacca

Amuitz est donc depuis la mi août en Malaisie, plus exactement à Langkawi dans la partie proche de la frontière avec la Thailande.

La partie Batam (Indonésie) jusqu’à Langkawi a été envoyée d’une traité, comme l’a été la partie Noumea Bali et Bali Batam. Deux escales courtes, pour ne pas perdre le rythme, et nous voici au terme de ce que nous avions prévu pour cette saison.

Ca passe près à Malacca.
Ca passe près à Malacca.

Langkawi semble être un chouette coin, la baie de la « capitale  » est une petite merveille pour qui conque vient de Nouméa. 2 milles de large et autant de profondeur avec 5 mètres de fond de vase et sable et de la place pour mouiller… par tout, par tout, par tout… 30 bateaux occupent partiellement ce spot.

Un plaisir incommensurable aux antipodes de la Nouvelles Calédonie, de Nouméa, devrais-je dire.

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Pour y arriver il faut cependant, passer par Singapoure et ses centaines de cargos en tout genre, mouillés, en mouvement, dans tous les sens, dans le rail de séparation de trafic mais aussi aux abords. Un grand moment pour ceux qui comme moi, sont amateurs de cargos. L’AIS a fonctionné, chauffé, calculé, de quoi passer parfois un peu près, mais toujours sans toucher. Ce qui n’est pas le cas pour tout le monde… (voir video)..

Nous on a évité de se frotter de trop près…

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Devant Singapour

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Tout va bien à bord.

José et Fanfan.

Amuitz visite Bali.

 

Avant de reprendre la mer assez vite, nous l’espérons, l’équipage d’Amuitz à cédé à la tentation du tourisme et s’est payé une journée de ballade avec chauffeur particulier…

Des temples en veux tu en voilà, des rizières en terrasse, des forêts avec des singes, des villes balnéaires et des pirogues à balancier magnifiques, voici quelques photos en vrac.

Amuitz de Nouméa à Bali.

 

L’Asie du Sud Est nous attendait, nous y sommes.Bali.

Parcours d'Amuitz carte
Parcours d’Amuitz carte

Amuitz est arrivé à Bali après 24 jours de mer non stop ou presque, vu que nous avons mouillé quelques heures dans une île proche pour attendre le moment propice du départ pour l’île de Bali et profiter pour démonter en apnée, l’hélice qui a été cassée par le choc d’un objet dans le Pacifique.

Côtes d'indonesie
Côtes d’indonesie

Carte noumea a Bali.
Carte noumea a Bali.

Le départ de Nouméa en Nouvelle Calédonie s’est effectué par une mer agitée à forte, renforcée par un anticyclone puissant, stationnaire depuis près de trois semaines au sud de l’Australie.
Juste avant le départ, Fanfan à fait une chute du bateau dans l’eau en passant par l’annexe… bilan 4 points de suture dans l’oreille. Petit retard au démarrage, soins à Noumea, tout va bien depuis.

accident oreille Fanfan.
accident oreille Fanfan.

Non seulement le vent était soutenu mais la mer croisée rendait la progression inconfortable pour le moins. Seule consolation, nous faisions route vers le Nord Ouest, donc vers des eaux plus chaudes et des températures nettement plus clémentes qu’en Nouvelle Calédonie.

Amuitz surfs à 18 noeuds...
Amuitz surfs à 18 noeuds…

En effet, des quelques jours de mer, nous avons noté un changement notable dans les températures et nous avons pu nous délester des couvertures en laine achetées à Nouméa…

Barracuda
Barracuda
Gros barracuda.
Gros barracuda.

L’océan Pacifique nous a fourni du poisson, mais uniquement des Barracudas… Il a fallu attendre l’Indien pour changer de régime, Wahoo et thons jaunes.

Amuitz Wahoo
Amuitz Wahoo Australie.
Thon
Thon

La première partie consiste à remonter vers la Papouasie-Nouvelle Guinée car le chenal d’entrée dans le détroit de Torres se situé très au nord de l’Australie. Le détroit se parcourt finalement en faisant cap au SW avec des vents au près, vu que le Sud soufflait à 25/30 noeuds. N’ayant pas de lieux de repli pour attendre une météo favorable, et aidés par Gérard et Régine du voilier Galdu de Nouméa, qui nous ont envoyé des infos météo quotidiennement, nous avons décidé de poursuivre.

Pluie au départ de Noumea.
Pluie au départ de Noumea.

Avec grand Voile à deux ris (une fois être monté au mat pour remettre des lazzis jaks cassés) et une trinquette, nous avons pu poursuivre en faisant un cap correct et une bonne vitesse. C’est avant Torres que nous avons constaté que l’hélice tribord avait des vibrations anormales. Nous venions de démarrer les moteurs pour permettre de manoeuvrer lors de l’envoie de la GV. Finalement c’est une pâle qui s’est cassée dans un choc qui a tordu l’axe de la Kiwiprop. De même deux pâles de l’éolienne ont volé en éclats lors d’une manoeuvre ratée.

Lever du jouir à bord d'Amuitz au large de la Papouasie.
Lever du jouir à bord d’Amuitz au large de la Papouasie.

