Date:25.11.2002.

Le SNFPM-CGT-Agéma dissous à Dinard

La CGT-Mer à même de défendre les personnels de l’enseignement maritime.

Le SNFPM (Syndicat national de la formation professionnelle maritime)-CGT-Agéma qui a vu son effectif passer de 100 adhérents à 160 en 4 ans a été dissous, ce samedi 23 novembre 2002, à Dinard, lors de l’assemblée générale.

Après avoir présenté les bilans, les disponibilités, soit 19 773 €, ont été partagés (50-50) entre la Fédération des Marins, représentée par Yves Hellegouach et la CGT-Mer qui prend le relais pour la défense des personnels (intégrés et non intégrés dans la Fonction publique) de l’Enseignement maritime (formations initiales et continues).



A noter qu’après avoir réservé une somme qu’il reste à fixer pour les actions de justice en cours, à une grande majorité un don de 300 € a été décidé en faveur de la SNSM.
Le passage sous statut public des titulaires Agéma s’est relativement bien passé malgré un flottement dans le paiement au passage des relais. Il reste que les enseignants ne trouvent pas réellement leur compte et réclament le paiement de leurs heures supplémentaires et primes ISOE.
Seulement, une nouvelle donne est apparue avec le changement de statut.
Toutes les décisions sont dorénavant soumises aux différents comités techniques, inconnus des personnels, même après un an de pratique publique.

Le passage, la semaine dernière, dans tous les lycées de Bretagne, de Richard Vincent, André Godec et Yannick Trimaud, respectivement secrétaire général, secrétaire général adjoint et délégué au Syndicat national des personnels de l’administration de la mer-CGT a permis d’établir un état qui n’est pas des plus mirobolants et les pousse à remonter les informations jusqu’au ministère des transports, ministère de tutelle, autorité d’emploi de tous les personnels même si enseignants, conseillers principaux d’éducation et d’autres personnels sont passés à l’agriculture, ministère pour lequel ils sont détachés.

Certains d’entre eux ont adhéré au SNETAP-FSU croyant bien faire. «Pour qu’un syndicat puisse représenter une base syndicale, il faut qu’il ait une base juridique qui lui donne le pouvoir de négocier avec l’autorité d’emploi. Et ce n’est pas le cas pour le SNETAP-FSU», insiste Richard Vincent.
Et la CGT-Mer est majoritaire dans les comités techniques paritaires (régional, central et ministériel). «Mais le glissement vers la CGT-Mer peut toujours se faire pour une intégration complète et parfaite», indique André Godec.

Avec la CGT-Agriculture c’est différent, des passerelles existant entre la mer et l’agriculture.
Les élections aux CAP (Commissions administratives paritaires) au sein desquelles peut s’intégrer le SNETAP-FSU auront lieu en 2003.
Les adhérents du SNETAP, anciens militants de la CGT ont donc découvert un aspect important qu’il ne soupçonne pas. Des contacts vont être établis ces jours-ci afin d’éclaircir ce point. Ce qui fait dire à Raymond Bozier que la rencontre avec les syndicats CGT-Mer et CGT-agriculture auraient dû avoir lieu il y a 2 ans. L’unité aurait alors primé. Précarité, revendications et grève le 17 décembre dans les lycées maritimes.

Lors de l’assemblée générale du SNFPM-CGT-Agéma, réunion au cours de laquelle l’ancien syndicat des personnels des lycées professionnels maritimes a été dissout, il a bien évidemment été question de la situation scabreuse dans laquelle se trouvent les agents en situation précaire. Une grève nationale est prévue le 17 décembre.

En effet, le passage au statut public a laissé, à l’heure actuelle, entre 110 à 130 personnes sur le quai. Il s’agit de membres du personnel, de formations initiales et continues qui se trouvent sous contrats Agéma (CES, CEC, CDD et même CDI) ou contractuels d’Etat (CDD) ainsi que des vacataires et des emplois jeunes, qui ne savent pas réellement quel sort leur est réservé. «C’est extrêmement inquiétant. C’est un dossier sur lequel on doit se mobiliser. Il y a un sentiment d’abandon du côté des précaires», souligne Raymond Bozier, ancien secrétaire national CGT-Agéma, qui poursuit: «L’ARTT, ça aussi c’est un vrai scandale. Après plusieurs reports afin de relancer les négociations, rien n’est fait… Les obligations de service personne ne les connaît…»

Entre la Loi Sapin aux décrets non signés et la Loi de modernisation sociale remise en cause par l’Etat, il va falloir une réelle volonté politique et une forte mobilisation de la part des personnels des lycées pour l’intégration des précaires. «Il est indispensable de se reconstituer en délégation dans les écoles», souligne André Godec, CGT-Mer.
Il reste à l’ensemble des personnels des formations professionnelles maritimes (initiales et continues) à se mobiliser, ceci afin d’appuyer le nouveau syndicat dans sa démarche, à savoir faire appliquer, d’ici la fin de l’année 2002, la loi du 31 décembre 1999 qui a prévu l’intégration de tous les personnels titulaires et contractuels.

«Lorsque l’on sait que l’Agéma, qui devait cesser d’exister en juin 2002, dans le cadre du passage au statut public, se poursuit jusqu’en décembre 2003 et qu’une élection est prévue à la fin de ce mois pour instituer un nouveau comité d’entreprise, nous avons, les précaires, de quoi être inquiets. Tout ceci sent le plan social», indiquent des militants CGT.

Le 17 décembre la CTPC se réunit donc à Paris.
Par une majorité importante des militants présents, la décision d’une grève pour ce jour-là a été décidée.
Sont également concernés par ce mouvement tous ceux qui ont des revendications dans le cadre de leurs fonctions. «A ce moment donné, il faut être efficace dans les actions à mener», précise André Godec.

Belz, le 24/11/2002
Pour les représentants syndicaux de l’ex-CGT Agéma et la CGT-Mer Mariette HUIDO


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