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COFEP à Madrid, les
français mécontents de leur direction des pêches.
Les
représentants français de la filière n'ont pas le sentiment d'avoir
été soutenus comme ils
l'attendaient par leur propre direction des pêches à l'occasion du
COFEP tenu à Madrid mardi. "C'est comme d'habitude, notre
direction des pêches nous interdit d'argumenter en faveur des français,
ils vont laisser les espagnols venir chez nous en automne capturer
l'anchois alors que nous avons des arguments juridiques à leur
opposer" fustige Joseph Blancho de la CFDT. Un sentiment de colère
d'autant plus vif que les espagnols deviennent de plus en plus gourmands
et demandent chaque fois plus dans le calcul d'échange de quotas
d'anchois; "Ils veulent mélanger les dossiers d'anchois et de thon
pour tirer un plus gros parti des 9000 tonnes qu'ils vont nous échanger.
Non seulement l'Espagne est gagnante avec le merlu qu'elle récupère,
mais les basques veulent interdire toute reconversion des fileyeurs français.
Ils veulent contrôler notre flottille et interdire la pêche au thon à
la senne, c'est simple ils veulent rester seuls dans la pêcherie".
Joseph Blancho pense comme ses collègues vendéens que le problème
avance des techniques n'est qu'un prétexte et que les espagnols sont en
passe d'éliminer la flottille française pour se retrouver seuls sur le
marché. Reste que les professionnels n'ont pas apprécié l'attitude du
directeur des pêches accusé de faire le jeu des espagnols. "Nous
avons menacé de ne pas arrêter la pêcherie d'anchois au printemps si
l'attitude de la direction des pêches ne change pas radicalement d'ici
au premier mars prochain, date de la prochaine réunion du COFEP à
Paris".
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