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De plus en plus de récifs
artificiels dans les Landes.
La
physionomie du littoral landais évolue depuis deux ans même si ce n’est pas
visible à l’œil nu ! Par une quarantaine de mètres de fond, constitué
de sable du pays basque aux côtes girondines, des récifs artificiels font leur
apparition. C’est la volonté inébranlable de Gérard Fournau qui a permis
cette transformation des fonds marins. Président de l’association ALR
(Aquitaine Landes Récifs) créée en 1996, Gérard Fournau croit dur comme fer
à l’effet bénéfique des récifs sur l’écosystème, croyance renforcée
et confirmée par les observations in situ. Le premier largage de récifs, des
buses en béton a été réalisé durant l’été 1999 au large de Capbreton.
« Nous avons mouillé sur trois sites un peu plus de 820 tonnes mais la
technique utilisée n’a pas été bonne. Les buses n’étaient pas
suffisamment regroupées et se sont éparpillées perdant grande partie de leur
efficacité » reconnaît Gérard Fournau. Du coup au lieu de mouiller ces
récifs à l’aide de petits bateaux c’est le supply « Aquitaine
Explorer » qui est engagé pour l’opération qui a cours en ce moment
(fin aout début septembre). Prés de 1000 tonnes sur un site bien étudié, un
tas au centre et 6 autres autour. « Aquitaine explorer » mouille des
grappes de 6 tonnes liées par des câbles, « un posé précis grâce au
positionnement dynamique sur des hauteurs de 4 à 5 mètres, des empilements qui
seront plus stables et efficaces » espère Gérard Fournau. A chaque
voyage « Aquitaine Explorer » transporte 100 tonnes de béton, du béton
non armé afin d’éviter que la ferraille ne rouille et fasse éclater le béton.
« Pour nous c’est un travail comme un autre, en ce moment nous sommes en
attente que les essais reprennent au centre d’Essais des landes, Aquitaine
Explorer est à même de réaliser ce genre de missions » explique Eric
Pialés le Cdt. Des plongeurs vérifient le travail, et déjà le résultat
semble prometteur. Au bout de deux ans sur le premier site de nombreuses espèces
ont colonisé le secteur occupé par le récif qui vit bel et bien. Les tacots
qui sont arrivés les premiers ont laissé la place aux ombrines, mais aussi aux
Sars qui se nourrissent de moules et aux poulpes qui ont squatté les récifs.
La commission des cultures
marines a accordé la concession le 12 mai 1999 pour trois sites malgré le
manque de soutien du Comité Local des Pêches de Bayonne qui ne semble pas intéressé
par le projet bien que certains de ses membres fassent partie du comité de
pilotage de l’association (…). Le budget global s'élève a 3,5 MF, les 2 MF
de subventions ont permis de réaliser les deux premiers sites. L’Europe
(IFOP) subventionne à hauteur de 40%, 20% pour la région Aquitaine, autant
pour le département des Landes et 20 autres % pour le SIVU Port d’Albré,
Soustons et Vieux Boucau. La troisième et dernière tranche est prévue pour
l’été 2002, une belle réalisation pour cette association de bénévoles qui
se réjouit simplement du retour du poissons sur le littoral. Un autre projet
concernant des huîtres est à l’étude et un brevet pourrait être déposé.
Seul petit « hic », même s'il est interdit de pêcher sur les récifs,
des avis au navigateurs l’indiquent, les abords sont fréquentés par quelques
marins professionnels peu scrupuleux ce qui exaspère les autres pêcheurs, ceux
qui respectent la réglementation. Des trémails ont été retrouvés accrochés
sur le récif, l’abondance de poisson dans ce périmètre attire les
convoitises !
José Arocena.
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