25.06.2001.

La CFDT demande la désobéissance nationale des O.P

Le syndicat des marins de la côte basque pousse un coup de gueule suite aux derniers plans de renouvellement et de restauration de la ressource en dénonçant l'attitude des pêcheurs espagnols qui ne jouent pas le jeu. "Je suis d'accord pour que nous, pêcheurs français, fassions des efforts à condition que tous fassent de même, ce qui n'est pas le cas avec les espagnols" affirme Ramuntxo Iturrioz le Président du syndicat des marins CFDT de la côte basque qui avance une idée originale. "Nous allons demander aux comités locaux et OP du littoral de mettre en place une opération de désobéissance nationale pour montrer que nous sommes décidés à réagir". Pour le représentant de la CFDT, syndicat fortement majoritaire au pays basque, "le merluchon que je protège est pêché par les espagnols ce qui ne sert à rien pour la restauration de la ressource. Le quota espagnol de merlu divisé par le nombre de chalutiers prouve que les bateaux ne sont pas rentables. Pourtant ils construisent des chalutiers neufs car leur économie est basée sur le non respect des quotas." Ramuntxo Iturrioz estime que le quota espagnol est un quota politique et que personne n'ose intervenir malgré l'évidence de la fraude. "Ils ont en moyenne un quota de 30 tonnes de merlu pour l'année, en quelques jours ils ont pêché ce à quoi ils avaient droit. Depuis lors ils déclarent débarquer de la sardine, du chinchard, n'importe quoi sauf du merlu. Nous savons avec précision qu'ils fraudent, on l'a constaté de visu mais personne ne réagit". Le coup de gueule des pêcheurs luziens est conforté par les informations selon les quelles il serait difficile politiquement de faire appliquer certains contrôles "avant les élections régionales du pays basque" dans un premiers temps. Ces élections ont eu lieu "qu'attend-on maintenant" se demande le pdt du syndicat qui veut rester positif. "Si tous respectent les règles, la ressource va se récupérer et les prix vont augmenter, l'Espagne a mis en place un lobbying puissant à Bruxelles, ce qui nous inquiète.

José Arocena.

 


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