Nous souhaitons
être présents dans les ports, sans volonté d'hégémonie.
Les bonnes relations entre la filière maritime et notre banque doit
résider dans l'échange. Nous ne devons pas être seulement
le tiroir caisse quand cela va mal, il faut aussi penser à renvoyer
l'ascenseur quand cela va bien. C'est ainsi que Charles Montet, le
président de la caisse d'Aquitaine entend éclaircir les relations
de la banque bleue avec le monde de la pêche et de l'ostréiculture.
Certes la banque se porte plutôt bien, en matière de dépôts
le taux de progression avec 8% est un indicateur déjà intéressant
d'autant que dans le domaine des crédits la production et les encours
ont augmenté respectivement de 14 et 4,3%. Depuis des années
le crédit maritime recentre son activité vers la société
classique, comme les autres banques. Une stratégie qui lui permet
aujourd'hui de passer en douceur a travers les vagues résiduelles
de la crise de la pêche. 35% des fonds proviennent de la pêche
et de l'ostréiculture alors que la banque finance 90% des besoins
de la filière pêche et plus de 60% de l'ostréiculture.
Une volonté marquée de reprendre dans le secteur ostréicole,
une place prépondérante. Nous allons plutôt bien, la
banque paie ses dettes au fonds de garantie national qui nous avait aidé.
Nous poursuivons les remboursements à hauteur de 1,7 MF pour l'année
écoulée, reconnaît Christian Thareau le directeur
de la caisse qui doit faire feu de tout bois, partagé entre le pays
basque et la Bretagne. Considéré par le groupe comme étant
un directeur très efficace, il dirige depuis le début du
mois de novembre deux caisses en tandem. Un pied à Saint Jean de
Luz, il pose l'autre à Auray, siège de la caisse du Morbihan/Loire
Atlantique qu'il se doit de remettre sur pied après l'ébranlement
qu'elle a subi voici quelques années. Bien qu'il s'en défende,
il a été envoyé dans le Morbihan pour remettre de
l'ordre, ma mission consiste a réorganiser la caisse préfère
dire le directeur à double casquette qui passe deux jours par semaine
au Pays basque et trois à Auray. Parmi les soucis du crédit
Maritime d'Aquitaine, la situation du port d'Hendaye se situe en tête
avec toute fois un espoir que certains qualifieront de démesuré,
dans le projet marocain. La situation du port nous chagrine je crois
fortement au projet du Maroc qui avance beaucoup. Certains sont contre
l'idée de rapatriement du poisson du Maroc à Hendaye alors
que les espagnols font de même entre l'Ecosse et l'Espagne sans qu'il
n'y ait de problèmes, la distance étant la même.
Le directeur de la caisse croit dur comme fer dans le projet, s'il se réalise,
cela pourrait en effet permettre à la caisse d'Aquitaine de récupérer
des fonds importants qui pour le moment sont entre deux eaux, prêts
à couler.
José Arocena.