
Date:12.01.2002.
| Port de Bayonne 5eme année consécutive
à plus de 4 millions de tonnes. 4.156.487 tonnes (+1,67%) 4 millions de tonnes semble être le
chiffre qui correspond bien au potentiel actuel du port de commerce de
Bayonne qui depuis 5 ans tente de stabiliser ce volume de trafic. Certes
les plus optimistes entrevoyaient déjà l'horizon des 5 millions, c'était
sans compter la chute prématurée du trafic ro-ro, mort né. Une expérience
qui n'a pas découragé les intervenants portuaires qui pensent bien
relancer une ligne régulière avec l'Angleterre et éviter les écueils
qui ont précipité la chute initiale. Les infrastructures sont là, les
terrains indispensables à la réussite de ces projets aussi, il ne
manque plus qu'un tour de table financier sérieux. Là encore plus
qu'ailleurs, l'argent est la clef du succès. Lors qu'on analyse
l'accroissement du trafic routier entre le sud de l'Europe et le royaume
uni, il va de soi que le trafic maritime est voué à un avenir certain
pour peu que les compagnies de transport de camions jouent un peu la même
musique. Les politiques devraient aussi faire pencher la balance dans le
même sens afin de désengorger les routes et éviter par là même, des
centaines de morts inutiles. Enfin, sur le simple plan financier, un
trafic ro-ro bien organisé est plus performant que le transport par
route. Les chauffeurs n'auraient plus qu'à prendre les remorques des
camions des parkings portuaires pour les mener aux destinations finales.
La baisse légale du temps de travail devrait aussi y trouver son
compte. ADA pèse 25% du trafic de Bayonne. L'aciérie de l'Atlantique confirme sa
place prépondérante au sein du port de Bayonne. Si l'on compte les
arrivées de ferrailles et les départs de billettes d'acier, on frise
le million de tonnes rien que pour ADA. Bien que les secteur des aciers
soit en pleine crise, ADA s'en tire plutôt
bien. Les ferrailles avec 615 092 tonnes ont baissé de 11% par
rapport à 2000. Une baisse sensible compensée allégrement par la
hausse des exportation de billettes d'acier qui atteint 333 561 tonnes +
34%. L'explication semble logique, une partie des billettes qui
circulaient en camion du port de Bayonne vers les laminoirs du pays
basque sud ont pris le chemin des mers pour aller terminer sur d'autres
sites industriels. Quoi qu'il en soit le site de ADA est bien le premier
pôle industriel du port de Bayonne, devant le Maïs. Là aussi les
chiffres sont impressionnants, 774 585 tonnes exportés par cargo des
silos portuaires. Une baisse légère de 1,8% mais un trafic qui reste
puissant et en devenir. Les hydrocarbures raffinés ont bien tenu le
coup en atteignant 571 916 tonnes, une augmentation de 6,5%. Le souffre
532 785 tonnes se porte bien avec +14%. Le
déclin de la production de ce produit, directement lié à l’épuisement
progressif du gisement de gaz de Lacq se fait sentir sur le souffre
solide, le liquide maintient encore de bons niveaux. Excellente année
pour les produits chimiques avec 511 396 tonnes en augmentation
de 14,7%, mais baisse des engrais de 12% avec juste 441 697 tonnes. Même
chose pour le pétrole brut qui perd 12% à 238 199 tonnes. Enfin
stabilité pour les "divers" qui représentent pour le port de
Bayonne 137 256 tonnes. On voit donc que le trafic portuaire bayonnais
qui doit se situer environ à la 10e place des ports français
est stable. Le port a testé en
2001 la nouvelle digue située à l'embouchure côté Anglet. Elle
permet un accès plus facile au port de Bayonne. La fosse de garde prévue
pour accueillir les sédiments qui ensablaient les passes joue son rôle,
ce qui permet une plus grande fenêtre pour les opérations de pilotage. José Arocena. |
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