
| Port la Nouvelle: Bilan stable pour 2002 Résultats presque étals pour Port la Nouvelle : -1,35% en 2002, avec 2 267 000 tonnes (2 298 000 en 2001). Une petite faiblesse due aux céréales (-15%), victimes d’une mauvaise campagne 2001/2002 au plan national. Malgré tout, les vracs solides (dont les céréales sont le poste principal) ne baissent que de 11,5%, et les marchandises diverses vivent une belle embellie de 37%. « Ce sont les retombées des investissements 2001 et 2002 : 3000 m2 de hangars livrés, la mise en service du quai Est 2, et l’achat d’une grue de 32 tonnes,» explique Jean-François Chatel, responsable du port à la CCI de Narbonne. Des structures qui font exploser des niches commerciales : bobines de papier, sel/sel de déneigement, carbonate, spath fluor, tuiles de construction. La redistribution des opérateurs pétroliers permet aussi une légère hausse pour les vracs liquides (+2,50%). Des trafics qui s’installent et d’autres qui se stabilisent : « A Port-la-Nouvelle, ce sont de petites quantités (de 3 000 à 20 000 tonnes), mais génératrices d’activité pour le port. Nous sommes satisfaits, car les trafics sont globalement rentables, et les perspectives 2003 nous rendent optimistes », ajoute-t-il. Les objectifs sont de retrouver un bon niveau pour le gaz, « ce qui n’est pas gagné », et de consolider les trafics, avec, à terme 1,5 millions t d’hydrocarbures, 700 à 800 000 t pour les céréales, et peut-être 150 à 200 000 t pour les marchandises diverses. Trafics : Vracs liquides : à cause de problème de stockage, le gaz chute à 8 000 t (-54%). Par contre, avec la nouvelle concurrence entre TotalFinaElf et Dyneff -un distributeur local qui a racheté deux des trois dépôts du port- le marché des hydrocarbures se stabilise (1 375 000 t, soit + 3,50% ) et retrouve ses anciennes marges, orientant la balance générale vers le positif. Pour les vracs solides (perte de 100 000 tonnes à 733 300 t), les 3000 t de sorgho remplacent les 2000 t de tournesol, et les céréales sont à la baisse (de 709 600 t à 603 500 t). Mais livrées en sacs, elles sont alors stables (5000 t en 2001, 4990 en 2002) et la farine augmente (de 42 500 t à 54 000 t). Globalement, les divers progressent de 20 000 tonnes avec 114 700 en 2002. Hormis les céréales, compte tenu des petites quantités traitées, les évolutions paraissent vite importantes pour les autres matières : le feldspath chute (de 47 700 t à 31 600 t, - 34%), ainsi que la bentonite (de 12 600t à 10 500 t, -17%), mais les Salins du midi multiplient leurs exports par 7 (+600%, de 3 500 24 800 t), le nitrate d’ammonium double (de 8 600 t à 16 700 t) ainsi que le carbonate de calcium (+90%, de 2 700 à 10 500 t). Grâce aux nouveaux hangars, mêmes orientations pour les tuiles de construction (de 5 600 t à 7 100t, +25%), le spath fluor (de 19 200 à 26 200 t, soit une dizaine de bateaux supplémentaires et +36%), et les bobines de papier -dont les chiffres s’envolent (de 378 t à 3 500 t). Autant de livraisons qui passent de trafics spots à des rotations récurrentes. Hélène Scheffer. |
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