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José Arocena.
Tension au port de La Rochelle (Charente
maritime) ou le port de pêche est occupé depuis mardi matin (30.10.2001) par
une vingtaine de chalutiers français venus du port de Saint Gilles croix de Vie
(Vendée) pour empêcher que la flottille des bateaux de pêche bolincheurs
basques espagnols ne vienne décharger l'anchois.
Vers 14h30, une délégation menée par Esteban
Olaizola président des cofradias de pêcheurs basques espagnols de Gipuzkoa rencontre les
responsables des pêcheurs français qui organisent le blocus. Ces derniers
refusent que les espagnols débarquent l'anchois dans leur port argumentant une
concurrence insupportable. "On ne peut pas céder, il y a de la place
pour tout le monde mais pas tous ensemble. La pêche basque espagnole c'est 270
bateaux et si on les laisse s'installer sur la campagne d'automne ils écrouleront
le marché" a indiqué surplace Jean Marc Rio le président des pêcheurs
du port de La Turbale. Le conflit repose sur une interprétation de l'accord
franco espagnol de 1992 dit accord "Josselin". L'accord prévoyait un
échange de quotas entre les deux pays à condition que les chalutiers français
ne pêchent pas l'anchois du 20 mars au 31 mai. Les français estiment que cet
accord prévoyait implicitement qu'en contrepartie les espagnols ne pêcheraient
pas l'anchois en automne. En revanche cette disposition n'apparaît nullement
dans l'accord, les espagnols ne pêchant pas par tradition en automne. Le
changement d'orientation des pêcheurs espagnols qui viennent de décider de
poursuivre la campagne d'anchois après avoir terminé avec celle du thon germon
a changé la donne. Esteban Olaizola, a déclaré qu'il était "ahuri
par l'attitude inacceptable des français" et persiste dans sa volonté
d'aller décharger en France comme l'autorisent les textes communautaires.
"Nous utilisons uniquement l'infrastructure portuaire, payons les taxes
et rapatrions le poissons vers chez nous, c'est tout". L'attitude de la
flottille des chalutiers pélagiques français est pour Olaizola "une
menace contre nos marins. Nous continuerons à pêcher car nous avons des quotas".
Côté français on met en doute que les pêcheurs espagnols disposent encore de
droits de pêche, "ils ont depuis longtemps dépassé leurs quotas mais
continuent à travailler, ils ne déclarent que ce qu'ils veulent car rien n'est
transparent dans leur méthodes de commercialisation" estiment les
responsables de Saint gilles Croix de Vie qui demandent que les captures des
espagnols soient vendues sous criée ce que refusent ces derniers. Légalement
tant que Bruxelles n'aura pas indiqué que les quotas des espagnols est atteint,
ces derniers sont en droit de poursuivre leur pêche.
15 autres bateaux qui n'ont rien à voir avec la
pêcherie d'anchois ont pris la mer en début d'après midi du port de l'île
d'Yeu pour prêter main forte aux chalutiers qui bloquent le port de La
Rochelle. Les 15 bateaux de l'île d'Yeu ont des griefs contre l'Espagne, c'est
à la demande des espagnols que la commission européenne à interdit l'usage
des filets maillants dérivants pour la pêche au thon à partir de 2002. La
flottille espagnole devrait atteindre le port de La Rochelle dans la soirée.
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