Les pêcheurs du pays basque, plus particulièrement de Ciboure sont mis à l’honneur dans une exposition qui leur est consacrée par Daniel et Christian Vélez,
père et fils, qui ont voulu profiter de la prochaine démolition des dernières usines de conserveries de poisson pour investir les lieux.
Une exposition pleine de sensibilité qui recueille l’assentiment d’un très large public qui a commencé à franchir de nouveau les portes des usines, fermées depuis
des années.
L’exposition propose une cinquantaine de photos noir et blanc recouvrant 50 années de vie portuaire et de labeur au sein des usines.

Une ambiance d’antan qui tranche avec les œuvres du fils Vélez, Christian, qui lui, expose dans les mêmes lieux, des tableaux numériques de grande taille
reproduisant des objets des usines, aujourd’hui abandonnées et demain détruites.
Le complément des deux techniques presque antagonistes, la photo Noir et Blanc et l’image numérique scannée, donne a cette exposition un charme particulier
d’autant que Daniel Vélez, aujourd’hui retraité du photo journalisme, a tenu à utiliser les fragments encore existant des usines de poisson pour encadrer les photos.
Ce sont des cadres en bois servant à contenir les caisses de poissons qui se retrouvent accrochés au mur de la coopérative Itsasokoa au bord de la Nivelle jusqu’au
milieu du mois de février, avant que les bulldozers n’entrent en jeu pour effacer ce pan de l’histoire maritime basque.
José Arocena.