Le détroit de torres a été avalé rapidement, de nuit, aidés par les courants portants et le vent, quand ce dernier n’était pas masqué par les îles que l’on apercevait dans la lueur de la pleine lune.

Fanfan spi amuitz
Fanfan spi amuitz

Une fois Torres derrière nous, nous avons renquillé avec l’océan Indien. La mer de Arafura avec deux jours de pétole bien molle. Spis symétrique et asymétrique ont été fortement mis à contribution. Finalement c’est le grand spi maxi symétrique qui nous a permis durant trois jours et nuit consécutives, de nous échapper de la mer d’Arafura et ses calmes annoncés par Gérard de « Galdu » et d’entrer dans la mer de Timor.

Visite à bord.
Visite à bord.

Durant cette période de navigation nous avons eu quelques visites des douanes d’Australie qui nous ont demandé qui nous étions d’ou nous venions et nous allions. L’avion des douanes vous survole à basse altitude avant de faire un large tour et de vous contacter par VHF canal 16.

Fanfan à la barre d'Amuitz
Fanfan à la barre d’Amuitz

Une fois devant les côtes d’Indonésie nous avons slalomé entre des puits de pétrole et des pétroliers puis avons poursuivi jusqu’à une petite île à côté de komodo. Nous avons effectué un stop de quelques heures pour plonger et tenter de remplacer la pâle cassée. Nous en avons une de rechange à bord. Malheureusement en plus de la pâle, c’est l’hélice elle même qui a été tordue.
Nous sommes repartis sur une pate et avons décidé de remonter vers le nord des îles pour redescendre plus tard vers Bali avec le courant. Les courants en cette saison descendent toujours du nord vers le sud de manière incroyablement forte. Nous avancions à 9 noeuds sur l’eau et moins de deux noeuds sur le fond et ce durant plusieurs heures, avec une mer creuse impressionnante.

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Spi asymétrique.

Comme tout a une fin, nous sommes parvenus à arriver dans la partie nord de l’archipel. Là, point de vent, petits airs, pétole, et moteur. Un petit stop dans l’île Gilli aer, plongée, démontage de l’hélice, dodo au calme et départ à 2h30 du matin pour Bali. Vent 25 noeuds au près, GV 2 ris trinquette, puis mollissant, envoi du génois.

Réparation de l'éolienne.
Réparation de l’éolienne.

Finalement nous arrivons devant la passe de Bali pour la marée haute comme prévu. L’entrée à été couverte sous voile. Bien balisée, la passe de Benoa est claire et même si des brisants puissants cassent sur tribord, il y a la place pour entrer. Des centaines d’embarcations circulaient aux abords des passes respectées à la manière militaire.

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Amuitz pirogue à balanciers.

Pas une étrave ne débordait vers le chenal. Les plages bondées de milliers de personnes, des parachutes tractés passent à 5 mètres de notre mât, c’est un brouhaha incroyable, des bateaux de pêche par tout, des cargos, des hauts fonds, des engins tractés qui s’envolent avec des gens accrochés dessus. Un choc après 24 jours de mer tranquilles…

Nous avons réussi à trouver une bouée payante, car impossible de mouiller par manque de place.

Nous sommes à Bali, 3500 milles au compteur.
Tout va bien à bord.

Restera à faire prochainement, un millier de milles pour rejoindre Singapour.

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Ikurrina et drapeau Kanak.

 

« Noumea la blanche », un des derniers vestiges encore vivants de la colonisation française encore en vigueur.

En « Nouvelle Calédonie » Nouméa, la capitale administrative fait office de révélateur des pires travers de la colonisation française.

Ici presque pas de « noirs », les Kanaks relégués aux tâches subalternes pour la plupart, vivent entre souvenirs de leur culture bafouée et dure réalité de la société de consommation blanche imposée.

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Un taux d’alcoolisme élevé, du chômage, de la précarité organisée et toute une frange de la société locale qui reste en marge du « mirage » économique.

Jamais plus qu’ici nous avons été frappés par l’apparteid véritable qui existe entre blancs et noirs, entre « français » et kanaks.

Deux sociétés bien distinctes, séparation soigneusement entretenue à coups de millions de subventions, primes pour fonctionnaires et « aides » de défiscalisation pour les uns et rien ou presque pour les autres.

Pourtant les Kanaks, habitants originels et toujours présents de la « Nouvelle Calédonie » se battent pour le respect et la reconnaissance de leurs droits et culture ancestrale.

On ne saurait trop conseiller aux voyageurs qui foulent le sol de Kanakie d’aller saluer les habitants du cru…

Pour ce faire, les Kanaks font « coutume ».

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Le visiteur offre une pièce de tissu et un billet de banque en signe de remerciement de l’accueil qui leur est fait et du respect et reconnaissance de la terre qu’il foule. En retour, les Kanaks vous expliqueront leur culture, l’importance de la case, des anciens, de leur vie.

Amuitz a fait coutume, un échange de drapeaux, Ikurrina basque et drapeau Kanak a été scellé pour toujours.

Nous sommes repartis de Kanakie moins ignorants que nous n’en sommes arrivés…

Merci.