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José Arocena.
L'année 2001 devait déterminer
la viabilité de la caisse Aquitaine du Crédit Maritime Mutuel. Après des années
pour le moins fragiles avec des créances douteuses nombreuses, le couperet est
tombé, la fusion avec la caisse de Charentes Maritimes a été acté par la
société centrale le 26 septembre dernier. Officiellement c'est le conseil
d'administration d'Aquitaine qui a "décidé". En réalité il n'avait
pas le choix et répondait aux injonctions de la société centrale. Localement
au Pays basque les salariés sont inquiets et se souviennent que lors de la
fusion entre le Pays basque et le bassin d'Arcachon, le regroupement de certains
services avaient abouti a des licenciements de fait, les salariés refusant
d'aller travailler à 200 km de chez eux. "Cette fois-ci on va nous
demander d'aller à La Rochelle à 400 km?" se demande la CFDT. Pour
sa part Xavier Engels le directeur de la caisse d'Aquitaine et secrétaire général
de la caisse Centrale tente de rassurer, "au niveau local cela ne changera
rien du tout! Juridiquement la caisse d'Aquitaine va changer de nom, elle aura
aussi une délégation plus élevée, aujourd'hui on a quelques millions de
Francs de délégation au conseil d'administration, demain ce sera multiplié
par trois ou quatre." Le directeur local est persuadé que c'est un plus
pour sa caisse. "C'est la caisse d'Aquitaine qui est absorbée par la
caisse du littoral charentais dont le siège social se trouve à La Rochelle. On
a considéré qu'il serait tout de même préférable pour optimiser le développement
de notre caisse dans la région d'avoir des fonds propres beaucoup plus
importants". Du coup ces fonds propres sont presque multipliés par 5 et
passent de 50 à 230 MF. C'est l'outil de développement qui a été déterminant
au regard de la nouvelle structure financière ainsi créée. "La structure
financière était un peu fragile, si l'on veut se développer de manière
importante, si l'on veut rester ouverts 7 jours sur 7 si l'on vaut pouvoir être
contactes téléphoniquement 24h sur 24 etc.. il nous faut des moyens et pour
assumer ces moyens là il faut des fonds propres." Le conseil
d'administration a posé des conditions pour que la fusion soit possible,
notamment le maintien réel de l'emploi et la parité de représentation au
futur C.A. Sur le premier point il n'y aura pas de licenciements mais des
mesures d'accompagnement en matière de formation pour que "le salarié
reste dans la région". Sur la parité rien de moins évident, on comprend
que la caisse qui absorbe entende garder la mainmise sur le CA. Sur ce point
c'est la langue de bois. "je ne peux pas vous dire aujourd'hui qu'il y aura
parité mais c'est une des conditions de la fusion. Nous sommes dans un monde
mutualiste et il y aura un terrain d'entente entre les deux conseils mais on ne
va pas faire une guerre nucléaire pour cela" estime Xavier Engels.
Reste que l'équilibre entre le bassin d'Arcachon et le Pays basque est
compromis ce qui n'est pas pour calmer les choses. La
nouvelle caisse qui devrait probablement s'appeler "Caisse Atlantique
Sud" aura des atouts non négligeables comme 35 points de vente et 180
collaborateurs. La fusion sera effective le premier janvier 2002.
J.A |