
|
Jack London, né en 1876 à San Francisco, infatigable globe trotter, journaliste écrivain tenait à réaliser une grande aventure sur un voilier. Pas un voilier quelconque, un voilier construit pour l’occasion, ce sera le Snark. Jack London n’en est pas à sa première expérience à la voile mais là c’est un tout autre projet qui le mine.Alors que la coque est en cours de construction, le 18 avril 1906, c’est le grand incendie de San Francisco et les conséquences qui s’en suivent. Finalement Jack London prend possession du Snark et quitte la ville le 23 avril 1907 avec 6 personnes à bord et terminera provisoirement son périple en novembre de l’année suivante. Le Snark sera vendu à Sidney en 1910 pour 3000 dollars. Entre temps, ce voilier de 17m de long aux qualités nautiques moyennes, va parcourir des milliers de milles entre San Francisco et Sydney. L’occasion à chaque escale, de rencontrer les autochtones et d’écrire des récits qu’il publiera tout le long de son parcours. Les navigations su Snark ont été ponctuées de difficultés de tous ordres. Ainsi, Jack London embarquera trois capitaines, aussi incompétents les uns que les autres, jusqu’au jour ou il décide de skipper lui même son voilier. Sextant et chronomètre en main, il parvient à acquérir les rudiments de la navigation astronomique et évite plus d’une fois de finir sur des récifs. Les récits de jack London sont aussi l’occasion de se souvenir à quel point à cette époque révolue, l’accueil dans les îles polynésiennes était sacré. Sur 500 pages, cette nouvelle traduction enrichie de 119 photos originales, souvent développées à bord du Snark, permet de savourer un récit d’aventures d’un autre âge. Une époque ou l’on prenait le temps de rencontrer les gens, de leur parler, de les écouter et de les comprendre sans jugements hâtifs. Une autre époque, quoi. La croisière du Snark San Francisco Sydney. Le pacifique à la voile. Editions Ouest France Bibliothèque de la Mer. José Arocena |