Après 11 jours de grève qui a paralysé l'activité de ADA (Aciérie de l'Atlantique) le travail a repris samedi 4 septembre sur la plus importante entreprise du port de Bayonne. Les employés réclamaient une révision de la grille des qualifications et des salaires et se trouvaient en pleine négociation avec la direction lorsqu'ils ont décidé de couper court aux discussions et d'entamer un mouvement de grève illimité. Dans un premier temps c'est l'accès à tout un secteur portuaire qui a été bloqué par les grévistes malgré les protestations des usagers des quais. Remorqueurs, lamaneurs et pilotage ont subi des pertes sensibles durant le conflit, de nombreux navires ont été déroutés vers les ports espagnols de Pasajes et de Bilbao, d'autres cargos ont du attendre au large de pouvoir rentrer décharger la ferraille destinée à l'aciérie. C'est finalement une décision de justice qui a contribué à débloquer le site, le tribunal de Bayonne a condamné à 100.000F (cent mille francs) d'amende toute personne qui bloquerait l'accès à la zone portuaire. Reste que le conflit est latent même si le travail a repris. Le responsable de ADA, entreprise à capitaux basques espagnols qui pèse 1 millions de tonnes, a rapporté l'intention des actionnaires qui envisageaient la fermeture du site si de tels mouvements devaient se poursuivre. Ces derniers veulent éviter à tout prix de revivre l'expérience d'octobre 1997. Le premier mouvement social de l'aciérie avait duré 30 jours et provoqué des pertes lourdes pour les patrons espagnols mais aussi pour les acteurs portuaires de Bayonne.
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