Les galères au musée de la Marine

Quand on parle "galère" on pense aux esclaves ou autres condamnés qui ramaient toute une vie jusqu'à rendre l'âme. Les spécialistes vous diront qu'en plus du côté "humain" les navires sont de véritables bijoux de précision. L'auteur rappelle que durant des siècles la galère fut le seul navire de combat existant. La rame servant uniquement lors des dites confrontations, la voile servant à la propulsion normale lors des déplacements. L'auteur, René Burlet, amoureux des navires a tenu à répondre à quelques questions de base. Comment pouvait-on ramer sur les galères du Roy? Comment étaient construits ces navires, quelle a été leur évolution dans le temps? Pour y répondre il a fallu  "entrer en galère" des années durant. Grâce notamment à une collaboration du Musée de la Marine, les recherches ont accouché d'un beau livre. On apprend que sur les galères embarquaient entre 450 et 1000 hommes dans un espace réduit. L'ouvrage consacre une partie de ses pages à la triste condition du galérien, la nourriture embarquée, l'eau étant le problème essentiel de la galère. C'est par manque de place et vue la grande consommation d'eau par les rameurs, que la galère qui doit faire le plein chaque semaine, ne sera jamais un navire de haute mer. Le musée de la marine a le rare  privilège de posséder la plus belle collection de galères au monde. René Burlet a pu bénéficier de cette mine d'informations pour témoigner en 200 pages, de ce qu'étaient les galères.

Les Galères au Musée de la Marine
Presses de l'Université de Paris-Sorbonne
200 pages
129 Francs.


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