
| Congrès des pensionnés de la marine marchande et de la pêche: Le Pays basque attend 1.300 personnes. Autour d'un noyau dur de 5 personnes et d'une trentaine de bénévoles dévoués, l'organisation du congrès 2002 est fin prête. 1.300 personnes à gérer, du logement aux repas avec les visites de circonstance et les réunions de travail, n'est pas chose aisée. Le 79eme congrès est organisé par l'association des Landes et des Pyrénées Atlantiques qui compte environ 500 adhérents sur les 2000 pensionnés recensés dans le périmètre en question. Une association composée de 4 sections distinctes et indépendantes avec chacune un bureau et un président. 1) La section Saint-Jean-de-Luz/Ciboure avec 200 adhérents, présidée par M. Pantxo Pery. 2) La section Gave Adour, forte de 150 adhérents présidée par M. Guy Salsat. 3) La section Biarritz Anglet Bayonne et ses 120 adhérents présidée par M Guy Ledac. 4) La section la plus éloignée de la mer, Pau Pyrénées et ses 30 adhérents présidée par M Pierre Bovis. ![]() Une association des Landes et Pyrénées Atlantiques très éclatée mais qui fonctionne bien. "Nous avons refondu nos statuts en 1999 et chaque section travaille de manière indépendante. Sur nos 500 membres 350 proviennent du monde de la pêche" explique M. Jean Pierre Garat le président de l'association crée en 1934. Une association dynamique qui en plus des sorties et autres réunions internes, participe chaque années aux congrès nationaux en organisant un bus mais surtout organise des permanences pour aider les adhérents et leurs familles. " Nous faisons face aux problèmes sociaux qui ne manquent pas de surgir, nous avons des permanences à Ciboure tous les jeudi matin, deux fois par mois à Anglet et un permanence téléphonique pour la section Pau Pyrénées". Le rôle social de l'association se ressent d'autant plus que la crainte d'une réforme de la couverture de retraite surgit régulièrement. "Nous avons vécu toute notre vie à part du monde des terriens. Maintenant ils veulent supprimer ce qui fait la particularité de nos retraites, le système de répartition." Les retraites qui seront débattues à l'occasion d'une commission. "Nous allons tenter de mettre à plat notre système de retraite et de le comparer avec les régimes de nos voisins espagnols. Une comparaison qui aura l'avantage de nous éclairer d'autant que les marins espagnols sont déjà sur nos bateaux de pêche et cotisent à l'ENIM" rappelle Jean Pierre Garat. "Les pensionnés ne sont plus concernés par le marché du travail mais vont se retrouver confrontés pour leur retraite par répartition à la réalité économique nationale et européenne car notre système est très contesté" reconnaît Jean Claude Cordier une des chevilles ouvrières. Pour lui le marin à la retraite est considéré comme nanti alors que ce n'est pas le cas. "Un patron de pêche perçoit l'équivalent d'une retraite d'instituteur et un capitaine de cargo, celle d'un capitaine de frégate de la royale". Pas de doute, le thème sera abordé avec soin à Saint-Jean-de-Luz. Les chiffres sont là. En 1960 sur les navires de commerce il était recensé 43.000 personnels navigants pour 780 navires. En 2001 il en restait 9.315 pour seulement 208 navires. "Entre la pêche et le commerce il y a environ 38.000 marins actifs pour trois fois plus de pensionnés. Notre place est celle du "statu quo" et certainement pas celle préconisée et assimilée à la sécurité sociale" affirme Jean Claude Cordier. Les 20, 21 et 22 septembre le sujet sera largement abordé lors du 79eme congrès. José Arocena. |
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