500 personnes selon les gendarmes, 2000 selon les organisateurs ont
répondu à l'appel lancé par un collectif de groupes
écologistes afin de former une chaîne humaine reliant la gare
de Bedous au village d'Accous (Pyrénées Atlantiques) distants
de 6,5 km. Les opposants à l'élargissement de la route qui
traverse la vallée d'Aspe jusqu'au tunnel routier du Somport entendent
faire pression sur le gouvernement qui a décidé la mise en
uvre des travaux. Depuis une dizaine d'années les écologistes
de la vallée pyrénéenne multiplient les actions afin
de ralentir les travaux. Pour la première fois c'est un large collectif
d'écologistes qui appelle à la mobilisation. Parmi eux, Alternative
Somport, France Nature environnement, Greenpeace, WWF, Initiative Pyrénées,
La goutte d'eau, Mountain Wilderness, Les verts et la Sepanso Béarn.
En tête de la chaîne humaine à Bedous, Bruno Rebelle
directeur général de Greenpeace France a indiqué que,
"La perspective de voir 2000 camions circuler tous les jours en vallée
d'Aspe est une perspective que nous n'acceptons pas, il y a un patrimoine
local à défendre, une biodiversité à préserver."
A indiqué le patron de Greenpeace, "Ce type de projet va dans le
même sens de la politique des transports qui est développée
depuis 30 ans et qui donne la priorité à la route par rapport
à d'autres alternatives, c'est une politique coûteuse pour
le contribuable et dangereuse en matière d'environnement en
contribuant à l'augmentation de l'effet de serre. Le coût
de l'opération de la route et tunnel du Somport s'élève
à 6 milliards de Francs alors que la remise en service de
la voie de chemin de fer Pau-Canfranc n'atteint qu'un milliard et demi"
a affirmé Bruno Rebelle.
Le choix du ferroutage a été abandonné localement
depuis le 27 mars 1970. A la suite d'un accident purement matériel,
la section Bedous-Canfranc fut fermée à tout trafic. Ce jour-là,
un couplage de locomotives remorquant un train de céréales
dut s'immobiliser en pleine rampe en raison du verglas recouvrant le rail.
Les deux agents descendirent sur la voie afin de procéder à
un sablage manuel, mais les freins de la rame se desserrèrent et
l'ensemble partit en dérive, dérailla et percuta le tablier
métallique de l'ouvrage qui s'effondra dans le gave avec l'ensemble
du train. Depuis la ligne ferroviaire du Somport est immobilisée.