27.10.2001

Bolincheurs espagnols condamnés à de la prison avec sursis.



Affaire "Laetitia": prison avec sursis contre des pêcheurs basques espagnols.

Le tribunal correctionnel de Bayonne a condamné mardi 27 novembre 9 des 10 patrons de pêche espagnols à des peines de 2 à 3 ans de prison et des amendes de 20 à 30.000 F. La condamnation concerne les violences et exactions commises à l'encontre des pêcheurs français le 18 avril 1994 dans les eaux communautaires sous juridiction française. Contrairement au jour du procès ou les pêcheurs basques étaient venus en force, aucun d'entre eux n'était présent à l'audience pour prendre connaissance du jugement. 

Le tribunal a commencé par annoncer la relaxe de Olascoaga Iribar Mario l'un des patrons incriminés, au bénéfice du doute. Deux autres pêcheurs, Aguirre Alcain Eugenio et Larranaga Ugartemendia Pedro José ont été condamnés pour complicité à deux ans de prison avec sursis et à 20.000 Francs d'amende. 

Les 7 autres patrons Arrillaga de la Hoz Alejandro, Arregui Aranguren Jose Antonio, Irigoyen Burgana José Maria, Manterola Azpiroz Santiago, Baqueriza Iturriza José Antonio, Arrillaga Isaga Jose Ignacio et Emazabal Zabala Antonio ont été condamnés chacun à 3 ans de prison avec sursis et à 30.000 Francs d'amende. Maître Eric Decléty défendant les intérêts des parties civiles a eu gain de cause et pourra si besoin est, se retourner contre les espagnols. Les patrons des chalutiers victimes des bolincheurs, pourront les attaquer en justice dans le cas ou la société d'assurances PFA gagnerait en appel. PFA avait été condamnée il y à 1 an a verser près de 4MF aux armateurs des pélagiques en remboursement des frais causés par les espagnols. PFA estime qu'ils n'avaient pas a payer, invoquant que les français pêchaient en période interdite, du coup elle a interjeté appel.
Dans l'hypothèse d'un retournement de tendance en appel, ce seraient les espagnols qui devraient répondre face aux tribunaux français. Pour Philippe Fautous Pdt du CRPM d'Aquitaine "la condamnation des espagnols est normale, c'est le minimum à que l'on pouvait attendre après un tel acte de piraterie. Notre préjudice moral et financier est énorme, c'est le minimum que la justice pouvait faire". Reste que Maître Tournaire qui assurait la défense des bolincheurs n'exclut pas de faire appel du jugement de Bayonne. "Si c'est une condamnation symbolique on en restera là, si c'est lourd on fera probablement appel" indiquait l'avocat à l'ouverture de l'audience. Ce dernier doit maintenant consulter les armateurs pour décider d'en rester là ou aller en appel.

José Arocena


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