Gisèle Lougarot
Le Journal du pays basque.
SOCOMER s'agrandit et passera d'ici
au premier trimestre 2003, de 1 400 à 2.100 m2.
"En 2001, notre chiffre d'affaires s'est élevé à près de douze
millions de francs, soit une progression de 22% par rapport à 2000.
Notre objectif pour cette année est une augmentation de 25% par rapport
à 2001" présente le responsable de Socomer, Dominique Pepeder. Et
celui-ci, a priori, a tout lieu de se montrer plutôt confiant avec 33%
de mieux que l'an passé sur ces quatre premiers mois de 2002.
Basée à la zone industrielle de Jalday à Saint-Jean-de-Luz, la société
Socomer est l'une des rares conserveries de poissons restant aujourd'hui
en activité dans la cité luzienne. L'entreprise a pourtant connu de sérieux
revers. "J'ai créé une première société en 1973. Socomer a
pris la suite en 1982 et je l'ai vendue en 1988 avant de la racheter
quatre années plus tard lorsqu'elle a fait faillite" raconte
Dominique Pepeder.
"Après ce rachat, l'entreprise restera fermée pendant un an. Cela
a été très mauvais car elle a perdu tous ses clients. Mais j'avais
alors d'autres activités" poursuit-il.
Socomer redémarre finalement. "Cela a été très dur. Depuis
trois ans, par contre, c'est une société qui tourne bien"
commente le chef d'entreprise. La raison principale de ce "décollage"
? Dominique Pepeder l'explique par le fait qu'il consacre désormais
100% de son temps professionnel à sa conserverie de poissons.
700 m2 d'agrandissement.
L'usine de Socomer va être agrandie de 700 m2 et passer ainsi à 2 100
m2. Cette surface supplémentaire hébergera le stockage de produits
finis et 800 m3 de chambre de congélation. À la fin des travaux, est
également prévu le transfert des bureaux d'Urrugne où est situé le
siège de
Socomer. "Je pensais que nous pourrions être prêts pour cette fin
d'année, mais il y a eu quelques complications administratives. Tout
devrait donc être finalisé pour le premier trimestre 2003"
commente Dominique Pedere.
D'ici là, l'entreprise aura poursuivi ses démarches de prospection sur
le marché américain grâce à des contacts pris, en octobre dernier à
l'occasion du salon Anuga à Cologne en Allemagne. Socomer y comptait
parmi les quelques 6000 exposants venus du monde entier. Les conserves
luziennes ont en effet l'ambition de s'ouvrir à l'international et
comptent déjà plusieurs clients en Allemagne, en Belgique ou en
Espagne.
Autre moment fort pour Dominique Pedere, le SIAL à Paris, l'un des plus
grands rendez-vous mondiaux des professionnels de l'agro-alimentaire. Il
se déroulera à l'automne prochain et Socomer a d'ores-et-déjà réservé
un stand de 36 m2.
Produit-phare : la soupe de poissons
C'est la soupe de poissons qui demeure la fabrication la plus importante
de Socomer. Celle-ci toutefois confectionne et commercialise d'autres
produits comme le ttoro, la bouillabaisse, ou le thon basquaise. Et une
nouvelle gamme en cours de lancement offrira marmitako, et chipirons à
l'encre ou à la basquaise ainsi que différentes soupes garnies.
Fabriqués par les vingt salariés de Socomer, tous les produits sont
commercialisés sous la marque du même nom et vendus à 95% dans la
grande
distribution. "Nous travaillons pratiquement avec toutes les chaînes
: Intermarché, Leclerc, Carrefour, ..." détaille Dominique Pedere,
qui a prévu d'ouvrir un magasin de 120 m2, pour l'été, quai Maurice
Ravel à Saint-Jean-de-Luz. "L'ouverture se fera à partir du 6
juin et ce magasin nous permettra de faire connaître nos
produits". "Nous nous sommes fixés un challenge : à chaque million de francs
d'augmentation de notre chiffre d'affaires, c'est la création d'un
emploi. En sachant que l'on n'ira pas au-delà de 22 millions de francs,
car l'usine actuelle ne le permettrait pas. Et puis, j'ai 51
ans..." conclut le chef d'entreprise.
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