
| La totalité des zones de productions de moules de Galice fermées. La Xunta de Galicia, gouvernement autonome galicien a décidé le 25 septembre 2002 la fermeture globale de l'ensemble des zones de production de moules et autres coquillages suite à l'apparition et à la dissémination de la toxine DSP, a indiqué Juan Maneiro le directeur du centre de contrôle marin. Les rias de Galice subissent habituellement les attaques des toxines en question mais c'est la première fois que l'ensemble de la production est touchée. ![]() Les dernières analyses de l'eau ont laissé entrevoir "des niveaux de toxicité qui empêchent la commercialisation et la consommation des moules". De même source on apprend que les réouvertures des zones de production se feront progressivement au fur et à mesure de l'amélioration de la qualité des eaux. En plus des "Bateas" , plate-formes de production de moules, les bancs d'exploitation des autres coquillages ont également été fermés en Galice. C'est autour de la ria de Arousa que cette décision va toucher le plus grand nombre. Les autorités locales ont estimé à 15.000, le nombre de personnes qui sont en chômage technique suite aux fermetures. Les pertes estimés s'élèvent à 600.000 euros par jour de fermeture. La "moule de Galice" a représenté en 2001 une production de 230.000 tonnes pour un apport considérable de 420 millions d'Euros. C'est de la météo que viendra la solution. Les spécialistes estiment que tant que le beau temps perdurera en Galice, les toxines seront présentes. "Nous attendons un fort vent du nord pour nettoyer les rias du phytoplancton toxique, cette toxine est entrain de se développer en ce moment, ce qui est inquiétant". Les conserveurs galiciens disposent de quelques réserves mais seront rapidement en rupture de stock. Le boum de leur production se situe entre les mois de juin et de décembre et actuellement la plupart des usines sont fermées ou travaillent avec des mollusques d'importation, notamment du Chili. De même le manque d'approvisionnement en moules des marchés nationaux fait le bonheur des autres pays producteurs, l'Italie, la France ou la Grèce en frais et Afrique du sud, Nouvelle Zélande et Chine en congelé. Actuellement se sont 1000 tonnes/jour qui ne sont plus ramassés en Galice. Le véritable risque viendrait d'un brusque changement de temps, passant de l'été à l'hiver brutalement. "Si une tempête venait à s'installer, les cordes lourdement chargées de moules seraient arrachées et finiraient au fond des rias, ce serait là une véritable catastrophe" ont indiqué les producteurs de la zone de Arousa qui représentent 70% de la production nationale espagnole. José Arocena. |
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