Les cours du maquereaux en chute libre.


José Arocena.
Depuis que la pêche à l'anchois a été interdite pour les pélagiques au printemps, un quota de 999 tonnes et de 1035 tonnes ont été octroyés respectivement aux ports de Ciboure et de Hendaye. Ils devaient permettre de compenser quelque peu la perte due à la fermeture de l'anchois. En 1998 le prix moyen au kilo s'est élevé à 2,27F, cette année il est de 1,20F, autant dire que le fragile équilibre des armements et équipages est rompu.
Dans chacun des deux ports basques 3 aires de pélagiques traquent le maquereau avec en plus pour St Jean-de-Luz une dizaine de ligneurs qui pêchent pour le frais. La campagne a démarré véritablement le 17 mars. En février nous avions commencé mais vu les cours catastrophiques elle avait été interrompue reconnaît Joël Fournerat le directeur de Bascopêche OP. Des équipages qui ne comprennent pas que ce poisson ultra frais ne trouve preneur à plus d'un franc le kilo. Du coup les 3 paires de Hendaye ont préféré traquer le bar dans la manche en attendant des jours meilleurs. A St Jean-de-Luz la pêche se poursuit avec les problèmes cruciaux pour les OP qui doivent tenter de compenser la différence entre les prix de vente et ceux de retrait. Environ 50 centimes/kilo qu'il est difficile de compenser, même avec un plan de soutien mis en place entre l'OFIMER et les OP. Une enveloppe de 375 kf a été mise en place pour la campagne, pour chacun des deux ports pour soutenir les cours. La crise actuelle semble être durable et les causes pour le moins sérieuses et non passagères. Les pays de l'est n'achètent plus notre poisson, ils manquent de devises et n'ont plus de garanties de paiement. Le Japon est également moins demandeur, le Royaume Uni à obtenu le doublement de son quota de maquereaux ce qui augmente fortement l'offre au détriment des pêcheurs français explique le responsable de Bascopêche OP. Le constat est facile à faire, les usines françaises notamment ont déjà fait le plein, les stocks sont au plus haut, ils ont acheté du maquereau irlandais et écossais, réputé plus gras et moins cher que celui actuellement pêché dans le golfe de Gascogne. De même le marché espagnol est calme et attend le démarrage de la campagne d'anchois, qui ne devrait plus tarder. Reste que pour le moment seulement 250 tonnes de maquereaux ont été pêchés par les basques sur les 2000 tonnes de quotas qui leur sont attribués, le maquereau qui disparaît brutalement vers le fin du mois d'avril, sans crier gare.
José Arocena.


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