
| La frégate "Germinal" PC opérationnel en mer POLMAR Prestige La frégate Germinal coordonne l’opération Polmar du « Prestige » dans le golfe. Les chalutiers, remorqueurs, bolincheurs et autres navires de dépollution qui travaillent chaque jour dans le golfe de Gascogne le font sous le commandement de la frégate de la Marine Nationale Germinal. Cette unité de plus de 90 mètres commandée par le Capitaine de frégate Olivier de Chassey est relation permanente avec la préfecture maritime de Brest. A son bord, plus de 90 hommes et femmes, officiers mais aussi matelots et pilotes d’un hélicoptère Ecureuil. ![]() Sur le Germinal, qui croise au large de Saint-Jean-de-Luz, la passerelle grouille d’officiers tous plus occupés les uns que les autres. La radio crépite deux niveaux plus bas dans une salle ou sont concentrés des spécialistes placés devant une table traçante tenue à jour et un écran radar qui éclaire d’une lueur verte ponctuée de points jaunes. Ici tout est calé, tout est précis, tout semble fonctionner parfaitement avec même des conversations VHF en espagnol entre le Germinal et la flottille du pays basque autonome qui croise à quelques nautiques plus au nord. Le Germinal est un bâtiment récent d’une dizaine d’années propulsé par 4 moteurs puissants qui entraînent deux lignes d’arbres semi lents. La commissaire du bord est attentive et prévenante, la discipline est omniprésente sans toute fois sembler trop lourde. Des ordinateurs en réseau tournent sans discontinuer dans cette ruche ou tout le monde sait ou se trouve sa place. ![]() « Notre obsession est de faire circuler l’information afin d’envoyer le meilleur outil au meilleur endroit. C’est un challenge permanent pour envoyer des le matin , les bateaux sur les nappes sans perdre de temps ». Le Cdt est conscient de l’ampleur de la tâche qui s’offre à lui et fait en sorte que tout aille pour le mieux. « Nous avons des atouts qui s’orientent sur divers axes avec un centre de commandement, un hélicoptère propre et une mission d’aide aux navires dépollueurs. Tout ceci participe à une motivation du bord ». Les marins du Germinal ont le sentiment de participer à un service public au sens fort du terme, « tout ce qui sera fait en mer, ne sera pas à faire à terre ». Le Germinal reste assez éloigné du reste des bateaux de pêche qui ramassent le fioul, sauf lorsqu’ils doivent envoyer un zodiac avec des plongeurs pour défaire un bout à l’hélice ou pour tout autre soutien. ![]() C’est la vedette Aramis du CEL (Centre d’Essais des landes) basées à Bayonne qui travaille plus en contact avec les marins. Elle reçoit les directives de la Frégate et transmet les ordres aux marins pêcheurs afin que ces derniers puissent se diriger sur les nappes. « D’en bas on ne voit pas grand chose, des que nous sommes en vol, on peut repérer facilement des nappes et informer le bord. Parfois on mouille un fumigène pour aider les pêcheurs à retrouver la zone de travail » reconnaissent les pilotes de l’Ecureuil. Dans le carré des officiers, tous sont d’accord pour reconnaître que les pêcheurs ont réalisé un sacré travail. « On ne savait pas trop comment ils allaient réagir mais dans l’ensemble ils ont été très professionnels et ne manquant pas de courage. » Reportage Photos. José Arocena. |
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