Date:04.02.2003.
Sete: lèger recul pour 2002 avec 3,85 millions de tonnes.

2002 marque un léger recul à Sete avec un bilan contrasté : 3 854 000 tonnes traitées, alors que 2001 avait permis un franchissement des 4 millions (4 044 665 tonnes).

Les hydrocarbures tirent le bilan général à la baisse, alors que sans eux, le port afficherait une hausse de 6%.
Grâce à la fin des investissements sur le terminal vraquier et la mise en service de la digue fluvio-maritime (progression du fluvial : +45%), les vracs solides connaissent une belle embellie (+ 8,5%).



La mise aux normes européennes du parc à bestiaux permet à Sète d’asseoir sa position de premier port méditerranéen à l’export de bétail sur pied (+40%).
Le trafic passager semble stagner (-2%, résultats provisoires), mais les perspectives pour l’année s’annoncent bonnes.
Reste le souci de la chute des vracs liquides (-15%) et du portique à conteneurs, qui obère le trafic marchandises diverses (-5%). 2002 marque donc un retour aux résultats traditionnels du port, ce qui pour Henri Cournon, responsable du port à la CCI Sète-Mèze-Frontignan, peut se lire comme « un fonds de commerce solide, mais difficile à développer ».

Trafics :

Les vracs liquides affichent un recul de 15% (1 594 000 tonnes), essentiellement du à la perte de 17% des hydrocarbures (1 217 000 t).
Les vins, avec – 16%, sont aussi en régression. La baisse de consommation des vins de table handicape les imports (de 184 000 t à 133 000 t), et la reconnaissance des viticulteurs régionaux ne se fait qu’en faibles quantités (de 29 500 t à 65 700 t à l’export).
La mélasse, avec 36 300 t, connaît une embellie conjoncturelle : un bateau supplémentaire de 11 000 tonnes.
Les vracs solides, eux, sont en hausse de plus de 8%. La progression du fluvial profite à l’agro-alimentaire (céréales : +9,5%, graines : +4 %, et les tourteaux dopent le trafic, avec +30% en import = 263 000 tonnes).

2002 est aussi « l’année charbon » (+89 % !) avec 450 000 tonnes en import, et celle du ciment (+79%).
Avec 616 700 t, les marchandises diverses marquent le pas : - 5%, soit une érosion persistante (-6% en 2001).
Si le bétail continue son ascension (de 46600 t à 65 600 t), les bois tropicaux (- 10%) et la pâte à papier (-2%) n’offrent pas de perspectives encourageantes.
Quant aux conteneurs, malgré l’escale hebdomadaire de la ligne «Carib» et la mise en place de shifts, ils sont en chute de 11% avec 161 500 t.

Pour les croisières, 23 escales en 2002 au lieu de 26, et des bateaux plus petits (soit 11 400 passagers). Vers le Maroc, les données sont provisoires et se situeraient entre 68 700 (chiffres des services maritimes) et 76 200 passagers (chiffres Comanav). La baisse de 2% est étonnante, car les ferries affichent complets pendant l’été : l’armateur a décidé de doubler l’escale entre Tanger et Sète en 2003.

Hélène Scheffer.

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