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Ecologie active sur AMUITZ.

date - 25/10/2006

Ou comment consommer moins tout en conservant un certain confort.

Lorsque nous avons commencé à naviguer sur des croiseurs, nous avions une simple vieille batterie de voiture que nous rechargions à terre et qui ne servait qu’à l’éclairage des feux obligatoires, rouge, vert et blanc.

Nous n’avions pas de moteur fixe, un simple hors bord qui était toujours en panne (seagull) et une excellente godille qui fonctionnait toujours et souvent. Autant dire que la consommation d’énergie électrique et fossile était des plus réduites.

L’éclairage consommait un peu de pétrole, la radio-goniométrie un peu de piles et si l’on ajoute les réceptions des bulletins de météo, toujours par radio-transistor, le reste ne consommait pas d’énergie.

Depuis il est passé de l’eau sous les ponts, (on vieillit :=) les tables à cartes sont devenues de véritables cockpits de navigation avec radar,

transpondeur, sondeur, centrale de navigation, vent, direction, vitesse, GPS, Navtex, ordinateur, traceur de cartes, Hifi, télévision, vidéo, photo numérique, radio éméteur récepteur, VHF, Iridium, Pactor, disques durs externes, pilote automatique, contrôleur de charge et j’en oublie.

La cuisine et les autres éviers sont équipés d’eau froide et chaude sous pression, des pompes fournissent l’eau à profusion. L’éclairage du bord est pléthorique et quand on ne trouve pas une hotte aspirante, c’est un aspirateur qui prend le relais.

Vous aurez remarqué que je suis resté modeste et mis de côté les enrouleurs et autres winchs électriques sans parler des WC...

C’est le progrès, me direz-vous ? Certes, je veux bien.

Pour autant faut-il devenir esclave de notre consommation en énergie au point de se retrouver « en panne » sans pouvoir aller en mer lorsque le groupe électrogène a décidé de ne point démarrer !

Sur Amuitz notre sextant est dans sa boite et la godille ne fait plus les jolis « huit » qui filaient lentement sur l’arrière. Nous avons décidé de trouver le bon compromis, celui qui nous permet de bénéficier du « progrès » et des innovations tout en étant presque autonomes.

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Parc à batteries

1) Nous avons doublé l’arrivée d’eau par des pompes à pied qui sont en service en mer. Les pompes électriques ne fonctionnant qu’au port. On économise pas mal d’ampères et surtout beaucoup d’eau…

2) L’ordinateur est du type 12V (13,8V) alimenté directement par les batteries de servitude. Sans ventilateur de refroidissement et avec l’écran plat alimenté à part pour pouvoir l’éteindre des que l’on n’est plus à la table à cartes.

3) Nous avons installé en tête de mât un éclairage global à leds qui économise beaucoup de jus, tant en navigation qu’au mouillage.

4) Même chose à l’intérieur, minimisé l’éclairage, leds et halogènes de 10 watts.

5) Mise en place d’un parc à batteries de servitude de 500 ampères.

6) Multiplication des sources de charge possible pour les batteries :

- a : Moteur de propulsion avec alternateur de 80 A/h.
- b : Chargeur de quai 40 a/h
- c : Hydrogénérateur utilisé en navigations longues entre 5 et 8 a/h

- d : Eolienne puissante « kiss » entre 5 et 25 a/h
- e : Panneaux solaires 3 de 50 watts (il en faudrait le double…)

A force de petits trucs, on arrive à baisser la consommation et à éviter pour le moment l’utilisation d’un groupe électrogène.

Un pulvérisateur de jardin nous permet des rinçages de douches en économisant beaucoup d’eau et deux rames dans l’annexe nous propulsent à terre des que celle-ci n’est pas trop éloignée.

José Arocena.

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