| Apprécier les actions
Nos Voisins du Sud, mobilisés pour la qualité de l’eau
Il y a 10 ans, les journaux français titraient régulièrement : “ces déchets venus d’ailleurs”, “nos voisins polluent
nos côtes” Les experts reconnaissent qu’un travail important d’assainissement a été fait par la
Communauté autonome Basque et les Députations de Guipuzcoa et Biscaye. Les décharges sauvages
déployées tout au long de la côte Cantabrique jusqu’à la Galice n’existent
pratiquement plus (cf. rapport de Surfrider Foundation).
La zone Txingudi, Irun-Behobia-Fontarrabie, a réalisé le raccordement des eaux
usées et est en train de construire une grande station d’épuration au pied du
Jaizkibel, qui sera en fonction pour 2004. La grande zone Pasajes-Donosti
(San Sebastian) a aussi son collecteur d’eaux usées avec un émissaire
à la mer et une Station d’Épuration, San Marcos, en fonction pour 2004. À ce jour, tout
se déverse dans la baie ou en mer.
Sont actuellement en marche, les Stations d’Épuration de Zarautz,
Deba, Motrico, Lekeito, Ea, Elanchobe, Gernika, Bakio, et la méga-station
de la zone de Bilbao, Galindo (Baracaldo). Selon les responsables de l’environnement : la Biscaye assure 90%
du traitement des eaux usées, Guipuzcoa 30% en 2001, 80% pour 2006.
On aperçoit désormais un ou autre poisson sur le Nervion, rivière de Bilbao entourée d’une population de
1 million d’habitants, chargée d’une longue histoire de contamination industrielle, actuellement en voie d’assainissement: 300.000 m3 de lindane, rejetés sauvagement par un siècle d’activité économique vont être
stockés dans les mois à venir. Bien sûr il reste beaucoup à faire pour retrouver le temps des “anguleros
del Nervion”, le temps de la pibale!
Le Deba et l’Urumea qui pendant des années ont charrié des résidus industriels ont subi une réelle cure d’épuration.
En 20 ans, des ouvrages importants ont été réalisés sur ce cours d’eau se
jetant à Donosti : la papeterie qui rejetait massivement de l’acide sulfurique a été fermée; un collecteur d’eaux usées a été construit
le long du cours d’eau, un plan de repeuplement de saumon a été mis en place. En 1996, 82 saumons de
remontée ont été contrôlés sur l’Urumea. 1940 : date du dernier saumon pêché sur l’Urumea.
L’Association de Pêche de la Bidasoa a dénombré 397 saumons de remontée en 94 pour 137 saumons de
remontée en 2000 (38 pêchés). Au début du siècle, il se pêchait 1000 à 1500 saumons par an, 200-400 dans
les années 40. Les saumons de la Bidasoa ne sont pas mieux lotis que ceux de Bayonne, ils doivent faire face
aux conséquences des activités industrielles de Lesaca et Vera, au nombre insuffisant de stations d’épuration
dans la partie navarraise, aux décharges…
Le groupe de recherche AZTI/ZIO (gouvernement basque) et IFREMER (gouvernement français) collaborent
étroitement depuis une vingtaine d’années particulièrement sur le dossier “anchois”.
Suite
|