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Création d'une Union Maritime à Sete. Après deux ans de discussions et avec un petit retard en raison de la mise en place des 35 heures, l’union maritime du port de Sète vient de voir le jour en début d’année. A l’origine de cette création de cette association sous statut de loi 1901, les professionnels portuaires traditionnels (armateurs et consignataires, transitaires ou manutentionnaires). Les trois présidents patronaux sétois sont d’ailleurs élus dans le bureau de l’association*. « On avait tendance, dans nos syndicats respectifs, à ne traiter que les aspects techniques, explique le président Christian Cambon. Les aspects commerciaux étaient oubliés. Avec l’union maritime, nous souhaitons travailler dans le cadre d’un développement général, être des partenaires de la CCI ou des institutionnels pour mieux défendre notre port. » Se voulant à l’écoute de points de vue neufs, l’union espère attirer de nouveaux membres, en plus des 22 déjà inscrits. « Nous avons envoyé des courriers et nous voulons nous ouvrir aux autres intervenants : transporteurs, stockeurs, pétroliers, pour qu’ils nous fassent part de leurs idées. » Ce n’est qu’après réception des réponses de tous les interlocuteurs, que le président et son bureau feront un état des lieux général des questions portuaires et définiront les grands thèmes de travail des prochains mois. « Le but est de faciliter le dialogue entre tous les partenaires, ajoute Gilles Perzo, le secrétaire. Chaque corps de métier a ses propres priorités, mais nous souhaitons les mettre en musique et les rendre cohérentes à travers l’union maritime ».Sète est l’un des derniers ports à voir la création de son union maritime. Alors que le prochain plan de développement du port est bouclé, et que l’avenir semble aller vers des expériences de décentralisation, avec passation de l’état à la région, n’est-ce pas trop tard ? « Nous n’arrivons pas en retard, au contraire, estime Armand Corti, vice-président. Tout d’abord, lorsque nous avons commencé à parler d’une union maritime, on ne parlait pas du changement de statut. L’union maritime arrive avec la transition. Avec la mise en place de la décentralisation, elle peut devenir un interlocuteur privilégié du nouveau propriétaire et du concessionnaire. Nous croyons à l’avenir de notre port, qui est idéalement situé sur la Méditerranée. Nous souhaitons être des éléments moteurs de son développement. » Propositions pour une meilleure utilisation des postes, priorité des investissements, ou souhaits des clients remontés auprès du concessionnaire, l’objectif est de « faire quelque chose de constructif et dans l’intérêt commun». Les membres souhaitent aussi établir des passerelles avec d’autres groupes locaux qui travaillent sur le sujet (Propeller Club ou Jeune Chambre Economique), et servir de relais d’informations auprès des décideurs pour les dossiers d’avenir (cabotage méditerranéen par exemple). Pour que rien ne soit mis de côté, ni laisser quiconque sur la touche, les membres du bureau étudieront aussi les raisons des réponses négatives à leur invitation. A l’image de Brest ou de la Rochelle, l’union maritime de Sète espère devenir une force de proposition écoutée « parce que représentative des techniciens qui savent de quoi ils parlent » selon Gilles Perzo. * le bureau est composé de : Christian Cambon, président ; Pascal Vialard et Armand Corti, vices-présidents ; Jean-Michel Albano, trésorier ; Gilles Perzo, secrétaire Photo de gauche à droite: Gilles Perzo, Jean-Michel Albano, Armand Corti, Chistian Cambon |
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