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Mal connu en Méditerranée et trop peu utilisé, le FAF pêche est compétent sur tout le littoral français en matière de formation continue, pour toutes les exploitations quelque soit le nombre de salariés.
Il offre de nombreuses possibilités financières : prise en charge des frais pédagogiques restant à la charge des stagiaires, indemnités kilométriques, remboursement des frais d’hébergement, ainsi que des « bourses de stage » en complément de rémunération dans le cadre de stages particulièrement longs. C’est donc pour présenter ces prestations, et aussi motiver les cotisations patronales, que Marie-Christine Hervouet-Dion était dans les locaux du Comité régional des pêches à Sète le 29 janvier.
L’éventail des formations est large, tant pour les entreprises de pêche que de conchyliculture : développement des brevets, formation à la sécurité, installation des jeunes, gestion de l’entreprise, langues étrangères…. Un schéma qui peut encore s’étoffer de souhaits spécifiques venant des professionnels.
Le CIN par exemple : même s’il est un certificat d’accès à la profession (ne relevant pas de la formation continue), il peut ponctuellement être pris en charge dans les ports où existent des problèmes de recrutement. Les demandes individuelles sont étudiées au cas par cas, et « on essaye de répondre très vite, dans les trois semaines, voire moins s’il y a urgence, avec un seul formulaire très simple à remplir » assure Marie-Christine Hervouet-Dion.
Mais ces aides à la formation ne sont accessibles qu’aux entreprises qui cotisent, et à leurs salariés. En 2002, les montants récoltés pour la Méditerranée sont faibles : seuls 1500€ ont été collectés, « soit l’équivalent de 9 chalutiers », détaille Amélie Delamarre, chargée des gens de mer aux Affaires maritimes de Sète.
Pourtant, un bon taux de cotisation pourrait faire pression sur les financeurs pour ouvrir plus de places dans les formations.* « Au-delà de l’obligation de cotisation pour les professionnels, il est important que les cotisations soient correctement versées et dans les bonnes caisses » explique Marie-Christine Dion. Ainsi, rien que pour les travailleurs indépendants, 300 000€ sont en attente à l’AGEFIS pour être identifiés « mer » et être réinjectés vers le secteur marin.
Pour l’instant, la multiplicité des interlocuteurs ne favorise pas la levée des prélèvements, mais le FAF pêches a comme ambition de devenir le « guichet unique » de la profession. Il travaille en collaboration avec les comités locaux et régionaux, le lycée de la mer et la section régionale conchylicole. Des brochures d’informations sont disponibles.
Hélène Sheffer
* Le taux d’imposition varie avec la taille de l’exploitation, selon un taux national appliqué à la masse salariale de l’entreprise sur la base du salaire forfaitaire. Les cotisations sont collectées en fonction l’activité dominante : CMAF (inscrits ENIM), MSA (conchyliculture), URSAFF (travailleurs indépendants). Règlements obligatoires : fin février (28 février 2003).
Fonds d’assurance formation à la pêche et cultures marines.
Criée – bureau 10 – BP 127
29 181 Concarneau cedex
tel : 02 98 97 19 57
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