Viviers de France. Nouvelle usine et accord sur les 35 heures.


28 mai 1999.

Deux ans tout juste après sa relance réussie, les Viviers de France inaugurent leur usine ultra moderne de Castets dans les landes. Avec 10 MF d'investissement, l'usine de transformation a fortement pris en compte le caractère environnemental local. "Nous avons la volonté d'intégrer l'environnement local et pour ce faire avons construit une station d'épuration afin de traiter  les eaux de rinçage et de découpe" explique Arnault Chaperon le PDG de Viviers de France. L'investissement de la station d'épuration atteint les 3MF, les eaux rejetées sont parfaitement aux normes. L'usine de Castets traite par an entre 6 et 7000 tonnes de poisson, "Plus que n'importe quel port de pêche d'Aquitaine" se plaît a rappeler le PDG. La spécialité du site reste la truite qui est acheminée vivante depuis la dizaine de fermes piscicoles du groupe pour y être débitée dans de meilleures conditions. Les truites sont prédécoupées, les arrêtes retirées puis les morceaux emballés en poids constant, le tout dans des barquettes parfaitement étanches, glissées dans un fourreau. Entre le moment ou les poissons arrivent vivants et leur préparation s'écoulent 20 minutes, ceci afin d'assurer une fraîcheur maximale au produit. Viviers de France ne se contente pas de travailler les truites, les saumons font désormais partie du paysage local. "Ils arrivent de Norvège et d'Ecosse, nous en faisons des pavés ou divers conditionnements comme sans arrêtes ou des brochettes". Le plan social n'est pas négligé et un accord sur les 35 heures vient d'être signé entre la direction et le syndicat majoritaire F.O. Il concerne les 130 salariés de l'entreprise dont les 80 de l'usine de Castets. Une embauche de 6% sera effective dans les 12 mois et en contrepartie les salariés qui bénéficieront de 24 jours de congés supplémentaire par an, devront se plier à la règle de la flexibilité totale. "Si une semaine nous avons peu de travail les salariés resteront chez eux quitte à rattraper la semaine suivante si le besoin s'en fait sentir. Nous avons eu l'adhésion des salariés et cela n'a pas été chose facile que d'arriver à trouver des solutions pour les 35 heures dans des fermes de deux ou trois salariés" reconnaît Arnault Chaperon.

José arocena.



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